enfiler ses tennis et on y est, le parc Beaumont,
"Le dire ne console pas de ce qui reste à dire."
enfiler ses tennis et on y est, le parc Beaumont,
Lu
Terre des oublis de Duong Thu Huong
L’étrange tumulte de nos vies de Claire Messud
Où j’ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari
Jean-Luc et Jean-Claude de Laurence Potte-Bonneville
(…) Jean-Luc, il est en curatelle. Il fait ce qu'il veut. S'il veut sortir, il sort. Pour Jean-Claude ils avaient tout bordé avec le psychiatre et le tuteur, on avait rédigé un protocole que Jean-Claude avait compris, et signé. Et puis ces sorties du mardi et du jeudi, elles leur font un bien fou.
Des larmes de fatigue et de rage lui montent aux yeux. En quelques mois ici, elle a fait bouger tant de lignes. Avant son arrivée, l'après-midi au foyer c'était sieste obligatoire et interdiction de descendre au rez-de-chaussée, comme ça on pouvait nettoyer les sols tranquille. Ça l'avait sidérée, tellement loin de ce qu'elle avait appris en master deux, tellement triste. Elle avait fait voler ce gentil système en éclats, à coups de groupes de travail et en arrachant quelques crédits pour des formations bientraitance.
Le psy l'avait aidée, il était partant, et en conclusion de l'évaluation externe les consultants avaient noté que « la dynamique participative initiée autour de la réflexion sur la liberté d'aller et venir a débouché sur des initiatives dont il convient de souligner l'intérêt, tant du point de vue de la restauration du pouvoir d'agir des résidents, que de la compréhension par les professionnels des enjeux de l'accompagnement » (p 111)
« Il est mort.
Vu
Cinéma
Urchin de Harris Dickinson
Exposition au Parvis Leclerc
La vie à hauteur d’homme de Stéphane Duroy
texte de présentation :
L'itinéraire de Stéphane Duroy ne se résume pas à un passage de la presse à la photographie dite « d'auteur » : il se transforme dans une traversée de l'Europe meurtrie, puis d'un monde rude pour les plus vulnérables. À travers son viseur, il capte des images à la fois puissantes et fragiles, empreintes d'une empathie lucide. Il ne juge pas, il montre — et ce faisant, il donne a penser. Ce qu'il photographie, avant tout, c'est l'homme au monde, l'homme affrontant l'histoire et ses fractures.
En 1979, il découvre Berlin-Ouest. Dix ans plus tard, il figure parmi les témoins les plus marquants de la chute du Mur. L'image de cet homme frappant le béton à coups de masse est devenue emblématique. Entre-temps, il parcourt l'Europe de l'Est - Allemagne, Pologne, Slovaquie —, territoires marqués par la guerre, la Shoah et l'emprise communiste.
Dès 1971 déjà, il sillonnait la Grande-Bretagne et les États-Unis, rencontrant les laissés-pour-compte, témoignant de vies cabossées par l'histoire. Là encore, il suit les traces de l'exil et de l'immigration, questionnant un pays longtemps terre d'accueil devenu hostile. Cette enquête l'aura mené jusqu'à déconstruire ses propres images, dans une remise en cause radicale du discours photographique, jamais assez près de son sujet, toujours en recherche.
« J'ai trois thèmes, dit-il: la condition humaine, l'impact de l'histoire sur cette condition, et, lorsque cela devient insupportable, la fuite, l'exil. » Tout est dit.
Ses photographies ne se contentent pas d'être belles : elles sont essentielles, parce qu'elles font dialoguer présent et passé, mémoire et histoire, dans l'instantanéité du cliche.
Né en 1948 en Tunisie, il intègre d'abord l'agence Sipa Press avant de rejoindre VU' en 1986 Il se consacre ensuite à l'élaboration d'une œuvre sur quatre projets majeurs en Angleterre, à Berlin, dans les pays de l'Est et aux États-Unis. L'œuvre de Stéphane Duroy fait régulièrement l'objet d'expositions dont les Rencontres d'Arles en 2024, à la MEP en 2002, ou au Bal (Paris) en 2017.
au restaurant, son café tarde à venir, Ah ! bon, j’avais commandé un café, il ne s’en souvient plus et s’étonne, le ballet de serveurs regarde ailleurs, il y a peu il s’empressait. elle prend sa carte bancaire, maintenant c’est elle qui se lève pour aller régler
marcher d’un bon pas, tête baissée, le long du gave, le croiser, haute silhouette massive, lever les yeux sur lui, son visage s’éclaire, quête un sourire, penser un simple et ses mots vous atteignent alors, ils pétaradent et sortent avec peine, un léger bégaiement, une mitraille Un peu de spiritualité et message délivré, soulagé dirait-on, il s’en repart