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dimanche 23 août 2026

Lu et vu (203)

Lu

Je suis Romane Monnier de Delphine de Vigan

Les dents de lait d’Hélène Bukowski

Péquenaude de Juliette Rousseau 

À la lecture de mon dernier livre, les larmes aux yeux, ma tante me confie « en te lisant, j'ai retrouvé les sensations de la ferme de pépère ». Pourtant je n'ai pas connu pépère. Ni la ferme, ni le bocage, ni le gallo vivant et incarné, ni les bêtes compagnes. Je n'ai pas connu le bœuf, autour duquel toute la famille posa fièrement un jour. Comme toute ma génération, j'ai seulement hérité des absences et du poids d'une fable : longtemps, j'ai cru aux mirages qu'un certain nationaLisme breton avait pondu en nous. Je croyais que mes aieux étaient brittophones, que les festoù-noz étaient traditionnels chez nous aussi. Le Gwenn-ha-du brandi au loin dans une foule me rassurait. De la plouquerie, je me pensais un peu sauvée.

À l'extérieur, dire « je suis bretonne » vaut toujours un certain prestige, ça respire l'iode, les crêpes au beurre et l'orgueil des Celtes. Ça ne sonne pas comme la Beauce et pourtant, vu d'ici, ça y ressemble beaucoup plus qu'à Belle-Île ou Saint-Malo. J'ai grandi avec la honte de mon village et la fierté de ma région. Cette distorsion est répandue car la Bretagne, peut-être plus que toute autre région française, a su savamment lier développement agro-industriel foudroyant et roman régionaliste. On te retire un monde, certes, mais en retour on te donne un nom dont tu puisses être fière. (p 41, 42)


Nous voilà maintenant saisis dans une époque entièrement tournée vers sa propre agonie, dans l'étrange négation d'une finitude qu'elle a pourtant ardemment désirée, à laquelle elle a travaillé sans relâche. Le temps cyclique des saisons nous apprend que nulle fin ne dure, mais le capitalisme lui, n'a eu de cesse de rompre avec ce temps-là, pour provoquer la sienne. Vu d'ici, le mythe de la fin du monde tel que nous le connaissons est d'autant plus facile à envisager que le paysage qui fut le nôtre pendant plusieurs milliers d'années a été mis à sac en l'espace de quelques décennies. D'une certaine manière, notre fin est déjà arrivée. Et ce n'est pas seulement que le paysage en lui-même a changé, c'est que nous avons collectivement perdu notre lien à lui, notre capacité à le façonner, le maintenir, à y subsister et s'en satisfaire. Il a pris la forme que les machines lui donnent, lesquelles sont venues soulager les humains des tâches collectives qui leur incombaient jusque-là.

Avec l'aplanissement du territoire, c'est la foi dans le temps long et cyclique d'un éternel retour, dont il faut prendre soin pour le transmettre, qui nous a finalement été dérobée.(p 47)

Vu

Cinéma 

Fjord de Cristian Mungiu

Chicas tristes de Fernanda Tovar

dans le cadre d’Hestiv’oc 

Bombes 2 bal, concert, bal, oc « 6 musiciens et 2 danseurs-initiateurs qui vous embarquent au cœur de la piste : en ronde, en chaîne, en couple... tous les styles se mêlent dans une ambiance survoltée. »

Léa eta Anuxka

Ce duo souletin à deux voix et une guitare, mêle avec émotion chants basques traditionnels, reprises contemporaines et compositions. De reprises revisitées comme The Sound of Silence en basque à leur album Oroitzapenak,


Léa compose, s’essaie également à l’écriture Pas facile, offert ce texte, l’adoption, une enfance joyeuse, une adolescence douloureuse et chaotique, des parents aimants et fermes toujours présents, l’écouter

Agathe Catel accompagnée de Martín Corriu & Yohan Abou pour son disque Orígens 

Dus au Casau, concert bal paillettes

Les Mécanos, concert, polyphonie, percussions

samedi 22 août 2026

un soir, un matin, Beth Ceu de Pau


Source Wikipédia :

Beth cèu de Pau « Beau ciel de Pau », est un poème et chant béarnais de Charles Darrichon créé dans les années 1880. Il connaît un grand succès auprès des Palois et des Béarnais[ si bien qu'il est souvent considéré comme un hymne local[].
 

vendredi 21 août 2026

jeudi 20 août 2026

parc Beaumont

 


cachée dans le feuillage, à califourchon sur une branche, une silhouette

mercredi 19 août 2026

petit vignoble de Franqueville

 

Le conservatoire


Le vignoble compte aussi un conservatoire de vieux cépages locaux. Il s'agit de cépages blancs anciens dits «modestes» (peu productifs) pré phylloxérique datant d'avant 1861

Bien avant les grandes Régions viticoles, la Chambre d'Agriculture des Basses Pyrénées, sous la présidence de Louis BIDAU s'est orientée en 1952, vers un travail de sélection de cépages dans chacune des AOC.

Ce faisant, d'autres cépages présents sur ces parcelles pré phylloxériques ont intéressé les initiés. Bagués, marqués, ils ont fait l'objet d'un suivi régulier de la part de l'INRA et de PIPV (Institut Français de la vigne) ainsi que de la Chambre d'Agriculture.

Ces parcelles vieillissant et étant peu à peu arrachées, des greffons ont été ramassés sur ces pieds pour fabriquer de nouveaux plants et constituer notre parcelle conservatoire.

Lercat, Pé de Perdrix, Camaraou blanc, Miouzape, Graisse, Printillou Aigut, Raffiat de Moncade, Blanc Dame Coe de Baco, le Béquignol voisinent avec quelques variétés plus rares encore.

La production de certains cépages est vinifiée séparément, en vue de rechercher une résistance aux maladies ou des caractères organoleptique performants.

Certains sont conservés en double ou triple selon leur origine : Les Aldudes, Bellocq -Orthez, Jurançon, Lembeye, zone de l'Aéroport de Tarbes, zone de Madiran élargie ...

Les cépages que nous connaissons bien (Manseng, Courbu, Lauzet, Camaralet) ont souvent des liens génétiques avec des cépages du Jura, des Vosges ou de Suisse. Ils sont la preuve d'échanges entre pèlerins et propriétaires vignerons, sur tous les parcours jacquaires, particulièrement sur l'axe Nord-est/Sud-ouest.

Les Amis du Château de Franqueville sont bien conscients de participer ainsi à la gestion d'un véritable Trésor sur une surface supplémentaire de 17 ares.



mardi 18 août 2026

jeune mère

 

couette au vent et poussette tout terrain à bout de bras, athlétique, elle court bon train

lundi 17 août 2026

petites choses (153) qui touchent

une allée de la forêt de Franqueville, neuf heures, ils marchent devant vous, lui, frêle, la démarche hésitante, arcbouté à sa canne, elle, puissante, lui tient fermement le coude, murmure penchée vers son oreille, sa voix grave, à leur hauteur, des mots, ils volettent dans le matin, rejoignent les cimes « Ses ailes de géant l’empêchent de marcher » incrédule lâcher L’albatros, et s’illuminer ensemble dans un sourire, s’éloigner