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jeudi 2 avril 2026

Madrid, il fait beau,

 

17 mars, 16h30



penser à sortir les chiens 


et faire un tour au parc del Retiro

mardi 31 mars 2026

passerelle de Jurançon


 une épaisseur de nuages, une échancrure de bleu, le ciel se fait vaste et profond au-dessus du gave, deux hommes pêchent un peu plus loin sur la droite, premières gouttes, pas de vieux os pour l’un, il replie déjà sa canne 

lundi 30 mars 2026

ombre et lumière (15)


Bizanos, château de Franqueville, 20 mars, 10h1/4

dimanche 29 mars 2026

Lu et vu (182)

 Lu 

Petite sale de Louise Mey

Nord Sentinelle de Jérôme Ferrari 

Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin

Zurbarán texte de Cees Nooteboom 

Nature morte au verre d'eau et à la rose

vers 1630, 21,2 * 30,1 cm

Londres, The National Gallery

Vu

Orwell 2+2 = 5 de Raoul Peck

Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis

Le Miroir aux alouettes de Ján Kadár et Elmar Klos

samedi 28 mars 2026

Par les sous-bois (19)

 

un chien et son maître 

vendredi 27 mars 2026

dans la ville

 

Madrid 17 mars 10h1/4

ses talons claquent sur le pavé, silhouette longiligne, toute de noir vêtue, du cuir, une casquette crânement posée sur sa chevelure, elle a travaillé son apparence, on se retourne sur elle,

sur le trottoir d’en face, allongée sur des cartons, enfouie sous des couvertures, elle dort, on ne se retourne pas sur elle, une femme aussi

jeudi 26 mars 2026

Petites choses (144) qui réchauffent le cœur

 

Madrid, Lavapiés, 18 mars, 10 h

des reflets dans une vitrine, un bout de ciel, à tire d’aile des mobiles livres s’envolent à l’assaut des nuages

mercredi 25 mars 2026

Conversation (59) entre amies

cinq six autour d’une table, les angoisses liées à l’actualité, ce qui rampe autour de soi. puis l’une Moi, ça m’est égal, j’ai la  double nationalité Son amie, elle sourit Oui mais toi tu es noire L’autre Oui, mais moi je peux partir La première avec douceur comme si elle s’adressait à une enfant récalcitrante Oui, mais t’es noire, un temps, est-ce drôle, légère hésitation, flottement, on rit

mardi 24 mars 2026

le lendemain, d’autres arbres à fleurs roses et blanches

 


il vient à votre rencontre Vous regardez quoi, vous voulez acheter la maison, ah ! les arbres, des merisiers, oui, les roses aussi, ça donne de petits fruits, comment c’est venu. je sais pas moi et soudain fulminant, de toute façon, il faut tous les arracher, vous voyez pas qu’ils sont malades ou quoi, ils veulent pas qu’on y touche, que c’est joli, que c’est l’identité de la rue, des mots comme ça,

tenez, de l’autre côté, visez-moi ça là crevé, un haussement d’épaules exaspéré, il tourne les talons

lundi 23 mars 2026

Petites choses (143) qui réchauffent le cœur


Quand un arbre décoratif  étreint un jeune cerisier. 

Avec une pensée pour la fin de Philémon et Baucis

Wikipédia : pour les récompenser de leur hospitalité, Zeus et Hermès leur demandent d'aller sur une montagne et les préservent d'un déluge dont ils inondent la contrée, punissant ainsi ses habitants inhospitaliers. Ils changent leur cabane en temple. Philémon et Baucis émettent le souhait d'en être les gardiens et de ne pas être séparés dans la mort. Zeus les exauce : ils vivent ainsi dans le temple jusqu'à leur ultime vieillesse et, à leur mort, ils sont changés en arbres qui mêlent leur feuillage, Philémon en chêne et Baucis en tilleul.



dimanche 22 mars 2026

Lu et vu (181)

 Lu

Le jeu de la dame de Walter Travis

L’autre fille d’Annie Ernaux

Le grand fleuve Amour de Leta Semadeni

   Avant de sortir de chez Olga, Elsa se regarda rapidement dans le miroir. C'est pénible de se voir flétrir, dit-elle. Le corps exige de plus en plus d'attention. L'enveloppe se dessèche, la carcasse devient branlante et la chair flasque.

   Elle se remit du rouge à lèvres et essaya de choper une mouche qui était sur le bord du miroir.

