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| 17 mars, 16h30 |
et faire un tour au parc del Retiro
Lu
Petite sale de Louise Mey
Nord Sentinelle de Jérôme Ferrari
Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin
Zurbarán texte de Cees Nooteboom
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Nature morte au verre d'eau et à la rose vers 1630, 21,2 * 30,1 cm Londres, The National Gallery |
Vu
Orwell 2+2 = 5 de Raoul Peck
Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis
Le Miroir aux alouettes de Ján Kadár et Elmar Klos
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| Madrid 17 mars 10h1/4 |
ses talons claquent sur le pavé, silhouette longiligne, toute de noir vêtue, du cuir, une casquette crânement posée sur sa chevelure, elle a travaillé son apparence, on se retourne sur elle,
sur le trottoir d’en face, allongée sur des cartons, enfouie sous des couvertures, elle dort, on ne se retourne pas sur elle, une femme aussi
cinq six autour d’une table, les angoisses liées à l’actualité, ce qui rampe autour de soi. puis l’une Moi, ça m’est égal, j’ai la double nationalité Son amie, elle sourit Oui mais toi tu es noire L’autre Oui, mais moi je peux partir La première avec douceur comme si elle s’adressait à une enfant récalcitrante Oui, mais t’es noire, un temps, est-ce drôle, légère hésitation, flottement, on rit
il vient à votre rencontre Vous regardez quoi, vous voulez acheter la maison, ah ! les arbres, des merisiers, oui, les roses aussi, ça donne de petits fruits, comment c’est venu. je sais pas moi et soudain fulminant, de toute façon, il faut tous les arracher, vous voyez pas qu’ils sont malades ou quoi, ils veulent pas qu’on y touche, que c’est joli, que c’est l’identité de la rue, des mots comme ça,
tenez, de l’autre côté, visez-moi ça là crevé, un haussement d’épaules exaspéré, il tourne les talons
Quand un arbre décoratif étreint un jeune cerisier.
Avec une pensée pour la fin de Philémon et Baucis
Wikipédia : pour les récompenser de leur hospitalité, Zeus et Hermès leur demandent d'aller sur une montagne et les préservent d'un déluge dont ils inondent la contrée, punissant ainsi ses habitants inhospitaliers. Ils changent leur cabane en temple. Philémon et Baucis émettent le souhait d'en être les gardiens et de ne pas être séparés dans la mort. Zeus les exauce : ils vivent ainsi dans le temple jusqu'à leur ultime vieillesse et, à leur mort, ils sont changés en arbres qui mêlent leur feuillage, Philémon en chêne et Baucis en tilleul.
Lu
Le jeu de la dame de Walter Travis
Le grand fleuve Amour de Leta Semadeni
Avant de sortir de chez Olga, Elsa se regarda rapidement dans le miroir. C'est pénible de se voir flétrir, dit-elle. Le corps exige de plus en plus d'attention. L'enveloppe se dessèche, la carcasse devient branlante et la chair flasque.
Elle se remit du rouge à lèvres et essaya de choper une mouche qui était sur le bord du miroir.
Comment une mouche vit-elle l'écoulement de son temps ? demanda-t-elle à Olga. Les ravages du corps étaient-ils moins perceptibles quand on était une mouche et que le temps était si limité ? (p 165)
Vu
Conférence
Gilles Clément Le brassage planétaire
Spectacle
La malquerida de Jacinto Benavente mis en scène par Natalia Menéndez
A Tire d’Elles -L’art d’accommoder les restes de la compagnie Rocking Chair Théâtre (marionnettes)
Madrid expositions
Máscara y compás de Maruja Mallo (rétrospective)
ese barco en la montaña de Juan Uslé (rétrospective)
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| 1986 Ce bateau dans la montagne Huile, vinyle, dispersion et pigment sec sur toile |
"La première chose que j'ai faite avant de prétendre faire quelque chose de nouveau, dans ce contexte totalement inconnu pour nous, a été d'essayer de me répéter, presque de me cloner en essayant de peindre à nouveau 1960. Sans m'en rendre compte, cette version est devenue une nouvelle image de la précédente, faite de l'autre côté. Le bateau, en sécurité, était toujours perché sur la montagne, mais dans cette deuxième version, il ne continuait pas vers la terre, mais était le centre d'une île. Je m'accrochais à ma dernière image alors que le bateau s'accrochait à la terre. Kevin Power, "Conversation avec Juan Uslé" (2000-2003), catalogue de l’exposition
une salle Richard Serra
CHEF-D'ŒUVRE DU MYSTÈRE par Juan Tallón
Les vêtements du deuil Hervé Guibert/Miquel Barceló
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au détour d’une salle, retrouver le travail de Maider Lopez
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| Playa de Itzurun, 2005 |
Maider López développe son travail en intervenant dans l'espace public et l'architecture. Ses actions ouvrent le territoire à la dérive et au hasard, et invitent à chercher de nouvelles façons de voir et de se rapporter à l'environnement. Ainsi, sa formation initiale en sculpture et peinture, dans le contexte artistique basque, évolue vers des domaines élargis plus liés à la performance et à l'action.
