un blablacar de Saint-Sébastien à Bilbao, elle roule tendue, une colère rentrée, les yeux fixés sur la route, quarante-et-un ans disait l’annonce, là-bas à Bilbao un cours groupe de Capoeira, Les enfants, j’en peux plus, c’est horrible, t’as pas idée, j’ai fait ma part un garçon et une fille, douze et quatorze ans, obligée de me je me taire tout le temps, elle fait le geste de se bâillonner, mais j’ai un cahier et je note tout, pour leurs dix-huit ans, s’ils ont besoin de moi je ferai ce qu’il faut mais je les pousserai vers la sortie, tellement hâte, tout à l’heure, avant de partir le petit au foot, bien sûr ses affaires n’étaient pas prêtes, il a fallu l’aider et l’accompagner, l’autre à la danse, là c’est mon tour, je respire, elle se détend peu à peu, demain je les accompagne à Madrid pour Noël, une semaine, j’aime autant ne pas y être, ça tombe bien je travaille, mes sœurs n’ont pas d’enfants, elles savent pas ce que c’est, elles les attendent comme de petits dieux, ils en font ce qu’ils veulent. elles voient même pas qu’ils ont grandi, prévoient des activités, ils n’en veulent pas, c’est simple, ils veulent rien, puis elles m’appellent pour que j’arbitre, je mettrai mon téléphone en mode avion
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