dans la sorte de sas qui conduit de l’ancienne laiterie à la salle de traite, ces fenêtres, marques du temps, toiles d’araignée et chiures de mouche, tomber en arrêt,
tourner autour, comment cadrer, une lumière particulière, revenir plus tard, le moment est passé
la retrouver ici, je l’avais oubliée, avec un extrait de L’éloge de l’ombre de Tanizaki Junichiro
Quoi qu'il en soit, il est indéniable que, dans le bon goût dont nous nous targuons, il entre des éléments d'une propreté douteuse et d'une hygiène discutable. Contrairement aux Occidentaux qui s'efforcent d'éliminer radicalement tout ce qui ressemble à une souillure, les Extrême-Orientaux la conservent précieusement, et telle quelle, pour en faire un ingrédient du beau. C'est une défaite, me direz-vous, et je vous l'accorde, mais il n'en est pas moins vrai que nous aimons les couleurs et le lustre d'un objet souillé par la crasse, la suie ou les intempéries, ou qui paraît l'être, et que vivre dans un bâtiment, ou parmi des ustensiles qui possèdent cette qualité-là, curieusement nous apaise le cœur et nous calme les nerfs.