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lundi 27 juillet 2026

s’asseoir là (12)

 

passerelle de Franqueville, dimanche 26 juillet, 10h1/2

il pleut, on l’attendait on avait presque oublié et soudain c’est là, une grosse averse tiède, l’abri d’un arbre, une chaise abandonnée, clapotis chuchotis, retrouver cette musique-là,

dans le gave un chien s’ébroue 

mardi 17 février 2026

Petites choses (138) qui touchent

marcher d’un bon pas, tête baissée, le long du gave, le croiser, haute silhouette massive, lever les yeux sur lui, son visage s’éclaire, quête un sourire, penser un simple et ses mots vous atteignent alors, ils pétaradent et sortent avec peine, un léger bégaiement, une mitraille Un peu de spiritualité et message délivré, soulagé dirait-on, il s’en repart 

vendredi 14 novembre 2025

à pied (38) à Pau

 

une aurore boréale, vraiment ? 

un arrêt en descendant vers la place Gramont, la lumière est belle, le Hédas en contrebas, 

le parc du château, prendre le pont d’Espagne, longer le golf, 1956, le plus vieux du continent s’enorgueillit-on ici, la passerelle de Jurançon, remonter  le gave, 


le pont du 14 juillet, 


un train va entrer en gare, passagers venus de Bayonne, Bordeaux ou la capitale 

mardi 5 août 2025

dans le matin frais,

 

depuis Jurançon, le château, de l’autre côté du gave, l’eau est basse 

mercredi 5 février 2025

lundi 13 janvier 2025

une belle gelée,

 


à Pau aussi, 


boulevard des Pyrénées, 


le ginkgo à nu et en contrebas l’hôtel du département, un geste architectural de rupture vigoureusement accompagné, dit-on, par le président du conseil général de l’époque et actuel maire de la ville,



le château depuis le parc, le gave rive droite à Billère, le long du golf, 


le château rive gauche depuis Jurançon, nos immuables

lundi 30 décembre 2024

en marchant vers le parc du château


longer l’église Saint-Martin, une échappée vers le boulevard des Pyrénées et le pic du Midi d’Ossau, rêver d’immensités blanches, 


se retourner vers le château doré dans la lumière de cette fin d’après-midi, 


le pont d’Espagne, de l’autre côté Jurançon, 


depuis une modeste crête, la voie ferrée et le gave, 


 et retour au château, quelqu’un commence à fermer les grilles Ne vous pressez pas, le parc reste encore ouvert 3/4 d’heure, je mettais juste le premier battant. 

mardi 18 juin 2024

vaille que vaille

 


se faire une place au soleil, frêle mais vivace, valeureuse petite fleur, tout est contre elle, elle pousse

mardi 8 novembre 2022

plantain

 

Elle vous l'avait appris. Pour des plantes de pied en capilotade, quelques mois plus tôt, un miracle. Ah ! bon tu ne connaissais pas ? on l'appelle aussi la plante du marcheur. En chercher à nouveau. Lui soumettre une photo. Récusé. Le plantain, elle écrit, se reconnaît par les stries parallèles (surtout au verso) qui vont jusqu'à sept. Celui-ci le lancéolé.

 de pleines poignées dans ses chaussettes et poursuivre le long du gave, Jurançon, 

 

de l'autre côté le château, Gelos, longer le haras, la passerelle de Mazerolles, Bizanos, le parc Beaumont, au fil de la promenade dériver vers l'autre langue, se surprendre à songer "ez nila begian hartua", littéralement je ne l'avais pas pris dans les yeux, c'est-à-dire mémorisé, maintenant oui, sans doute, je le reconnaîtrai le plantain

jeudi 23 juin 2022

au bord du gave

neuf heures à peu près, un peu de fraîcheur, la matinée commence, Gelos, plaine du Pradeau, un gaillard athlétique, la cinquantaine, assis sur un banc vélo posé à côté de lui, poursuivre, rue du 14 juillet, traverser, jardins partagés Marsan, un homme s'active au compost, se renseigner, l'homme au vélo vous dépasse, "C'est bien ces jardins", le temps de répondre "Du travail quand même", il est déjà loin, poursuivre, tiens le revoilà assis, le vélo toujours posé à côté de lui, passer sans un regard, voix soudain surgie à hauteur de votre oreille "... amour... baiser ?", lui, entendement et mémoire  irradiés, son regard concupiscent, ça non, vous n'oubliez pas, le vôtre dont vous devinez tout ce qu'il dit d'effroi, il s'éloigne bon train, vire à gauche, pose son vélo contre les toilettes publiques, s'asseoir à une table de pique-nique, sortir le téléphone et faire mine de pianoter, un temps, passer devant les toilettes, le vélo a disparu, ça finit donc quand ces mochetés d'histoires-là

jeudi 16 juin 2022

Passerelle de Gelos, huit heures

 


matin frais encore, le soleil pointe à peine, des éclats de voix dans le téléphone, une véhémence, la découvrir dos au chemin,recroquevillée contre la rambarde, l'effleurer du regard, longiligne, grands cheveux, débardeur et collant de course, dans ses mains un mouchoir jetable qu'elle pétrit nerveusement, la dépasser, la brise porte ses sanglots, l'amour parfois

samedi 13 juillet 2019

un soir d'été à Pau

c'est un soir,
un soir en centre ville,
un centre ville chauffé à blanc,
un centre ville minéral à force de rues dallées pavées,
un soir où jeter les livres par le balcon
un soir où repousser les murs à force de stores baissés et de chaleur

sortir
longer le boulevard des Pyrénées,
passer le château,
bientôt six heures,
presser le pas,
le gardien referme la grille et s'éloigne,
l'ombre des grands arbres,
une légère brise,


longer le golf, 
la rive droite du gave,
de l'autre côté la fumée d'un barbecue,
des cris joyeux d'enfants,
"-Vous faites attention, hein ? -Mais oui maman !"
des lancers de cailloux,
des ricochets,


plus loin un homme à sa guitare,
le regard attentif de son chien,
vos pensées dérivent,
vous avez bien fait de sortir

mercredi 27 juin 2018

Carte postale (2) de Pau

Pau, la ville près de, Pau, la ville en quête de petits ailleurs, la frontière, la montagne, l'océan, et pourtant ici le gave, le chant des oiseaux, la nature toute belle, toute fraîche