grotesque au fil du temps
marcher d’un bon pas, tête baissée, le long du gave, le croiser, haute silhouette massive, lever les yeux sur lui, son visage s’éclaire, quête un sourire, penser un simple et ses mots vous atteignent alors, ils pétaradent et sortent avec peine, un léger bégaiement, une mitraille Un peu de spiritualité et message délivré, soulagé dirait-on, il s’en repart
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| Ames, 5 mars, midi |
le croiser au détour d’un chemin les chiens harnachés, ploient sous leur charge, s’exclamer, sûrement de la désapprobation dans le ton Vos animaux souffrent ! Lui sans se démonter Moi aussi je souffre, on souffre tous, des mois qu’on marche, y a que le petit bouc qui va bien les regarder s’éloigner, le chevreau caracole devant.
l’Océan en contrebas, la lumière est douce, marcher dans le matin frais, surgis de nulle part un agneau, quelques brebis en liberté