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mercredi 26 août 2026

nos cieux changeants,

 

7 heures 

ou comment annoncer la pluie avec faste 

dimanche 23 août 2026

Lu et vu (203)

Lu

Je suis Romane Monnier de Delphine de Vigan

Les dents de lait d’Hélène Bukowski

Péquenaude de Juliette Rousseau 

   À la lecture de mon dernier livre, les larmes aux yeux, ma tante me confie « en te lisant, j'ai retrouvé les sensations de la ferme de pépère ». Pourtant je n'ai pas connu pépère. Ni la ferme, ni le bocage, ni le gallo vivant et incarné, ni les bêtes compagnes. Je n'ai pas connu le bœuf, autour duquel toute la famille posa fièrement un jour. Comme toute ma génération, j'ai seulement hérité des absences et du poids d'une fable : longtemps, j'ai cru aux mirages qu'un certain nationlisme breton avait pondu en nous. Je croyais que mes aieux étaient brittophones, que les festoù-noz étaient traditionnels chez nous aussi. Le Gwenn-ha-du brandi au loin dans une foule me rassurait. De la plouquerie, je me pensais un peu sauvée.

    

   À l'extérieur, dire « je suis bretonne » vaut toujours un certain prestige, ça respire l'iode, les crêpes au beurre et l'orgueil des Celtes. Ça ne sonne pas comme la Beauce et pourtant, vu d'ici, ça y ressemble beaucoup plus qu'à Belle-Île ou Saint-Malo. J'ai grandi avec la honte de mon village et la fierté de ma région. Cette distorsion est répandue car la Bretagne, peut-être plus que toute autre région française, a su savamment lier développement agro-industriel foudroyant et roman régionaliste. On te retire un monde, certes, mais en retour on te donne un nom dont tu puisses être fière. (p 41, 42)


   Nous voilà maintenant saisis dans une époque entièrement tournée vers sa propre agonie, dans l'étrange négation d'une finitude qu'elle a pourtant ardemment désirée, à laquelle elle a travaillé sans relâche. Le temps cyclique des saisons nous apprend que nulle fin ne dure, mais le capitalisme lui, n'a eu de cesse de rompre avec ce temps-là, pour provoquer la sienne. Vu d'ici, le mythe de la fin du monde tel que nous le connaissons est d'autant plus facile à envisager que le paysage qui fut le nôtre pendant plusieurs milliers d'années a été mis à sac en l'espace de quelques décennies. D'une certaine manière, notre fin est déjà arrivée. Et ce n'est pas seulement que le paysage en lui-même a changé, c'est que nous avons collectivement perdu notre lien à lui, notre capacité à le façonner, le maintenir, à y subsister et s'en satisfaire. Il a pris la forme que les machines lui donnent, lesquelles sont venues soulager les humains des tâches collectives qui leur incombaient jusque-là.

   Avec l'aplanissement du territoire, c'est la foi dans le temps long et cyclique d'un éternel retour, dont il faut prendre soin pour le transmettre, qui nous a finalement été dérobée.(p 47)

Vu

Cinéma 

Fjord de Cristian Mungiu

Chicas tristes de Fernanda Tovar

dans le cadre d’Hestiv’oc 

Bombes 2 bal, concert, bal, oc « 6 musiciens et 2 danseurs-initiateurs qui vous embarquent au cœur de la piste : en ronde, en chaîne, en couple... tous les styles se mêlent dans une ambiance survoltée. »

Léa eta Anuxka

Ce duo souletin à deux voix et une guitare, mêle avec émotion chants basques traditionnels, reprises contemporaines et compositions. De reprises revisitées comme The Sound of Silence en basque à leur album Oroitzapenak,


Léa compose et s’essaie également à l’écriture Pas facile elle confesse, offert un premier texte, l’adoption, un cheminement, enfance joyeuse adolescence douloureuse et chaotique, des parents aimants et fermes toujours là confiants, l’écouter.



Agathe Catel accompagnée de Martín Corriu & Yohan Abou pour son disque Orígens 

Dus au Casau, concert bal paillettes

Les Mécanos, concert, polyphonie, percussions

samedi 22 août 2026

un soir, un matin, Beth Ceu de Pau


Source Wikipédia :

Beth cèu de Pau « Beau ciel de Pau », est un poème et chant béarnais de Charles Darrichon créé dans les années 1880. Il connaît un grand succès auprès des Palois et des Béarnais[ si bien qu'il est souvent considéré comme un hymne local[].
 

jeudi 20 août 2026

parc Beaumont

 


cachée dans le feuillage, à califourchon sur une branche, une silhouette

samedi 15 août 2026

les jumelles

 


au fil des ans, les avoir vues souvent marcher ensemble, le pas vif, le pas un peu moins vif, elles ont été mariées l’une ici, l’autre là, veuvage divorce, les voilà à nouveau réunies, des semaines à n’en voir qu’une, elles ressurgissent habillées pareil, plus que jamais leur côté deux gouttes d’eau, une réminiscence d’enfance qui sait

Pau, place de la Libération, 10 heures 

jeudi 6 août 2026

par les sous-bois (26)

 


la terre à bras-le-corps 
une puissance,
s’accrocher et résister 

depuis peu, des panneaux explicatifs 

Le parc du Château de Pau


Une forêt ancienne


Le parc boisé du Chateau de Pau est un domaine national protégé au titre des monuments historiques administré par le ministère de la culture. Il abrite une forêt ancienne de chênes et de hêtres. Les vieux arbres, les bois morts et les cavités sont indispensables à de nombreuses espèces.


