le croiser ce matin-là, il marche pensif au bord du gave, la brise soulève son ample robe blanche, un très jeune moine, pas de bréviaire mais dans ses mains croisées dans le dos, il égrène un chapelet
"Le dire ne console pas de ce qui reste à dire."
le croiser ce matin-là, il marche pensif au bord du gave, la brise soulève son ample robe blanche, un très jeune moine, pas de bréviaire mais dans ses mains croisées dans le dos, il égrène un chapelet
Lu
Le pays du passé de Guéorgui Gospodinov
Aller à la Havane de Leonardo Padura
Bonne élève de Paula Porroni
Así en la Paz como en la guerra de Roberto San Geroteo
Quand il n’y a plus personne de Roberto San Geroteo
SINGULIER PLURIEL
vu que parmi les hommes je ne sais pas vivre
Ingeborg Bachmann
Et moi qui bâillais de fatigue et de tristesse
me voici couché de nouveau vivant inquiet
j'ai caché la lumière derrière un oreiller
fermé les paupières sous la peau blanche de ce bras
la main gauche sur le cour les jambes relevées les genoux côte à côte les pieds au grand écart
je sais le grand sommeil viendra quand il voudra il est l'heure d'entendre d'écouter d'interroger
le silence de la nuit ses moindres variations
nous avons voulu apprivoiser l'impossible
et failli dans les grandes largeurs et les détails
j'ai éteint trompé la soif
à défaut de la parole
le ver est dans le fruit à quoi bon le traiter
si nous sommes si peu à ne pas y prendre goût.
(31 août 2023 « Once in a blue moon »)
ces deux derniers titres collection de l’umbo de Jean-Pierre Paraggio, sur une recommandation du blog Nos Consolations
Vu
Cinéma
The New West de Kate Beecroft
La Vénus électrique de Pierre Salvadori
Spectacle
Scènes de la vie conjugale mis en scène par Christophe Perton
sur le papier d’emballage de l’artisan charcutier, l’image d’une gentille petite famille de cochons, ils sont trois, deux charmants rejetons rieurs à quatre pattes et le chef de famille, debout, penché sur eux, écriteau à la main, personnifié donc Chez moi, tout est bon, chez lui, où, à la porcherie sans doute
grosse averse à la sortie d’un cours, retour à pied impossible ou saucée garantie, va pour l’arrêt de bus, pile il vous en file sous le nez, attendre le suivant, soudain la magie d’un arc-en-ciel, courir sous la pluie téléphone à la main, saisir sa lumière fugace, et courir encore parmi les flaques pour ne pas rater le bus suivant
sur leur dos de grandes taches de couleur,
C’est pour savoir quand on les a épongées, et ensuite mettre les béliers. Les agneaux naissent début novembre et sont prêts à partir pour Noël. Y a de la demande alors et la traite peut commencer.
Les éponges [sortes de tampons] sont mises en place pour une durée de 14 jours (en saison sexuelle).
Le jour du retrait de l'éponge, on pratique une injection par voie intramusculaire de PMSG.
Après le retrait de l'éponge et l'injection de
PMSG, les premières chaleurs apparaissent au bout de 24 heures (…). En lutte naturelle, le bélier est placé deux fois en présence des femelles, 48 et 60 heures après le retrait de l'éponge.
les entendre avant de les voir, des cris, des rires, des galopades, elles surgissent à bout de souffle, un certain âge, en collant de course à pied, petit sac à dos et tutu, autour du cou une carte pour parcours d’orientation, un enterrement de vie de jeune fille orchestré avec soin, métaphorique qui sait, elles s’amusent bien
le sud de Pau, beaucoup d’Espagnols, de Portugais aussi, se sont installés par là, une petite rue tranquille, de l’autre côté du grillage posée sur l’herbe haute, une toute petite maison ratatinée sur elle-même aux volets gris qui s’écaillent, la façade mériterait un bon coup de peinture aussi, trois marches, la porte d’entrée, au-dessus sur un panneau en bois qui se déplierait tel un parchemin, son nom Hermosa Belle, penser Fut un temps et aussitôt l’entendre elle Agian [peut-être] mais ceux qui ont ça ils sont pas sans rien elle disait