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samedi 5 septembre 2026

un « peigne du vent »



s’incline délicatement 
prendre la brise,
caresser brosser les vagues,
et résister 

mercredi 2 septembre 2026

ce serait un dimanche matin

 


elle dormirait encore, 

il sortirait sur le balcon une tasse de café fumant à la main, 

en contrebas la rumeur de l’Océan, 

fraîcheur caressante, 

les yeux sur l’horizon, 

comment les vagues, 

ne pas tarder davantage,

une dernière gorgée de café, 

oui, il sortirait sa planche, 

un jour à ça 

jeudi 21 mai 2026

Petites choses qui attristent (153)



Budapest, 13 avril, 15h30

 déclinée ici aussi, l’idée de « ville hostile» abordée dans une série photo de Jon Gorospe à la Tabakalera / Kubo


   « Ce projet s'articule autour des formes et registres divers de l'architecture défensive contemporaine, une architecture ouvertement hostile qui se manifeste par des conceptions et des modifications privilégiant l'exclusion à l'inclusion. 
   Cette série met en lumière la délimitation
des usages en ville, les strates de décisions architecturales qui, silencieusement, ségrèguent et isolent. Ces modifications apportées aux bâtiments et à leurs éléments — que ce soit dès leur conception ou après leur construction — nient certains modes de vie (comme le nomadisme) ou démontrent que le repos et la pause ont été bannis des centres urbains.

   En confrontant la présence insidieuse de l'architecture hostile, ce projet artistique agit
comme un catalyseur d'une introspection sociale essentielle. Il met en évidence la valeur intrinsèque des espaces publics en tant que lieux démocratiques et inclusifs pour tous les citoyens. »

mercredi 11 février 2026

Saint-Sébastien


la Concha, 21 décembre 25, 17h45

à la Santo Tomás, le pied léger et dansant, le soleil bascule déjà derrière le Monte Igueldo, vite, accueillir l’éclaircie

vendredi 30 janvier 2026

du côté des mères (6)

à Saint-Sébastien, une boulangerie salon de thé bondée en ce samedi après-midi, à défaut près du comptoir une grande table à compléter, prendre place, face à vous, une mère couve des yeux ses deux petites, l’une a le nez plongé dans un chocolat bien crémeux, l’autre grignote un bout de tortilla, puis elles échangent, trop, elles en laissent un peu, rien pour la mère, juste de l’eau, sur le comptoir des carafes et des gobelets, on prend si on en veut, elle finit les restes, les petites sont contentes, elle aussi, sourires croisés, elles se lèvent et sortent

vendredi 19 décembre 2025

Parapluie (9)

 

Saint-Sébastien, plage de Zurriola, 17 heures

mercredi 10 décembre 2025

mardi 1 juillet 2025

Petites choses (110) qui réjouissent le cœur

 

La Concha 1er juillet 7h30

personne encore, enveloppée d’un sari à grands ramages, elle avance vers la plage. Massive et puissante. 


La suivre du regard, hésiter à la rattraper, le temps de se rafraîchir un peu et la voilà qui s’apprête à faire demi-tour, une photo, oui ? c’est d’accord, le résultat, à peine un coup d’œil, elle vous effleure le bras de sa main, large sourire,


voix profonde et rocailleuse Ahora es tuya Maintenant, elle est à toi, une envolée d’étoffes, elle s’éloigne déjà

lundi 30 juin 2025

à la fraîche

 

Saint-Sébastien, dimanche 29 juin, 7h30

matin d’été à SanSe

dimanche 29 juin 2025

Lu et vu (154)

Lu

La Symphonie atlantique d’Hubert Haddad

L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

 Revenu dans la voiture j'ai trouvé une notification WhatsApp : vous avez 15 nouveaux messages. La salve venait d'arriver sur le groupe créé par Julie [soeur aînée du narrateur] au lendemain de la mort de Malusci, pour s'occuper d'Imma [grand-mère du narrateur]. Simple outil au départ, c'était rapidement devenu le principal canal d'échange entre nous, mode d'existence à part entière de la famille, miroir et moyen de sa cohésion, écrin nouveau où elle avait trouvé à se mettre en scène, à se contempler, à se confirmer dans sa propre existence et son propre bonheur de famille unie.