   Comment une mouche vit-elle l'écoulement de son temps ? demanda-t-elle à Olga. Les ravages du corps étaient-ils moins perceptibles quand on était une mouche et que le temps était si limité ? (p 165)


Vu 


Conférence 


Gilles Clément Le brassage planétaire 



Spectacle


La malquerida de Jacinto Benavente mis en scène par Natalia Menéndez 


A Tire d’Elles -L’art d’accommoder les restes de la compagnie Rocking Chair Théâtre (marionnettes)


Madrid expositions 


au Reina Sofía


Máscara y compás de Maruja Mallo (rétrospective)


ese barco en la montaña de Juan Uslé (rétrospective)


1986 Ce bateau dans la montagne 
Huile, vinyle, dispersion et pigment sec sur toile
   

"La première chose que j'ai faite avant de prétendre faire quelque chose de nouveau, dans ce contexte totalement inconnu pour nous, a été d'essayer de me répéter, presque de me cloner en essayant de peindre à nouveau 1960. Sans m'en rendre compte, cette version est devenue une nouvelle image de la précédente, faite de l'autre côté. Le bateau, en sécurité, était toujours perché sur la montagne, mais dans cette deuxième version, il ne continuait pas vers la terre, mais était le centre d'une île. Je m'accrochais à ma dernière image alors que le bateau s'accrochait à la terre. Kevin Power, "Conversation avec Juan Uslé" (2000-2003), catalogue de l’exposition 



des séries Soñé que revelabas


Dans l'essai qu'Andrea Soto Calderón signe pour le catalogue de cette exposition, il affirme ce qui suit : "Travailler les limites de l'espace pour ne plus pouvoir les percevoir comme des limites. Un endroit pour dormir, rêver, aimer, désirer, c'est aussi l'endroit où émergent des images, un endroit où l'on travaille à tâtons, où se forment des esquisses d'images pour pouvoir regarder. Ce geste implique une prise de position, un engagement de guérison pour le lieu où leurs images grandissent et se développent, mais aussi un travail rigoureux avec la matière des rêves".


une salle Richard Serra



CHEF-D'ŒUVRE DU MYSTÈRE par Juan Tallón

Voici une sculpture disparue, qui est et en même temps n'est pas présente. C'est un fantôme d'acier de trente-huit tonnes qui est touché, vu, mais aussi caché. Richard Serra l'a conçue pour l'inauguration en 1986, lorsque le bâtiment qui avait abrité un hôpital est devenu un centre d'art, d'abord, puis un musée national en 1990. Après son acquisition en 1988, l'ouvrage a été exposé pendant quelques mois, a été déplacé dans un entrepôt, a été exposé à nouveau pendant un mois et en 1990 a été déposé dans un bâtiment industriel, propriété de Macarrón S. Le musée l'a oublié pendant des années, quand il s'en est souvenu c'était déjà 2005 et il avait disparu sans laisser de traces. Il n'y avait même pas le bâtiment industriel, ni l'entreprise qui la gardait.

Lorsque la nouvelle a été révélée, au début de 2006, elle a scandalisé le monde ; la crise était capitale. La police a cherché désespérément l'œuvre, mais ne l'a jamais trouvée. Personne n'a pu expliquer comment il s'est évanoui, ni aux mains de qui, ni à quel moment. Malgré ses trente-huit tonnes et son volume, elle s'est évaporée comme si elle était légère, un chef-d'œuvre de la disparition.

Mais parfois, avec le temps, un malheur se traduit par un coup de chance et passe de fatalité à merveille. En 2008 Serra a fait une réplique (…) et l'a transformée, presque comme par magie, en authentique. C'était, à la fois, une copie et un original. Elle a été installée pour toujours dans cette pièce.

Les années ont passé et une légende s'est érigée autour d'elle : ce que seules quelques œuvres d'art atteignent. Elle est tellement chargée d'énigmes qu'elle déborde ses limites physiques et se déploie dans l'espace, remplit la salle, s'étend à travers le musée, s'aventure à travers le monde. Qui voudrait, à ce stade, savoir où elle se trouve. C'est plus beau comme ça, comme chef-d'œuvre du mystère.