Véritable îlot de biodiversité en pleine ville


Un site à préserver


Ce milieu exceptionnel accueille des insectes rares liés au bois, comme le Pique-prune, le Lucane cerf-volant ou le Grand capricorne, ainsi que plusieurs chauves-souris protégées.

Ces richesses font du parc un réservoir de nature unique pour l'agglomération paloise.

La préservation des grands arbres, du bois mort, des abris pour la faune et des milieux ouverts est essentielle pour maintenir cette biodiversité, tout en conciliant protection de la nature, sécurité et accueil du public.


Natura 2000


Un équilibre entre préservation de la biodiversité et activités humaines Natura 2000 est un outil européen qui vise à protéger les milieux naturels et les espèces les plus remarquables, tout en permettant des usages respectueux de la nature.

Le parc est inscrit au réseau de sites Natura 2000 en tant que "Parc boisé du Château de Pau".


28 déc 2025, 10 h, parc du château au fond

mardi 4 août 2026

Conversation (75)

 


chez nous il a juste fait un pipi de chat, à peine de quoi rafraîchir un peu, la pluie, c’est sûr, on aimerait mieux comme vache qui pisse

vendredi 26 juin 2026

petites choses (160) qui font plaisir

 


on ne rase plus, adieu aux tracteurs tondeuses, des ânes pour nettoyer les abords du parc du château de leurs refuts. 

jeudi 25 juin 2026

Petites choses qui font plaisir (159)

 

Pau parc Beaumont 

la fraîcheur d’un parc ombragé au matin par temps de canicule 

mardi 23 juin 2026

Chaud !

 

Pau, 10 heures

une nacelle, réparer une ancienne cheminée d’usine, deux maçons, truelle et mortier, ils s’activent parasol déployé 

mercredi 3 juin 2026

Petites choses (156) qui réjouissent le cœur

 


Basse-Plante, commodément assis face au château, un homme plongé dans sa lecture par un frais dimanche matin 

vendredi 15 mai 2026

Petites choses (151) qui interrogent

 

sur le papier d’emballage de l’artisan charcutier, l’image d’une gentille petite famille de cochons, ils sont trois, deux charmants rejetons rieurs à quatre pattes et le chef de famille, debout, penché sur eux, écriteau à la main, personnifié donc Chez moi, tout est bon, chez lui, où, à la porcherie sans doute 

jeudi 14 mai 2026

Petites choses (150) qui font plaisir

 


grosse averse à la sortie d’un cours, retour à pied impossible ou saucée garantie, va pour l’arrêt de bus, pile il vous en file sous le nez, attendre le suivant, soudain la magie d’un arc-en-ciel, courir sous la pluie téléphone à la main, saisir sa lumière fugace, et courir encore parmi les flaques pour ne pas rater le bus suivant

mardi 12 mai 2026

Petites choses (149) qui font sourire

 

les entendre avant de les voir, des cris, des rires, des galopades, elles surgissent à bout de souffle, un certain âge, en collant de course à pied, petit sac à dos et tutu, autour du cou une carte pour parcours d’orientation, un enterrement de vie de jeune fille orchestré avec soin, métaphorique qui sait, elles s’amusent bien 

vendredi 1 mai 2026

Perspective



à chaque fois, penser à elle qui vous la fit découvrir, les clochers de l’église Saint-Jacques, tel un bonnet d’âne, coiffent une maison

lundi 6 avril 2026

culte du sport

 

séance d’étirements en famille 

vendredi 3 avril 2026

parc Beaumont

la lumière est belle, le printemps piaffe, les croiser tous les trois assez tôt un dimanche, deux hommes une femme, sourires joyeux dans le matin frais et lancer tout de go Pau, une belle ville, hein ? s’éloigner rapidement, l’un Comment vous savez qu’on n’est pas d’ici ? Oui, comment on sait, peut-être un regard qui flotte et hésite sur les choses, s’attarde aussi, peut-être 

vendredi 13 mars 2026

le retour des cerisiers en fleur

 


à moins que des merisiers dans le parc du château, 


et même le très vieux au bord du gave


mardi 24 février 2026

Pau, un petit tour à pied

 

enfiler ses tennis et on y est, le parc Beaumont,


le magnolia est en fleur, il est beau, des photos, des selfies, saisir aussi les Pyrénées enneigées à l’horizon, pas simple, ça prend du temps, attendre son tour, 


descendre vers Bizanos, une collinette et perché son petit château, Franqueville, 


rejoindre la Nationale, puis le gave en longeant la vigne,


une longue allée de mimosa, son parfum, 


des soins à rattraper après les semaines de pluie, du monde sécateur à la main, 


 et avant la passerelle de Gelos, l’aubépine, son jaillissement, sa fragilité. Pas de trace encore de lilas dans les coins à, en cause les fortes gelées de janvier ? le guetter. 

lundi 23 février 2026

Pau, en descendant vers la place de la Monnaie



sur l’écriteau Tant qu’il y a de l’amour et de la zigue pq être triste 


et par-delà  des portes murées, des fenêtres vomissant le lierre, la lumière d’un jour neuf, la neigeuse aubépine, le printemps fait signe, oui, pourquoi être triste