J'ai ouvert le premier message, une photo postée par Julie, d'Imma qui nageait sans bouée, pour la premtère fois depuis des années. Des exclamations admiratives fusaient en réponse, hourras, salves de cœurs comme en provoquait à peu près chaque image de l'arrière-grand-mère depuis que le groupe existait, chaque photo d'elle dans un endroit où elle n'était plus retournée depuis des années, chaque vidéo d'elle au piano, seule ou avec un de ses petits-enfants.

À ce week-end, écrivait Julie, faisant allusion à la fête qu'organisaient chaque printemps mes parents.

Merci d'avance Marie et Alain.

Marie je te fais une pissaladière et une tarte sucrée, disait Sylvie.

Et moi un clafoutis aux cerises du jardin, écrivait Antoine.

Moi des bakhlavas et des beureks d'Ayse, répondait Catherine, qui logeait depuis un an une jeune réfugiée turque.

Moi j'apporte mon maillot de bain, disait malgré les douze heures de décalage un cousin installé à Hong Kong, et l'annonce de sa présence faisait redoubler la pluie de messages.

J'ai pensé que dans quelques jours à peine tous seraient là, réunis autour d'Imma, fêteraient sa vaillance de vieille dame presque centenaire, l'applaudiraient au piano.

Je me suis revu assis en face d'elle quelques mois plus tôt sous le lustre du salon. (p 179, 180)

Vu 

exposition 

sala Kubo Kutxa Fundazioa Donostia, María Cueto, tejer lo efímero : textura, repetición, geometría, circularidad / tisser l’éphémère : texture, répétition, géométrie, circularité 


Sur le site, voir lien ci-dessus, extraits 

Matière, temps, soins 

Les œuvres de María Cueto - dont beaucoup sont réalisées à partir de fibres végétales, de feuilles ou de graines collectées et traitées manuellement - proposent une relation attentive avec la matière. Ses pièces exigent du temps, tant dans leur création que dans leur contemplation, et font appel à une expérience qui relie le tactile au phénoménologique. Il y a dans ses formes une poétique du soin qui s'étend du geste de la collecte à la construction minutieuse de réseaux, de nœuds, de réseaux et de tensions.


Depuis le début de sa carrière, Cueto a travaillé à la limite entre sculpture et 'installation. Cependant, au-delà d'une question de formats, ce qui définit sa pratique est une façon d'être dans le monde attentive aux rythmes de la nature, à la fragilité de la vie, au dialogue entre le corps humain et l'environnement. À une époque marquée par la précipitation et la saturation, son œuvre propose un mode de perception alternatif, une invitation à observer l'invisible, ce qui se transforme lentement.


Poétiques du minuscule 

Dans Tisser l'éphémère, les tissus sont des formes de pensée. Le montage accentue la circularité et le retour, offrant une lecture non linéaire de la production de Cueto. Les répétitions impliquent la variation ; les géométries n'imposent pas d'ordre mais révèlent les modèles cachés dans le quotidien.




Okendo kultur etxea Juan Marsé, denbora hegan doa, baina batzuetan, pausatzen da le temps vole mais parfois se pose



« Je suis un peintre du XIX ème qui vit au XXI ème, avec les outils du XXI ème »



Pendant l'été 2000, l'artiste plastique et poète Jesús María Cormán donne vie à un personnage littéraire dont le métier est de peindre : son nom est Jesús Mansé. Contrairement à Cormán, dont les  travaux ont toujours été sous le signe des langages de l'abstraction, Jesús Mansé a cultivé au cours de ses vingt-cinq ans d'existence un aménagement paysager réaliste au regard mélancolique qui rappelle, dans certains cas, les peintres de la période romantique.


L'exposition de Jesús Mansé que nous présentons ici, porte le titre d’un un vers du poète lui-même Cormán - Le temps s’envole mais, parfois, il se pose - recueille un large échantillon, principalement de son travail de 2022 à aujourd'hui, où il réfléchit sur la fugacité du temps, et les traces que son passage laisse sur ce que nous savons et sur ce que nous sommes.


détails



jeudi 8 mai 2025

jeudi 10 avril 2025

dimanche 29 décembre 2024

Lu et vu (129)