Les vêtements du deuil Hervé Guibert/Miquel Barceló

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Hervé Guibert (Paris, 1955-1991) était un critique, écrivain et photographe français. En 1990, il a publié À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, qui est immédiatement devenu un jalon de la post modernité littéraire, non seulement parce qu'il a révélé son statut de séropositif alors compris comme une condamnation à mort, mais aussi à cause de sa désincarnation et impudique exercice d'autofiction.

Miquel Barceló était son ami dans ses dernières années et est devenu - sous le nom de Yannis - un personnage central de deux de ses romans, L'homme au chapeau rouge et Le paradis, publiés l'année suivant sa mort. 

En 1990, le peintre a réalisé une série de portraits de lui que l'écrivain a décrit ainsi : « Maintenant, Yannis me peignait en train de mourir, un crâne sous un chapeau rouge aux yeux bleus incandescents [...]. Il peignait trois ou quatre tableaux par jour, puis les jetait par terre pour les vaporiser d'un acide qui les corrode et me défigure, [...] et il disait : "Je t'ai arraché ton âme". 

Ces portraits, encore inédits, sont un témoignage important de la relation intellectuelle que le peintre a établie avec des figures clés du monde culturel français, mais aussi une limite à la possibilité de représentation d'une absence, d'apporter la mort au tableau comme limite de la peinture. 

Comme Barceló lui-même l'a écrit dans sa récente autobiographie : « Peindre, c'est effacer ».


au détour d’une salle, retrouver le travail de Maider Lopez 


Playa de Itzurun, 2005


Maider López développe son travail en intervenant dans l'espace public et l'architecture. Ses actions ouvrent le territoire à la dérive et au hasard, et invitent à chercher de nouvelles façons de voir et de se rapporter à l'environnement. Ainsi, sa formation initiale en sculpture et peinture, dans le contexte artistique basque, évolue vers des domaines élargis plus liés à la performance et à l'action.


Les photographies de la plage d'Itzurun montrent un dimanche d'août où une serviette rouge a été offerte à tous ceux qui arrivaient à la plage pour qu'ils l'utilisent ce jour-là. L'apparente normalité estivale est interrompue par la couleur, transformant le paysage et modifiant une situation quotidienne. López introduit une forme dirigée de déviation dans le comportement des citoyens pour créer des « chorégraphies » qui constituent des jeux visuels pleins d'humour et fusionnent sculpture, peinture et performance, donnant une expérience chorale à l'œuvre. Une pratique à mi-chemin entre la récupération de la poésie publique des années soixante et « l'esthétique relationnelle », théorisée dans la première décennie du XXIe siècle.


au Thyssen-Bornemizza 


Wilhelm Hammershoi L’œil qui écoute


Vilhelm Hammershoi a combiné ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague avec des cours dans les écoles modernes d'études libres. 


Depuis 1883. Au cours de ces années, il a peint ses premiers paysages et figures, absorbés ou de dos, dans des environnements austères, dans une petite palette de blancs, gris, bruns et noirs qui caractérise le reste de sa carrière.



« J'ai surtout peint des intérieurs... Comment suis-je entré dans ça ?... C'est ainsi que c’est apparu. Et maintenant c'est moderne, tout le monde veut des intérieurs, aujourd'hui ils n'acceptent presque rien d'autre »

(Hammershoi, 1907). Hammershoi a fait de l'intérieur de ses maisons l'un de ses motifs les plus populaires. Parmi celles-ci se distingue celle du numéro 30 de Strandgade, dans un bâtiment du XVIIIe siècle du quartier de Christianshavn, à Copenhague. Pendant les 10 années où il y a vécu, il a peint ses pièces aux murs jaunes et lilas à plus de 60 reprises. Il comprenait souvent une figure de dos, un moyen courant dans les scènes domestiques de la peinture néerlandaise du XVIIe siècle. Dans les intérieurs de Hammershoi, avec peu de meubles ou de décoration, ces figures deviennent introverties et distantes et s'éloignent de la chaleur qu'elles apportaient aux œuvres des maîtres néerlandais ou des contemporains danois comme Carl Holsoe.


Museo Lázaro Galdiano  sur recommandation de Colo 


outre l’exposition permanente une exposition vidéo 



Exposition Fashionart

 Fashion Art Institute est un projet international créé par le designer Manuel Fernández, pionnier de la fusion entre la mode et l'art contemporain. Né en 1998 à partir de sa propre pratique créative, le projet est né du besoin du designer d'étendre le langage de la mode à travers le dialogue avec des artistes plastiques, transformant le vêtement en un support artistique.


