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jeudi 21 mai 2026

Petites choses qui attristent



Budapest, 13 avril, 15h30

 déclinée ici aussi, l’idée de « ville hostile» abordée dans une série photo de Jon Gorospe à la Tabakalera / Kubo


   « Ce projet s'articule autour des formes et registres divers de l'architecture défensive contemporaine, une architecture ouvertement hostile qui se manifeste par des conceptions et des modifications privilégiant l'exclusion à l'inclusion. 
   Cette série met en lumière la délimitation
des usages en ville, les strates de décisions architecturales qui, silencieusement, ségrèguent et isolent. Ces modifications apportées aux bâtiments et à leurs éléments — que ce soit dès leur conception ou après leur construction — nient certains modes de vie (comme le nomadisme) ou démontrent que le repos et la pause ont été bannis des centres urbains.

   En confrontant la présence insidieuse de l'architecture hostile, ce projet artistique agit
comme un catalyseur d'une introspection sociale essentielle. Il met en évidence la valeur intrinsèque des espaces publics en tant que lieux démocratiques et inclusifs pour tous les citoyens. »

mercredi 20 mai 2026

à la ferme (20)

 

la rivière pour se promener en famille, 

ou boire un coup, 

et une passerelle pour qui préfère traverser à sec

lundi 18 mai 2026

Petites choses (152) qui surprennent

 


le croiser ce matin-là, il marche pensif au bord du gave, la brise soulève son ample robe blanche, un très jeune moine, pas de bréviaire, se retourner sur lui, dans ses mains croisées dans le dos, il égrène un chapelet 

dimanche 17 mai 2026

Lu et vu (189)

Lu

Le pays du passé de Guéorgui Gospodinov

Aller à la Havane de Leonardo Padura 

Bonne élève de Paula Porroni

Así en la Paz como en la guerra de Roberto San Geroteo

Quand il n’y a plus personne de Roberto San Geroteo

SINGULIER PLURIEL

      vu que parmi les hommes je ne sais pas vivre


Ingeborg Bachmann


Et moi qui bâillais de fatigue et de tristesse

 me voici couché de nouveau vivant inquiet

 j'ai caché la lumière derrière un oreiller

 fermé les paupières sous la peau blanche de ce bras

 la main gauche sur le cour les jambes relevées les genoux côte à côte les pieds au grand écart

 je sais le grand sommeil viendra quand il voudra il est l'heure d'entendre d'écouter d'interroger

le silence de la nuit ses moindres variations 

nous avons voulu apprivoiser l'impossible 

et failli dans les grandes largeurs et les détails 

j'ai éteint trompé la soif 

à défaut de la parole

le ver est dans le fruit à quoi bon le traiter 

si nous sommes si peu à ne pas y prendre goût.


(31 août 2023 « Once in a blue moon »)

ces deux derniers titres collection de l’umbo de Jean-Pierre Paraggio, sur une recommandation du blog Nos Consolations 

Vu 

Cinéma 

The New West de Kate Beecroft

La Vénus électrique de Pierre Salvadori

Spectacle 

Scènes de la vie conjugale mis en scène par Christophe Perton

vendredi 15 mai 2026

Petites choses (151) qui interrogent

 

sur le papier d’emballage de l’artisan charcutier, l’image d’une gentille petite famille de cochons, ils sont trois, deux charmants rejetons rieurs à quatre pattes et le chef de famille, debout, penché sur eux, écriteau à la main, personnifié donc Chez moi, tout est bon, chez lui, où, à la porcherie sans doute 

jeudi 14 mai 2026

Petites choses (150) qui font plaisir

 


grosse averse à la sortie d’un cours, retour à pied impossible ou saucée garantie, va pour l’arrêt de bus, pile il vous en file sous le nez, attendre le suivant, soudain la magie d’un arc-en-ciel, courir sous la pluie téléphone à la main, saisir sa lumière fugace, et courir encore parmi les flaques pour ne pas rater le bus suivant