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lundi 9 mars 2026

dimanche 8 mars 2026

Lu et vu (179)

 Lu

L’envers de la peau de Jefferson Tenório

Kanaky Sur les traces d’Alphonse Dianou de Joseph András

Vu

Cinéma

La maison et le monde de Satyajit Ray présenté par Amandine d’Azevedo

Le Mirage de Nirad Mohapatra

Conférence illustrée par Ophélie Wiel : Panorama des Cinémas indiens 

Vu

Bilbao 

Guggenheim 

exposition Arts de la Terre

Jean Dubuffet

L'exposition Arts de la Terre propose une relecture des transformations que les pratiques artistiques ont connues au cours des dernières décennies dans le contexte d'une crise environnementale de plus en plus évidente et incommensurable. 

Augustín Ibarrola

Dessinant une cartographie multidisciplinaire et diversifiée, l'exposition offre un inventaire possible d'outils, de prototypes et d'hypothèses. Ceux-ci ne se présentent pas de manière "Prescriptive", dictant ce qui devrait être fait, pensé ou ressenti, mais plutôt documentaire, recueillant des signes du virage qui, au cours des 60 dernières années au moins, a affecté la production esthétique tant en ce qui concerne les matériaux que la conscience de ceux-ci. 

Daniel Steegmann Mangeané

Cette transformation est attestée par un bon nombre d'œuvres historiques, partiellement ou totalement reconstruites, recréées ou réactivées, ainsi que des pièces contemporaines qui, loin de vouloir durer éternellement, ouvrent la voie à une économie circulaire de l'art. Leur existence est donc subordonnée au maintien des écosystèmes desquels ils proviennent et auxquels ils reviennent.

Joseph Beuys

Des artistes de plusieurs générations du passé récent et appartenant à des cultures très différentes se sont demandés comment travailler avec la terre lorsqu'elle a le plus besoin de soins et de réparations ; comment apprécier et rendre la pareille à ses dons ; comment apprendre de ce qu'elle nous apporte, alors qu'elle semble dépouillée de sa richesse originelle. (…)

María Cueto

à l’Alhondiga, Anonyme de Txuspo Poyo

Anonyme est la plus longue exposition de Txuspo Poyo réalisée à ce jour. Une large sélection de projets provenant de différents moments et contextes est présentée pour la première fois et, de manière ouverte, dialoguent entre eux.

Les marteaux 

 Tous reflètent la complexité et les changements de paradigme d'une époque en constante transformation. D'autre part, Anónima est un territoire que l'on atteint, une sorte d'expérience acquise, un répertoire de ressources méthodologiques et de rencontres occasionnelles destinées à se confronter, à douter d'eux-mêmes, à se générer à travers eux-mêmes. Et Anonyme est aussi la façon dont la culture s'approprie les images, les mots, les objets, les matériaux et les héritages, les fait siens et les lance dans la sphère publique pour qu'ils servent d'autres personnes qui, à leur tour, pourront les faire circuler à nouveau.


Txuspo Poyo (Alsasua, 1963) est un artiste multidisciplinaire qui élabore des projets de longue durée dans lesquels s'entremêlent, comme dans un tissu, les domaines de recherche et les champs d'action. Tuspo Poyo ne met pas en place une méthodologie procédurale unique, valable pour tout projet, mais c'est le travail lui-même et la recherche associée qui définit une façon de procéder personnalisée et, à son tour, ce qui constitue sa disposition finale. L'anonymat dans votre cas n'est pas déterminé par le masquage de l'identité ou l'exonération de responsabilité. Il le fait par l'utilisation d'une série de matériaux, tels que du papier de presse, du celluloïd, des cartes postales, des objets d'occasion, certains provenant de collections diverses... qui dérivent d'un temps, appartiennent à un lieu et ont une paternité indéfinie. La combinaison de ces incertitudes avec la certitude qu'offre un travail à caractère prospectif fait de son travail un champ fertile en références et ouvert aux interprétations.

Les marteaux 
Les marteaux rassemblés pour cette installation font référence aux différents métiers qui ont utilisé cet outil. Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux ont été remplacés par des machines ou ont tout simplement disparu, mais leur fonction symbolique, voire mémoristique, perdure.