Augustine Ibarrola Mes yeux 2022

Depuis la première grande exposition dans le Musée national des beaux-arts de Buenos Aires en 2003, Manuel Fernández a promu le Fashion Art Institute en tant que plate-forme vivante de création collective, réunissant plus de 350 artistes de 46 nationalités (…)

Carlos Goierraga Fleurs 2026

(…) Né en 1998 de sa propre pratique créative, le projet est né du besoin du designer d'élargir le langage de la mode à travers le dialogue avec les artistes visuels, transformant le vêtement en un support artistique. 

en sortant du métro Le musée de sculpture à l’air libre La Castellana

Eduardo Chillida  

Ce musée constitue un espace urbain où les éléments fonctionnels - pont, accès, passages pour piétons, etc. - forment un ensemble unitaire avec la collection de sculptures abstraites qui y sont exposées.

Le pont est une structure aux proportions élégantes, au design soigné et aux matériaux de haute qualité - béton blanc et acier corten - qui révèlent une intention esthétique déterminée. 

Deux de ses auteurs, les ingénieurs José Antonio Fernández Ordóñez et Julio Martínez Calzón, ainsi que l'artiste Eusebio Sempere, ont eu l'idée de configurer la zone inférieure en parc - musée pour la contemplation et les loisirs des citoyens. Le projet a été approuvé en 1971, mais l'enceinte n'a été officiellement inaugurée qu'en 1979.

La collection est un échantillon des différentes tendances au sein du mouvement abstrait espagnol. Les premières tentatives de rupture avec l'académisme dominant, dans les années 1920, sont représentées par Miró, González et Alberto. Les autres artistes du musée font partie de la nouvelle génération d'avant-garde qui a émergé après la parenthèse de la guerre civile. Ainsi, les tendances géométriques se retrouvent dans les œuvres de Leoz, Palazuelo, Rueda, Sobrino, Alfaro, Torner et Gabino ; la recherche expressive des volumes et de la matière chez Serrano, Subirachs, Martí et Chillida ; l'idée du mouvement chez Sempere ; le rythme des formes chez Chirino ; et les effets picturaux et lumineux dans le "relief" de Rivera.

Les effets éléments ornementaux conçus par Sempere - les balustrades du pont, les bancs, et la fontaine de feuilles d'eau - ainsi qu'un éclairage soigné, complètent l'installation du musée.

Entre 2001 et 2002, une restauration intégrale de l'ensemble de l'enceinte a été réalisée, afin qu'elle conserve son caractère de lieu de rencontre avec l'art contemporain.



samedi 21 mars 2026

Petites choses qui (142) émeuvent

 


la maison est inhabitée depuis plusieurs années déjà, sa propriétaire, selon une voisine du quartier, au foyer logement d’à-côté, 

herbes folles et ronces montent à l’assaut des volets, imperturbable le vieux cerisier célèbre le printemps

jeudi 19 mars 2026

mobilier urbain (2)

 

sur les quais, de la propreté dans le métro de Madrid

mardi 17 mars 2026

Petites choses qui (141) surprennent

à son fourneau, soixante-quinze ans passés, la dernière touche à sa soupe, Les poireaux et le thym si tu veux que ça parfume, il faut les ajouter en dernier, c’est la clé, puis elle avait repris les petits bavardages habituels, les voisins, le temps qu’il fait, les poules qui donnent ou ne donnent plus et lâché soudain un Le fils Idioin il a pas une belle tête mais il a de belles fesses qui trente-cinq ans plus tard résonne encore

dimanche 15 mars 2026

Lu et vu (180)

 Lu

Une trajectoire exemplaire de Nagui Zinet

La Survivance de Claudie Hunzinger

Toute une moitié du monde d’Alice Zeniter

Cet enfant de Joël Pommerat (théâtre)