Lu

Zéro de Laura Vazquez 

p 105


tu as déjà dit merci à un homme qui t'expliquait comment faire je suis sûre que tu as remercié un homme 
qui t'expliquait comment faire 
je suis sûre que tu as choisi des couleurs douces calmes douces et calmes
pour tes vêtements pour tes affaires 
et je suis sûre que tu souriais
je suis certaine que tu as ri à propos d'autres femmes avec 
des hommes
je suis sûre que des hommes se moquaient d'une femme et toi avec le reste du monde tu as ri 
je te vois rire 
je te vois
je suis sûre 
que tu n'as rien stoppé j'en suis sûre tu n'as pas dérangé ça ne t'a pas dérangée 
tu as oublié
je suis sûre qu'un groupe d'hommes riait 
et toi aussi tu riais 
et tu u as oublié

non

si

J'ai peut-être ri

Vivante de Clara Ysé

Une vie française de Jean-Paul Dubois

Vu

Film

Vingt dieux de Louise Courvoisier 

Exposition 

Geure Bazterrak une exposition photo d’Anne Rearick au centre culturel Okendo de Saint-Sébastien


Gure Bazterrak chanson de Mikel Laboa, paroles Joxean Artze (traduction) citée au verso du carton de présentation
Maite ditutMaiteGeure bazterrakLanbroakIzkutatzen dizkidanean
Maite ditutMaiteGeure bazterrakLanbroakIzkutatzen dizkidanean
Zer izkutatzen duenEz didanean ikusten uztenOrduan hasten bainaizIzkutukoaNere baitan pizten direnBazter miresgarriakIkusten
Maite ditutMaiteGeure bazterrakLanbroakIzkutatzen dizkidanean
Maite ditutMaiteGeure bazterrakLanbroakIzkutatzen dizkidanean
Zer izkutatzen duenEz didanean ikusten uztenOrduan hasten bainaizIzkutukoaNere baitan pizten direnBazter miresgarriakIkusten

mardi 24 décembre 2024

Petites choses qui (91) rendent mélancolique

Donostia Marina, dimanche 15 décembre 24, 13 heures 

marcher tête nue, un crachin pénétrant, s’arrêter devant une fenêtre ouverte sur le port, trois pigeons transis sont en faction, une entêtante mélodie hésite et se reprend

mardi 10 décembre 2024

encore un peu d’automne

 

Amikuze, 5 décembre 2024

Coarraze, 2 décembre 2024

Saint-Sébastien, 25 novembre 24

mardi 5 novembre 2024

des nouvelles d’Iruña Cormenzana López

 un mail, c’était elle, Iruña Cormenzana Lopez, l’auteur de la saisissante installation Eskubideak Chemins de main « (…) J’ai été agréablement surprise de voir mon travail traverser les frontières.


J’ai pris la liberté de joindre quelques vidéos au message, espérant qu’elles vous donneront une perspective plus intime de l’intention et de l’émotion de l’installation.
 (…) »

mardi 29 octobre 2024

Petites choses qui (87) rechauffent

 



on n’a pas oublié son parapluie mais une éclaircie, vite ! une table au soleil, son livre et un verre de rouge

mercredi 16 octobre 2024

Installation (44) d’Iruña Cormenzana

 Sur le site de Jakiunde : 

«  L'artiste navarraise Iruña Cormenzana présente une installation sur la plage de Kontxa sur sollicitation de Jakiunde, pour un cycle d’événements et conférences sur le thème de démographie et migrations. 

Cette intervention artistique « Eskubideak »  «chemins de  main» (…) vise à créer une réflexion sur la tragédie silencieuse vécue par les personnes qui se lancent dans la dangereuse traversée migratoire des mers et des rivières. Il ne raconte pas d’histoires individuelles et ne met pas non plus de visages sur des tragédies. Le but est d’expliquer la gravité du problème, de montrer des statistiques froides et terribles.

Ce travail a utilisé la matière première issue des déchets industriel [moules de gants d’une usine désaffectée], créant un certain parallèle avec la population qui arrive comme matière première pour répondre aux besoins démographiques des pays récepteurs.

(…)

L'installation bénéficie du soutien du Ministère de la Science, de l'Université et de l'Innovation et du Département de l'Éducation du Gouvernement Basque »

saisissant, 

foule de mains tendues jaillies du sable, 


elles apparaissent, 
cadre merveilleux de la Concha,
photos, 
voire selfies pour quelques-uns, 
marche au ras des vaguelettes, 
dans un sens dans l’autre, 
les marées,
elles disparaissent, 

un monde s’engloutit, 

 son ombre portée, 

d’une puissance qui prend au cœur