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dimanche 24 mai 2026

Lu et vu (190)

Lu

Lutte des classes de Ascanio Celestini

Vu

Cinéma

La grande vadrouille de Gérard Oury

Yo no me moriré de amor de Marta Matute

Spectacle

Chambre d’Amour de la Compagnie de danse Malandain

Exposition 

Para contar mi historia au centre culturel Okendo de Donosti

Photographies des archives de The Palestinian Museum Digital Archive, 1948-2023

« Si je dois mourir, tu dois vivre pour raconter mon histoire. » Refaat Alareer

Le titre de l'exposition part du poème de l'écrivain palestinien Refaat Alareer : raconter une histoire de la vie quotidienne des Palestiniens, au-delà des images d'horreur avec lesquelles ils sont généralement montrés au monde. Et le faire à travers les photographies familiales qu'ils ont eux-mêmes déposées dans le musée, ce qui permet une approche directe et simple de leur propre histoire. 

C'est l'intention du projet, pour lequel cent vingt photographies du Musée palestinien ont été sélectionnées Digital Archive (PMDA), parmi ses énormes archives de près de vingt mille images. Une archive recueillie de manière patiente pour préserver la mémoire harcelée du peuple palestinien - la destruction n'affecte pas seulement la vie, les bâtiments et les infrastructures, mais aussi la documentation qui atteste de sa simple existence. 

La plupart du matériel provient de dons faits par des familles palestiniennes, qui photographient leur quotidien depuis avant 1900, un témoignage clé pour connaître la réalité d'une société qui, au-delà de la violence quotidienne à laquelle elle est soumise, jouit et s'occupe des mêmes choses que la plupart des personnes de n'importe quel pays du monde : les cérémonies, les écoles et l'université, les fêtes, la vie dans la rue, les spectacles... Thèmes tous présents dans l'exposition.

Berger et troupeau quelque part en Palestine, daté après 1948 / The Ramallah Friends School Collection

L'exposition commence en 1948, l'année de la Nakba, l'expulsion de 800 000 Palestiniens de leur terre, et va jusqu'à nos jours.

Homme assis parmi les ruines de sa maison dans le camp de réfugiés de Jénine, deuxième intifada, des enfants jouant autour de lui, 2002 / Coll Joss Dray

Les photographies couvrent des thèmes différents et sont de techniques et de styles également différents, comme il s'agit d'un ensemble d'origines multiples, où très peu d'auteurs sont professionnels. Cependant, tous sont des témoignages à réfléchir d'une réalité qui se montre sans être affectée devant les caméras.

samedi 23 mai 2026

Conversation (62) à l’arrêt de bus

l’arbre au casse-croûte 

et vous me dites que vous voulez aller marcher par ce chemin, pas une ombre, c’est pentu, à votre place j’éviterais, prenez plutôt à droite, il y a même des bancs pour se reposer et beaucoup de monde qui passe Quién para darle la mano si le occurre algo ? qui pour vous donner (tendre) la main s’il vous arrivait quelque chose ? Il est patient, prévenant et mesurer dans le regard de cet homme d’une cinquantaine d’années combien il vous voit fragile et vulnérable, une très vieille dame à qui il faut faire entendre raison

vendredi 22 mai 2026

Plage de Zurriola à San-Sébastien

 


penché sur sa tablette, il écrit,

plus loin deux potes -on dit comme ça à leur âge, des gobelets de bière dorée et des foules assises sur le muret, adossées au muret, des glacières, des nappes étendues à même le sol, tous venus là assister au coucher de soleil pour ces premiers jours à goût d’été

jeudi 21 mai 2026

Petites choses qui attristent



Budapest, 13 avril, 15h30

 déclinée ici aussi, l’idée de « ville hostile» abordée dans une série photo de Jon Gorospe à la Tabakalera / Kubo


   « Ce projet s'articule autour des formes et registres divers de l'architecture défensive contemporaine, une architecture ouvertement hostile qui se manifeste par des conceptions et des modifications privilégiant l'exclusion à l'inclusion. 
   Cette série met en lumière la délimitation
des usages en ville, les strates de décisions architecturales qui, silencieusement, ségrèguent et isolent. Ces modifications apportées aux bâtiments et à leurs éléments — que ce soit dès leur conception ou après leur construction — nient certains modes de vie (comme le nomadisme) ou démontrent que le repos et la pause ont été bannis des centres urbains.

   En confrontant la présence insidieuse de l'architecture hostile, ce projet artistique agit
comme un catalyseur d'une introspection sociale essentielle. Il met en évidence la valeur intrinsèque des espaces publics en tant que lieux démocratiques et inclusifs pour tous les citoyens. »

mercredi 20 mai 2026

à la ferme (20)

 

la rivière pour se promener en famille, 

ou boire un coup, 

et une passerelle pour qui préfère traverser à sec

lundi 18 mai 2026

Petites choses (152) qui surprennent

 


le croiser ce matin-là, il marche pensif au bord du gave, la brise soulève son ample robe blanche, un très jeune moine, pas de bréviaire, se retourner sur lui, dans ses mains croisées dans le dos, il égrène un chapelet