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samedi 5 septembre 2026

un « peigne du vent »



s’incline délicatement 
prendre la brise,
caresser brosser les vagues,
et résister 

jeudi 3 septembre 2026

petit vignoble du txakoli

 


aux alentours de Getaria, petit port en contrebas

la vendange devrait être bonne 

mercredi 2 septembre 2026

ce serait un dimanche matin

 


elle dormirait encore, 

il sortirait sur le balcon une tasse de café fumant à la main, 

en contrebas la rumeur de l’Océan, 

fraîcheur caressante, 

les yeux sur l’horizon, 

comment les vagues, 

ne pas tarder davantage,

une dernière gorgée de café, 

oui, il sortirait sa planche, 

un jour à ça 

jeudi 4 juin 2026

récup’ (7)

 

boire, prendre un bain ou plus simplement marquer une pause là, le champ était ouvert 

mardi 26 mai 2026

samedi 23 mai 2026

Conversation (62) à l’arrêt de bus

l’arbre au casse-croûte 

et vous me dites que vous voulez aller marcher par ce chemin, pas une ombre, c’est pentu, à votre place j’éviterais, prenez plutôt à droite, il y a même des bancs pour se reposer et beaucoup de monde qui passe Quién para darle la mano si le occurre algo ? qui pour vous donner (tendre) la main s’il vous arrivait quelque chose ? Il est patient, prévenant et mesurer dans le regard de cet homme d’une cinquantaine d’années combien il vous voit fragile et vulnérable, une très vieille dame à qui il faut faire entendre raison

samedi 4 avril 2026

vendredi 30 janvier 2026

du côté des mères (6)

à Saint-Sébastien, une boulangerie salon de thé bondée en ce samedi après-midi, à défaut près du comptoir une grande table à compléter, prendre place, face à vous, une mère couve des yeux ses deux petites, l’une a le nez plongé dans un chocolat bien crémeux, l’autre grignote un bout de tortilla, puis elles échangent, trop, elles en laissent un peu, rien pour la mère, juste de l’eau, sur le comptoir des carafes et des gobelets, on prend si on en veut, elle finit les restes, les petites sont contentes, elle aussi, sourires croisés, elles se lèvent et sortent

mardi 23 décembre 2025

Santo Tomas Donostin (2) Saint Thomas à Saint-Sébastien



elles ont troqué leurs jeans pour de grands jupons, les septuagénaires aussi Tu veux bien me faire une photo ? pour mes enfants, sinon ils ne vont pas croire que je porte l’habit des baseritar, au premier rayon de soleil, la Concha, 

photo, selfies, 

immortaliser. 

course légère sur les trottoirs glissants, 

un festival de parapluies, 

à la ceinture le gobelet pour passer d’une buvette à l’autre, 

un gobelet voire deux, 

ne pas les abandonner derrière soi,

réduire le plastique sur la voie, 

un défi collectif,  

trouver refuge au sein de son association, 

dans la moindre encoignure de porte, 


puis la nuit venue, par exemple bien calée sur les épaules de son aita, regarder les mutxiko près du kiosque du boulevard, plus tard, quand on sera grande, sûr, on les dansera aussi, les mutxiko

lundi 14 juillet 2025

s’asseoir là (8)

 

Mont Ulia, Saint Sébastien 

mercredi 2 juillet 2025

Petites choses qui (111) saisissent

 

La Concha, lundi 30 juin, 19h45

un étrange ciel de plomb à l’horizon, la chaleur, s’essouffler, jambes en coton, passer la plage de la Concha, atteindre celle d’Ondarreta, au bout 


Los Peines del Viento, Les Peignes du Vent, tiendront tiendront pas,  jusqu’à quand, la puissance de l’Océan

mardi 1 juillet 2025

Petites choses (110) qui réjouissent le cœur

 

La Concha 1er juillet 7h30

personne encore, enveloppée d’un sari à grands ramages, elle avance vers la plage. Massive et puissante. 


La suivre du regard, hésiter à la rattraper, le temps de se rafraîchir un peu et la voilà qui s’apprête à faire demi-tour, une photo, oui ? c’est d’accord, le résultat, à peine un coup d’œil, elle vous effleure le bras de sa main, large sourire,


voix profonde et rocailleuse Ahora es tuya Maintenant, elle est à toi, une envolée d’étoffes, elle s’éloigne déjà

lundi 30 juin 2025

à la fraîche

 

Saint-Sébastien, dimanche 29 juin, 7h30

matin d’été à SanSe

dimanche 29 juin 2025

Lu et vu (154)

Lu

La Symphonie atlantique d’Hubert Haddad

L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

 Revenu dans la voiture j'ai trouvé une notification WhatsApp : vous avez 15 nouveaux messages. La salve venait d'arriver sur le groupe créé par Julie [soeur aînée du narrateur] au lendemain de la mort de Malusci, pour s'occuper d'Imma [grand-mère du narrateur]. Simple outil au départ, c'était rapidement devenu le principal canal d'échange entre nous, mode d'existence à part entière de la famille, miroir et moyen de sa cohésion, écrin nouveau où elle avait trouvé à se mettre en scène, à se contempler, à se confirmer dans sa propre existence et son propre bonheur de famille unie.