LE FILS (explosant). S'il te plaît... je n'ai pas envie de te parler... surtout... ne me fais pas dire ce que j'ai sur le cœur, s'il te plaît.... tu es tellement fier de ton éducation... tu es tellement fier de ta loi celle que tu as réussi à m'imposer... tu es tellement fier de ta force... tu es tellement fier du résultat. (Il se lève.) Regarde comme tu peux être fier du résultat... Regarde-moi, oui, tu peux être fier, tu m'as dressé comme il faut... Tu m'as bien dressé, jamais tu n'as eu à te plaindre de moi... Je ne t'ai jamais coupé la parole à table... Je ne t'ai jamais manqué de respect devant tes invités... Je n'ai même jamais pris la parole en ta présence avant que tu m'autorises à le faire... même lorsque nous étions en famille... même aujourd'hui, tu ne peux pas imaginer comment je dois prendre sur moi pour arriver à te parler... pour oser te parler... Parce que je t'ai toujours craint sans que tu aies besoin pour cela d'élever la voix... Tu m'as terrorisé toute mon enfance, toute mon adolescence, toute ma jeunesse... Oui, tu peux être fier... Je t'ai craint comme un enfant doit craindre son père selon toi... et même encore aujourd'hui, alors que tu es là dans un coin sur ta chaise toute la journée... et qu'on t'entend à peine parce que tu parles toujours à mi-voix, comme si tu avais peur de déranger... eh bien oui j'ai peur, je continue à te craindre à trembler à l'intérieur... J'ai peur de toi... dès que tu rentres dans la même pièce que moi... dès que tu t'approches de moi... dès que tu m'adresses la parole, je me sens mal j'ai des nausées je sens monter en moi une vraie peur à l'intérieur... c'est plus fort que moi. J'aimerais tellement me débarrasser de cette peur... cette peur m'épuise elle me fatigue elle me détruit... Si je suis agressif la plupart du temps je sais bien que c'est pour essayer de camoufler cette peur... mais j'aimerais tellement pouvoir en finir avec cette agressivité, cette agressivité avec les autres et avec moi-même... J'aimerais tellement, j'aimerais tellement épargner à mon propre fils cette peur... J'aimerais tellement lui épargner cela...

J'aimerais tellement que mon fils puisse me regarder sans ressentir cette peur, sans trembler...

J'aimerais tellement pouvoir m'approcher de mon fils sans lire de l'angoisse et de la peur dans son regard.. Excuse-moi, papa, mais j'aimerais tellement être avec mon fils autrement que ce que tu as pu être avec moi... J'aimerais tellement que mon fils puisse ressentir pour moi autre chose que ce que je peux ressentir moi pour toi... J'aimerais tellement j'aimerais tellement cela, si cela pouvait être possible... Excuse-moi, j'aimerais tellement être différent de toi. 


Il sort. Restent le père et la belle-fille. Sans voix.

(p 26, 27)


Vu

Cinéma

Le Sud de Victor Erice

Rue Málaga de Maryam Touzani

Spectacle 

Imminentes de Jann Gallois 

vendredi 13 mars 2026

le retour des cerisiers en fleur

 


à moins que des merisiers dans le parc du château, 


et même le très vieux au bord du gave


jeudi 12 mars 2026

Petites choses (140) qui font chaud au cœur

des pas pressés derrière vous, une jolie frimousse à votre hauteur, valise à roulettes, petit sac, elle a couru pour vous rattraper Vous vous souvenez de moi? un prénom italien léger et dansant On faisait du théâtre, le Petit Prince, si loin tout ça, j’étais amie avec Delphine, d’ailleurs on continue à partir en vacances ensemble, tenez je vais vous montrer une photo de nous en sixième, coin de trottoir, le s’étire joyeusement sous la pluie Tu as cinq minutes, on prend quelque chose ? coup d’œil rapide à sa montre, elle a une montre, j’ai cinquante minutes, je dois prendre le bus pour Morlaas, ma grand-mère m’attend, on vit ensemble toutes les trois avec ma mère, plus tard devant un chocolat, moi aussi j’avais envie d’un chocolat, je suis en médecine à Bordeaux, cinquième année, oui le concours bientôt, presque une indifférence, j’aimerais être gérontologue mais je ne veux pas faire que ça, je fais du théâtre, un super prof, on monte nos propres textes, je lis toujours, La servante écarlate, oui. c’est bien, la série aussi, le ciné, vous avez vu La Fille de Feu ? dans un élan, comme un espoir, vous avez aimé aussi ?  des coups d’œil à sa montre et soudain il est presque trop tard, elle s’échappe en courant

mercredi 11 mars 2026

Petites choses (139) qui font sourire

toute ronde, mine réjouie, une prof  La cheffe a présenteé la DGH (dotation globale) en plénière, chez nous, l’enveloppe Pass Culture passe et elle détache les chiffres de 19 000  à 7000 euro, soupir mi désolé mi rieur, ah ! si je pouvais maigrir comme le Pass Culture 

lundi 9 mars 2026

dimanche 8 mars 2026

Lu et vu (179)

