Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Donosti. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Donosti. Afficher tous les articles

mardi 23 décembre 2025

Santo Tomas Donostin (2) Saint Thomas à Saint-Sébastien



elles ont troqué leurs jeans pour de grands jupons, les septuagénaires aussi Tu veux bien me faire une photo ? pour mes enfants, sinon ils ne vont pas croire que je porte l’habit des baseritar, au premier rayon de soleil, la Concha, 

photo, selfies, 

immortaliser. 

course légère sur les trottoirs glissants, 

un festival de parapluies, 

à la ceinture le gobelet pour passer d’une buvette à l’autre, 

un gobelet voire deux, 

ne pas les abandonner derrière soi,

réduire le plastique sur la voie, 

un défi collectif,  

trouver refuge au sein de son association, 

dans la moindre encoignure de porte, 


puis la nuit venue, par exemple bien calée sur les épaules de son aita, regarder les mutxiko près du kiosque du boulevard, plus tard, quand on sera grande, sûr, on les dansera aussi, les mutxiko

lundi 14 juillet 2025

s’asseoir là (8)

 

Mont Ulia, Saint Sébastien 

lundi 30 juin 2025

à la fraîche

 

Saint-Sébastien, dimanche 29 juin, 7h30

matin d’été à SanSe

dimanche 29 juin 2025

Lu et vu (154)

Lu

La Symphonie atlantique d’Hubert Haddad

L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

 Revenu dans la voiture j'ai trouvé une notification WhatsApp : vous avez 15 nouveaux messages. La salve venait d'arriver sur le groupe créé par Julie [soeur aînée du narrateur] au lendemain de la mort de Malusci, pour s'occuper d'Imma [grand-mère du narrateur]. Simple outil au départ, c'était rapidement devenu le principal canal d'échange entre nous, mode d'existence à part entière de la famille, miroir et moyen de sa cohésion, écrin nouveau où elle avait trouvé à se mettre en scène, à se contempler, à se confirmer dans sa propre existence et son propre bonheur de famille unie.

J'ai ouvert le premier message, une photo postée par Julie, d'Imma qui nageait sans bouée, pour la premtère fois depuis des années. Des exclamations admiratives fusaient en réponse, hourras, salves de cœurs comme en provoquait à peu près chaque image de l'arrière-grand-mère depuis que le groupe existait, chaque photo d'elle dans un endroit où elle n'était plus retournée depuis des années, chaque vidéo d'elle au piano, seule ou avec un de ses petits-enfants.

À ce week-end, écrivait Julie, faisant allusion à la fête qu'organisaient chaque printemps mes parents.

Merci d'avance Marie et Alain.

Marie je te fais une pissaladière et une tarte sucrée, disait Sylvie.

Et moi un clafoutis aux cerises du jardin, écrivait Antoine.

Moi des bakhlavas et des beureks d'Ayse, répondait Catherine, qui logeait depuis un an une jeune réfugiée turque.

Moi j'apporte mon maillot de bain, disait malgré les douze heures de décalage un cousin installé à Hong Kong, et l'annonce de sa présence faisait redoubler la pluie de messages.

J'ai pensé que dans quelques jours à peine tous seraient là, réunis autour d'Imma, fêteraient sa vaillance de vieille dame presque centenaire, l'applaudiraient au piano.

Je me suis revu assis en face d'elle quelques mois plus tôt sous le lustre du salon. (p 179, 180)

Vu 

exposition 

sala Kubo Kutxa Fundazioa Donostia, María Cueto, tejer lo efímero : textura, repetición, geometría, circularidad / tisser l’éphémère : texture, répétition, géométrie, circularité 


Sur le site, voir lien ci-dessus, extraits 

Matière, temps, soins 

Les œuvres de María Cueto - dont beaucoup sont réalisées à partir de fibres végétales, de feuilles ou de graines collectées et traitées manuellement - proposent une relation attentive avec la matière. Ses pièces exigent du temps, tant dans leur création que dans leur contemplation, et font appel à une expérience qui relie le tactile au phénoménologique. Il y a dans ses formes une poétique du soin qui s'étend du geste de la collecte à la construction minutieuse de réseaux, de nœuds, de réseaux et de tensions.


Depuis le début de sa carrière, Cueto a travaillé à la limite entre sculpture et 'installation. Cependant, au-delà d'une question de formats, ce qui définit sa pratique est une façon d'être dans le monde attentive aux rythmes de la nature, à la fragilité de la vie, au dialogue entre le corps humain et l'environnement. À une époque marquée par la précipitation et la saturation, son œuvre propose un mode de perception alternatif, une invitation à observer l'invisible, ce qui se transforme lentement.