Les « dire comme des clous », malgré la perte de l'utilisation de l'outil ou la disparition du métier, survivent dans le discours familier.

samedi 7 mars 2026

Conversation (58) dans le bus

 trois jeunes gens, ils parlent fort, grands gestes, au Ah ! non pas la purée, ça colle au palais, Je te dénigre pas la morue mais et ses yeux brillent. je l’aime que dans les acras, les deux autres approuvent, l’un Oui, alors, les acras, ça fracasse, une journée de Ramadan les attend, ils descendent au lycée

vendredi 6 mars 2026

Par les sous-bois (18)

 

 Pierre Bergounioux, Liber (1998)

Le mot liber, en latin, désignait la partie vivante de l'écorce. Il a passé sous cette forme, et avec le même sens, en français. Comme cette partie de l'arbre servait à écrire, liber en est venu à s'appliquer au livre. 


Mais il avait d'autres significations, dans la vieille langue mère : il signifiait socialement libre, affranchi de charges et de servitudes. On l'employait parfois au singulier, pour désigner l'enfant. Enfin, c'était le nom d'une vieille divinité que l'on a confondue, plus tard, avec Bacchus. Horace, dans ses Odes, s'en sert pour parler du vin.


L'étymologie est une science du passé, de la lettre morte, des paroles gelées. Elle ne saurait déchiffrer la signification de l'heure toujours neuve qu'il est. Il se trouve, pourtant, que les divers sens qui s'attachèrent, jadis, au mot liber flottent encore autour de livre. L'occasion était trop belle pour la laisser passer.



Puisque le livre a rapport à l'arbre, qu'il désigne sa partie vivante, cette couche de l'écorce par laquelle s'effectue la circulation de la sève, le passage de la vie, je parlerai d'abord de ce qui me semble constituer le trait majeur de l'époque actuelle : à savoir la disparition de la société agraire traditionnelle, du monde bocager, lacustre, immobile, vieux de deux mille ans, que les vingt dernières années ont balayé.(…)


Des acceptions primitives du mot liber, un seule a survécu : le livre. Mais elle combine toutes les autres. C'est à la chose de papier de dispenser l'ivresse, la sève, la liberté que la réalité contemporaine a exilées. Il y a un goût amer au temps que nous vivons. Mais il contient, comme chacun des moments dont notre histoire est faite, une requête intemporelle. Il exige que nous tâchions à réaliser, quoiqu'il advienne, la forme entière de notre condition. Quand les choses qui exaltèrent Rimbaud, l'oiseleur, l'enfant-fée, ont déserté le paysage, c'est au livre qu'il appartient de prodiguer aux enfants leur dû imprescriptible d'images, d'errances, de rêves et de beauté.


mercredi 4 mars 2026

par les sous-bois (17)

 


dans ce qu’il reste du fût d’un vieil arbre
une brassée de feuilles mortes
une bogue
une noisette
un point de mousse vert tendre
une branchette de hêtre
un pinceau de lumière pour creux et reliefs
offrande

mardi 3 mars 2026

Bilbao

 

marché de la Ribera, à l’honneur des femmes remarquables Clara Campoamor, Rosa Parks, Dolores Ibarrurri, Marie Colvin, Marie Curie, Frida Kahlo, Rigoberta Menchú, toi, Casilda Iturrizar, Edurne Pasaban

et un peu plus loin, le long du Nervión, à quelques pas du Guggenheim, Sirgueras Hâleuses,

"Zirgariak - Sirgueras"

Altzairua 409L / Acero 409L

Dora Salazar




Zutik emakumeak Debout les femmes
 


L’œuvre rend hommage à la figure des  "sirgueras", les femmes qui hâlaient les bateaux le long de l'estuaire au seul moyen d’une corde, une sirga et de leur propre force.

lundi 2 mars 2026

Burgos

 

paseo Espolón, 

27 février, 9h45

et son kiosque, du soleil dans cette ville réputée la plus froide d’Espagne,

lire son journal El Correo de Burgos sur un banc un plaisir rare, du jamais vu en février