 Lu

L’envers de la peau de Jefferson Tenório

Kanaky Sur les traces d’Alphonse Dianou de Joseph András

Vu

Cinéma

La maison et le monde de Satyajit Ray présenté par Amandine d’Azevedo

Le Mirage de Nirad Mohapatra

Conférence illustrée par Ophélie Wiel : Panorama des Cinémas indiens 

Vu

Bilbao 

Guggenheim 

exposition Arts de la Terre

Jean Dubuffet

L'exposition Arts de la Terre propose une relecture des transformations que les pratiques artistiques ont connues au cours des dernières décennies dans le contexte d'une crise environnementale de plus en plus évidente et incommensurable. 

Augustín Ibarrola

Dessinant une cartographie multidisciplinaire et diversifiée, l'exposition offre un inventaire possible d'outils, de prototypes et d'hypothèses. Ceux-ci ne se présentent pas de manière "Prescriptive", dictant ce qui devrait être fait, pensé ou ressenti, mais plutôt documentaire, recueillant des signes du virage qui, au cours des 60 dernières années au moins, a affecté la production esthétique tant en ce qui concerne les matériaux que la conscience de ceux-ci. 

Daniel Steegmann Mangeané

Cette transformation est attestée par un bon nombre d'œuvres historiques, partiellement ou totalement reconstruites, recréées ou réactivées, ainsi que des pièces contemporaines qui, loin de vouloir durer éternellement, ouvrent la voie à une économie circulaire de l'art. Leur existence est donc subordonnée au maintien des écosystèmes desquels ils proviennent et auxquels ils reviennent.

Joseph Beuys

Des artistes de plusieurs générations du passé récent et appartenant à des cultures très différentes se sont demandés comment travailler avec la terre lorsqu'elle a le plus besoin de soins et de réparations ; comment apprécier et rendre la pareille à ses dons ; comment apprendre de ce qu'elle nous apporte, alors qu'elle semble dépouillée de sa richesse originelle. (…)

María Cueto

à l’Alhondiga, Anonyme de Txuspo Poyo

Anonyme est la plus longue exposition de Txuspo Poyo réalisée à ce jour. Une large sélection de projets provenant de différents moments et contextes est présentée pour la première fois et, de manière ouverte, dialoguent entre eux.

Les marteaux 

 Tous reflètent la complexité et les changements de paradigme d'une époque en constante transformation. D'autre part, Anónima est un territoire que l'on atteint, une sorte d'expérience acquise, un répertoire de ressources méthodologiques et de rencontres occasionnelles destinées à se confronter, à douter d'eux-mêmes, à se générer à travers eux-mêmes. Et Anonyme est aussi la façon dont la culture s'approprie les images, les mots, les objets, les matériaux et les héritages, les fait siens et les lance dans la sphère publique pour qu'ils servent d'autres personnes qui, à leur tour, pourront les faire circuler à nouveau.


Txuspo Poyo (Alsasua, 1963) est un artiste multidisciplinaire qui élabore des projets de longue durée dans lesquels s'entremêlent, comme dans un tissu, les domaines de recherche et les champs d'action. Tuspo Poyo ne met pas en place une méthodologie procédurale unique, valable pour tout projet, mais c'est le travail lui-même et la recherche associée qui définit une façon de procéder personnalisée et, à son tour, ce qui constitue sa disposition finale. L'anonymat dans votre cas n'est pas déterminé par le masquage de l'identité ou l'exonération de responsabilité. Il le fait par l'utilisation d'une série de matériaux, tels que du papier de presse, du celluloïd, des cartes postales, des objets d'occasion, certains provenant de collections diverses... qui dérivent d'un temps, appartiennent à un lieu et ont une paternité indéfinie. La combinaison de ces incertitudes avec la certitude qu'offre un travail à caractère prospectif fait de son travail un champ fertile en références et ouvert aux interprétations.

Les marteaux 
Les marteaux rassemblés pour cette installation font référence aux différents métiers qui ont utilisé cet outil. Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux ont été remplacés par des machines ou ont tout simplement disparu, mais leur fonction symbolique, voire mémoristique, perdure.

Les « dire comme des clous », malgré la perte de l'utilisation de l'outil ou la disparition du métier, survivent dans le discours familier.