Poétiques du minuscule 

Dans Tisser l'éphémère, les tissus sont des formes de pensée. Le montage accentue la circularité et le retour, offrant une lecture non linéaire de la production de Cueto. Les répétitions impliquent la variation ; les géométries n'imposent pas d'ordre mais révèlent les modèles cachés dans le quotidien.




Okendo kultur etxea Juan Marsé, denbora hegan doa, baina batzuetan, pausatzen da le temps vole mais parfois se pose



« Je suis un peintre du XIX ème qui vit au XXI ème, avec les outils du XXI ème »



Pendant l'été 2000, l'artiste plastique et poète Jesús María Cormán donne vie à un personnage littéraire dont le métier est de peindre : son nom est Jesús Mansé. Contrairement à Cormán, dont les  travaux ont toujours été sous le signe des langages de l'abstraction, Jesús Mansé a cultivé au cours de ses vingt-cinq ans d'existence un aménagement paysager réaliste au regard mélancolique qui rappelle, dans certains cas, les peintres de la période romantique.


L'exposition de Jesús Mansé que nous présentons ici, porte le titre d’un un vers du poète lui-même Cormán - Le temps s’envole mais, parfois, il se pose - recueille un large échantillon, principalement de son travail de 2022 à aujourd'hui, où il réfléchit sur la fugacité du temps, et les traces que son passage laisse sur ce que nous savons et sur ce que nous sommes.


détails



mardi 5 novembre 2024

des nouvelles d’Iruña Cormenzana López

 un mail, c’était elleIruña Cormenzana Lopez, l’auteur de la saisissante installation Eskubideak Chemins de main « (…) J’ai été agréablement surprise de voir mon travail traverser les frontières.


J’ai pris la liberté de joindre quelques vidéos au message, espérant qu’elles vous donneront une perspective plus intime de l’intention et de l’émotion de l’installation.
 (…) »

mardi 29 octobre 2024

Petites choses qui (87) rechauffent

 



on n’a pas oublié son parapluie mais une éclaircie, vite ! une table au soleil, son livre et un verre de rouge

mercredi 16 octobre 2024

Installation (44) d’Iruña Cormenzana

 Sur le site de Jakiunde : 

«  L'artiste navarraise Iruña Cormenzana présente une installation sur la plage de Kontxa sur sollicitation de Jakiunde, pour un cycle d’événements et conférences sur le thème de démographie et migrations

Cette intervention artistique « Eskubideak »  «chemins de  main» (…) vise à créer une réflexion sur la tragédie silencieuse vécue par les personnes qui se lancent dans la dangereuse traversée migratoire des mers et des rivières. Il ne raconte pas d’histoires individuelles et ne met pas non plus de visages sur des tragédies. Le but est d’expliquer la gravité du problème, de montrer des statistiques froides et terribles.

Ce travail a utilisé la matière première issue des déchets industriel [moules de gants d’une usine désaffectée], créant un certain parallèle avec la population qui arrive comme matière première pour répondre aux besoins démographiques des pays récepteurs.

(…)

L'installation bénéficie du soutien du Ministère de la Science, de l'Université et de l'Innovation et du Département de l'Éducation du Gouvernement Basque »

saisissant, 

foule de mains tendues jaillies du sable, 


elles apparaissent, 
cadre merveilleux de la Concha,
photos, 
voire selfies pour quelques-uns, 
marche au ras des vaguelettes, 
dans un sens dans l’autre, 
les marées,
elles disparaissent, 

un monde s’engloutit, 

 son ombre portée, 

d’une puissance qui prend au cœur

mercredi 25 septembre 2024

à la boulangerie (9)

 


Donosti/Saint-Sébastien. Tomber un soir en arrêt devant cette affiche au cours d’une promenade dans le vieux quartier. Le lendemain, 


la boulangère C’est le travail d’un collectif de jeunes artistes basques. Si tu veux je t’en donne une, j’avais aussi des banderoles, dommage, tu aurais pu en accrocher une chez toi au balcon.

dimanche 1 janvier 2023

à pied (3), sur le chemin

entre Saint-Sébastien et Pasajes, 18 déc, 12h45
 

un pauvre petit rouge-gorge affamé,


 

je peux ? oui ? picorer la peau de banane,

quelques éclats de fruits secs, pour un peu, il viendrait se servir dans votre main, bonheur de nourrir un rouge-gorge


vendredi 30 décembre 2022

à pied (2)

 

Saint-Sébastien, 18h15, 17h15
en revenant de Pasajes