Les photographies de la plage d'Itzurun montrent un dimanche d'août où une serviette rouge a été offerte à tous ceux qui arrivaient à la plage pour qu'ils l'utilisent ce jour-là. L'apparente normalité estivale est interrompue par la couleur, transformant le paysage et modifiant une situation quotidienne. López introduit une forme dirigée de déviation dans le comportement des citoyens pour créer des « chorégraphies » qui constituent des jeux visuels pleins d'humour et fusionnent sculpture, peinture et performance, donnant une expérience chorale à l'œuvre. Une pratique à mi-chemin entre la récupération de la poésie publique des années soixante et « l'esthétique relationnelle », théorisée dans la première décennie du XXIe siècle.
au Thyssen-Bornemizza
Wilhelm Hammershoi L’œil qui écoute
Vilhelm Hammershoi a combiné ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague avec des cours dans les écoles modernes d'études libres.
Depuis 1883. Au cours de ces années, il a peint ses premiers paysages et figures, absorbés ou de dos, dans des environnements austères, dans une petite palette de blancs, gris, bruns et noirs qui caractérise le reste de sa carrière.
Museo Lázaro Galdiano sur recommandation de Colo
outre l’exposition permanente une exposition vidéo
Exposition Fashionart
Fashion Art Institute est un projet international créé par le designer Manuel Fernández, pionnier de la fusion entre la mode et l'art contemporain. Né en 1998 à partir de sa propre pratique créative, le projet est né du besoin du designer d'étendre le langage de la mode à travers le dialogue avec des artistes plastiques, transformant le vêtement en un support artistique.
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| Augustine Ibarrola Mes yeux 2022 |
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| Carlos Goierraga Fleurs 2026 |
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| Eduardo Chillida |
la maison est inhabitée depuis plusieurs années déjà, sa propriétaire, selon une voisine du quartier, au foyer logement d’à-côté,
herbes folles et ronces montent à l’assaut des volets, imperturbable le vieux cerisier célèbre le printemps
à son fourneau, soixante-quinze ans passés, la dernière touche à sa soupe, Les poireaux et le thym si tu veux que ça parfume, il faut les ajouter en dernier, c’est la clé, puis elle avait repris les petits bavardages habituels, les voisins, le temps qu’il fait, les poules qui donnent ou ne donnent plus et lâché soudain un Le fils Idioin il a pas une belle tête mais il a de belles fesses qui trente-cinq ans plus tard résonne encore
Lu
Une trajectoire exemplaire de Nagui Zinet
La Survivance de Claudie Hunzinger
Toute une moitié du monde d’Alice Zeniter
Cet enfant de Joël Pommerat (théâtre)
LE FILS (explosant). S'il te plaît... je n'ai pas envie de te parler... surtout... ne me fais pas dire ce que j'ai sur le cœur, s'il te plaît.... tu es tellement fier de ton éducation... tu es tellement fier de ta loi celle que tu as réussi à m'imposer... tu es tellement fier de ta force... tu es tellement fier du résultat. (Il se lève.) Regarde comme tu peux être fier du résultat... Regarde-moi, oui, tu peux être fier, tu m'as dressé comme il faut... Tu m'as bien dressé, jamais tu n'as eu à te plaindre de moi... Je ne t'ai jamais coupé la parole à table... Je ne t'ai jamais manqué de respect devant tes invités... Je n'ai même jamais pris la parole en ta présence avant que tu m'autorises à le faire... même lorsque nous étions en famille... même aujourd'hui, tu ne peux pas imaginer comment je dois prendre sur moi pour arriver à te parler... pour oser te parler... Parce que je t'ai toujours craint sans que tu aies besoin pour cela d'élever la voix... Tu m'as terrorisé toute mon enfance, toute mon adolescence, toute ma jeunesse... Oui, tu peux être fier... Je t'ai craint comme un enfant doit craindre son père selon toi... et même encore aujourd'hui, alors que tu es là dans un coin sur ta chaise toute la journée... et qu'on t'entend à peine parce que tu parles toujours à mi-voix, comme si tu avais peur de déranger... eh bien oui j'ai peur, je continue à te craindre à trembler à l'intérieur... J'ai peur de toi... dès que tu rentres dans la même pièce que moi... dès que tu t'approches de moi... dès que tu m'adresses la parole, je me sens mal j'ai des nausées je sens monter en moi une vraie peur à l'intérieur... c'est plus fort que moi. J'aimerais tellement me débarrasser de cette peur... cette peur m'épuise elle me fatigue elle me détruit... Si je suis agressif la plupart du temps je sais bien que c'est pour essayer de camoufler cette peur... mais j'aimerais tellement pouvoir en finir avec cette agressivité, cette agressivité avec les autres et avec moi-même... J'aimerais tellement, j'aimerais tellement épargner à mon propre fils cette peur... J'aimerais tellement lui épargner cela...