J'ai ouvert le premier message, une photo postée par Julie, d'Imma qui nageait sans bouée, pour la premtère fois depuis des années. Des exclamations admiratives fusaient en réponse, hourras, salves de cœurs comme en provoquait à peu près chaque image de l'arrière-grand-mère depuis que le groupe existait, chaque photo d'elle dans un endroit où elle n'était plus retournée depuis des années, chaque vidéo d'elle au piano, seule ou avec un de ses petits-enfants.

À ce week-end, écrivait Julie, faisant allusion à la fête qu'organisaient chaque printemps mes parents.

Merci d'avance Marie et Alain.

Marie je te fais une pissaladière et une tarte sucrée, disait Sylvie.

Et moi un clafoutis aux cerises du jardin, écrivait Antoine.

Moi des bakhlavas et des beureks d'Ayse, répondait Catherine, qui logeait depuis un an une jeune réfugiée turque.

Moi j'apporte mon maillot de bain, disait malgré les douze heures de décalage un cousin installé à Hong Kong, et l'annonce de sa présence faisait redoubler la pluie de messages.

J'ai pensé que dans quelques jours à peine tous seraient là, réunis autour d'Imma, fêteraient sa vaillance de vieille dame presque centenaire, l'applaudiraient au piano.

Je me suis revu assis en face d'elle quelques mois plus tôt sous le lustre du salon. (p 179, 180)

Vu 

exposition 

sala Kubo Kutxa Fundazioa Donostia, María Cueto, tejer lo efímero : textura, repetición, geometría, circularidad / tisser l’éphémère : texture, répétition, géométrie, circularité 


Sur le site, voir lien ci-dessus, extraits 

Matière, temps, soins 

Les œuvres de María Cueto - dont beaucoup sont réalisées à partir de fibres végétales, de feuilles ou de graines collectées et traitées manuellement - proposent une relation attentive avec la matière. Ses pièces exigent du temps, tant dans leur création que dans leur contemplation, et font appel à une expérience qui relie le tactile au phénoménologique. Il y a dans ses formes une poétique du soin qui s'étend du geste de la collecte à la construction minutieuse de réseaux, de nœuds, de réseaux et de tensions.


Depuis le début de sa carrière, Cueto a travaillé à la limite entre sculpture et 'installation. Cependant, au-delà d'une question de formats, ce qui définit sa pratique est une façon d'être dans le monde attentive aux rythmes de la nature, à la fragilité de la vie, au dialogue entre le corps humain et l'environnement. À une époque marquée par la précipitation et la saturation, son œuvre propose un mode de perception alternatif, une invitation à observer l'invisible, ce qui se transforme lentement.


Poétiques du minuscule 

Dans Tisser l'éphémère, les tissus sont des formes de pensée. Le montage accentue la circularité et le retour, offrant une lecture non linéaire de la production de Cueto. Les répétitions impliquent la variation ; les géométries n'imposent pas d'ordre mais révèlent les modèles cachés dans le quotidien.




Okendo kultur etxea Juan Marsé, denbora hegan doa, baina batzuetan, pausatzen da le temps vole mais parfois se pose



« Je suis un peintre du XIX ème qui vit au XXI ème, avec les outils du XXI ème »



Pendant l'été 2000, l'artiste plastique et poète Jesús María Cormán donne vie à un personnage littéraire dont le métier est de peindre : son nom est Jesús Mansé. Contrairement à Cormán, dont les  travaux ont toujours été sous le signe des langages de l'abstraction, Jesús Mansé a cultivé au cours de ses vingt-cinq ans d'existence un aménagement paysager réaliste au regard mélancolique qui rappelle, dans certains cas, les peintres de la période romantique.


L'exposition de Jesús Mansé que nous présentons ici, porte le titre d’un un vers du poète lui-même Cormán - Le temps s’envole mais, parfois, il se pose - recueille un large échantillon, principalement de son travail de 2022 à aujourd'hui, où il réfléchit sur la fugacité du temps, et les traces que son passage laisse sur ce que nous savons et sur ce que nous sommes.


détails



vendredi 20 juin 2025

jeudi 19 juin 2025

à pied (29)



sentiment de traverser un paysage de carte postale, une photo de plus malgré tout

mercredi 18 juin 2025

à pied (28)

 


s’arrêter aux mêmes endroits, 


les redécouvrir sans cesse,

chemins familiers

mardi 17 juin 2025