son visage s’éclaire, elle sourit, un large sourire Tu sais ce que j’aime maintenant, c’est regarder les oiseaux, si on m’avait dit qu’un jour je passerai du temps à ça, tu t’y connais toi, tu sais leur nom ? non, quel dommage, c’est tellement joli, les mésanges, les roitelets, les chardonnerets avec leurs petits nids, comme des boules avec des plumes, je m’assieds sur le banc devant la maison et ils sont là-même
Même si
"Le dire ne console pas de ce qui reste à dire."
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vendredi 14 août 2026
mercredi 12 août 2026
vieillir (138)
une place libre à chacun de vos côtés, elles s’installent, il y a peu la même salle des profs, la soixantaine dans le viseur, l’une On aimerait être comme ça à ton âge, en écho, l’autre Oh, oui alors, et dans leur bouche, c’est bien un élan de gentillesse, vous avez dû aussi le penser le dire en son temps mais aujourd’hui entendre surtout combien cet âge leur semble vertigineusement loin et de fait il l’est, même si pour vous leur âge c’était hier à peine, comme une accélération
mardi 11 août 2026
parole (16) de mère
fin des années cinquante, deux sœurs, deux berceaux côte-à-côte, deux mois d’écart, la première repue dort à poings fermés, la seconde pleure à fendre l’âme, exaspérée, la mère exténuée Zer dun hori, zerria ? Qu’est-ce que tu as ça, un cochon ? lancé et aussitôt oublié mais dans le coeur ulcéré de l’autre une blessure qui se faufile jusque dans la génération suivante, soixante-dix ans plus tard
lundi 10 août 2026
dimanche 9 août 2026
lu et vu (201)
lu
Née contente à Oraibi de Bérengère Cournut
«Ma fille, tu as maintenant le précieux pouvoir de porter la vie. Tu as encore le temps avant d'accomplir ton destin de femme et de mère, mais d'ici quelques semaines, tu te soumettras au rite de puberté en t'éloignant quelque temps du village. Plus tard, il te faudra choisir un mari. » Nous étions toujours dans la pénombre et la voix de ma mère s'est faite sourde, presque lointaine. « Un mari qui... comment dire? Un mari capable de te dispenser ses bienfaits aussi bien le jour que la nuit. C'est-à-dire un homme sachant travailler, mais sachant également t'aimer. Et souviens-toi de ceci: peu importe si comme les nuages cet homme a de temps en temps des airs menaçants. L'essentiel n'est pas là. Reproche-t-on à l'orage de gronder avant de répandre la pluie? Reproche-t-on aux torrents d'être furieux quand ils dévalent les falaises et irriguent la plaine?» (p 61, 62)
La route qui mène au pays de Chigoze Obioma
Le dîner arrive - un généreux plat d'èba et de morue séchée en sauce d'ogbono, dont les hommes sont en train de parler. C'est le meilleur repas que Kunle ait fait depuis celui qu'ils ont pris chez Felix. Tandis que la nourriture se pose en lui, il se sent heureux, ici, et en sécurité. Toutefois il n'arrive pas à comprendre pourquoi il éprouve en même temps un grand découragement. C'est le schéma que suit son esprit au Biafra. Avant d'entrer dans l'armée, il avait des sentiments mieux délimités, tandis qu'ici ses émotions s'enroulent les unes dans les autres comme des plantes grimpantes. Il est heureux, et puis voilà qu'une tristesse entre dans sa journée sur des roues invisibles et se fait exploser. Là, il comprend que c'est la nourriture qui l'a attristé : s'il n'était pas venu ici, à la recherche de Tunde, il aurait repris la fac et mangerait la cuisine de sa mère ou irait au restaurant proche de son appartement. (p 206, 207)
Kunle décèle une hésitation chez son ami, une retenue
- car certaines choses, une fois dites, peuvent changer un monde bien au-delà de ce qu'on imagine. Felix remue les pieds, change de position comme s'il avait une toux coincée dans la gorge : cachée mais mauvaise. (p 473)
Vu
Cinéma
Le bon, la bête et le truand de Sergio Leone
Exposition
Estives par David Le Déodic à la Médiathèque
"Au fil de mes reportages pour le journal Sud Ouest, j'ai eu l'occasion de parcourir les estives et les paysages de montagne.
Je ne suis pas un spécialiste de cet univers mais certaines rencontres, certaines lumières et certains instants m'ont particulièrement touché.
Ces photographies sont nées de ces moments-là. Notamment, les troupeaux dans l'immensité des paysages, les gestes de bergers, et la montagne qui rythme le quotidien".
samedi 8 août 2026
vendredi 7 août 2026
conversation (77) avec l’aïeule
des méfaits du soleil, On a aussi dit que c’était bon, bah tu sais, ça change ce qu’ils disent les docteurs, là aussi des modes, tiens par exemple et nous glissons ailleurs dans sa mémoire, je me souviens pour la première, jusqu’à quatre mois ase eta lo rassasier et dormir, ils disaient alors, eta gero et ensuite ene amak erran zataxun ma mère m’avait dit, tu vas maintenant faire le plus difficile et c’était vrai, la mettre loin de toi dans une chambre du bas, on dormait en haut à cette époque, je ne l’entendais plus pleurer