J'aimerais tellement que mon fils puisse me regarder sans ressentir cette peur, sans trembler...
J'aimerais tellement pouvoir m'approcher de mon fils sans lire de l'angoisse et de la peur dans son regard.. Excuse-moi, papa, mais j'aimerais tellement être avec mon fils autrement que ce que tu as pu être avec moi... J'aimerais tellement que mon fils puisse ressentir pour moi autre chose que ce que je peux ressentir moi pour toi... J'aimerais tellement j'aimerais tellement cela, si cela pouvait être possible... Excuse-moi, j'aimerais tellement être différent de toi.
Il sort. Restent le père et la belle-fille. Sans voix.
(p 26, 27)
Vu
Cinéma
Le Sud de Victor Erice
Rue Málaga de Maryam Touzani
Spectacle
Imminentes de Jann Gallois
des pas pressés derrière vous, une jolie frimousse à votre hauteur, valise à roulettes, petit sac, elle a couru pour vous rattraper Vous vous souvenez de moi? un prénom italien léger et dansant On faisait du théâtre, le Petit Prince, si loin tout ça, j’étais amie avec Delphine, d’ailleurs on continue à partir en vacances ensemble, tenez je vais vous montrer une photo de nous en sixième, coin de trottoir, le s’étire joyeusement sous la pluie Tu as cinq minutes, on prend quelque chose ? coup d’œil rapide à sa montre, elle a une montre, j’ai cinquante minutes, je dois prendre le bus pour Morlaas, ma grand-mère m’attend, on vit ensemble toutes les trois avec ma mère, plus tard devant un chocolat, moi aussi j’avais envie d’un chocolat, je suis en médecine à Bordeaux, cinquième année, oui le concours bientôt, presque une indifférence, j’aimerais être gérontologue mais je ne veux pas faire que ça, je fais du théâtre, un super prof, on monte nos propres textes, je lis toujours, La servante écarlate, oui. c’est bien, la série aussi, le ciné, vous avez vu La Fille de Feu ? dans un élan, comme un espoir, vous avez aimé aussi ? des coups d’œil à sa montre et soudain il est presque trop tard, elle s’échappe en courant
Lu
L’envers de la peau de Jefferson Tenório
Kanaky Sur les traces d’Alphonse Dianou de Joseph András
Vu
Cinéma
La maison et le monde de Satyajit Ray présenté par Amandine d’Azevedo
Le Mirage de Nirad Mohapatra
Conférence illustrée par Ophélie Wiel : Panorama des Cinémas indiens
Vu
Bilbao
Guggenheim
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| Jean Dubuffet |
L'exposition Arts de la Terre propose une relecture des transformations que les pratiques artistiques ont connues au cours des dernières décennies dans le contexte d'une crise environnementale de plus en plus évidente et incommensurable.
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| Augustín Ibarrola |
Dessinant une cartographie multidisciplinaire et diversifiée, l'exposition offre un inventaire possible d'outils, de prototypes et d'hypothèses. Ceux-ci ne se présentent pas de manière "Prescriptive", dictant ce qui devrait être fait, pensé ou ressenti, mais plutôt documentaire, recueillant des signes du virage qui, au cours des 60 dernières années au moins, a affecté la production esthétique tant en ce qui concerne les matériaux que la conscience de ceux-ci.
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| Daniel Steegmann Mangeané |
Cette transformation est attestée par un bon nombre d'œuvres historiques, partiellement ou totalement reconstruites, recréées ou réactivées, ainsi que des pièces contemporaines qui, loin de vouloir durer éternellement, ouvrent la voie à une économie circulaire de l'art. Leur existence est donc subordonnée au maintien des écosystèmes desquels ils proviennent et auxquels ils reviennent.
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| Joseph Beuys |
Des artistes de plusieurs générations du passé récent et appartenant à des cultures très différentes se sont demandés comment travailler avec la terre lorsqu'elle a le plus besoin de soins et de réparations ; comment apprécier et rendre la pareille à ses dons ; comment apprendre de ce qu'elle nous apporte, alors qu'elle semble dépouillée de sa richesse originelle. (…)
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| María Cueto |
Les marteaux