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samedi 14 février 2026

Carnaval béarnais/Carnaval biarnès, la Sèga

 

un nuage

sur le site de la Ville de Pau

  • Sèga e serada de Carronha

Sent Pançard entre dans la ville et déambule dans différents quartiers historiques jusqu'à la Sèga, une barricade réalisée par deux camps : la société de l'ordre et des notables et la société du désordre et du sauvage. 

A 19h45, retrouvez la Sèga, proposé sous le chapiteau du Hédas, place Récaborde, en raison de la pluie annoncée ce vendredi soir. 

proposé par la Compagnie Jour de Fête.



emblème du Béarn, deux vaches

du pour de rire, une farce, en occitan, en français, de la beauté, des chants, l’orchestre de musique ancienne du conservatoire, du grotesque, des éclairages. des pluies de confettis, mise en scène du pouvoir, ceux qui plient, ceux qui protestent, on comprend tous, les enfants sont assis devant en rangs serrés, les plus jeunes dans les bras de leurs parents, ne rien en perdre, figure du vétérinaire, il y a eu Donald Trump, Emmanuel Macron… un vétérinaire donc, le relais d’une parole officielle honnie La moitié du drapeau est malade, il faut brûler tout le drapeau, dernier avatar d’épidémies sur volailles canards oies ovins, la dermatose nodulaire vient de toucher les bovins, huées et rires, bonheur vivifiant d’être ensemble, la foule trépigne de joie

samedi 31 janvier 2026

à Pau, boulevard des Pyrénées

 


un ciel bas, des trottoirs luisants de pluie et dès les premiers reliefs euria zaldiz la pluie à cheval soulevée par un vent venu de l’ouest du sud qui tourbillonne, nuages qui s’effilochent, crinières, dévoilent, se recomposent et filent avant de disparaître, tout au fond la chaîne enneigée, guetter l’Ossau, cache-cache habituel 

mercredi 31 décembre 2025

vieillir (83)

c’est dans une petite vallée des Pyrénées, 

la vallée d’Ossau,

dans un gros village,

Arudy,

une toute petite librairie, 

La Curieuse, 

un peu de monde à l’intérieur cet après-midi-là, quelqu’un à la caisse, de jeunes mamans et leurs enfants tout juste sortis de la à la crèche, deux adolescents dans le rayon à eux dédié et  un vieil homme frêle appuyé sur sa canne, suivre son avancée du coin de l’œil, observer sa mise soignée, chemise de trappeur, doudoune sans manches, pantalons de velours côtelé, quatre-vingt-quinze ans vous dira-t-on plus tard, il furète au rayon nouveautés, puis soudain vers la libraire Ce poète chilien, Pedro… comment il s’appelait déjà ? Neruda, vous voulez parler de Pablo Neruda ? ah ! Pablo, oui, Pablo, c’est ça, et ce prénom martelé encore, Pablo, Pablo, fichue mémoire, la libraire à son secours, Allez, allez, vous nous direz bien un poème, lui, la voix ferme, arcbouté à sa canne, sans faillir, sans faiblir, un extrait du Chant Général de Pablo Neruda,

Je prends congé, je rentre 

chez moi, dedans mes rêves, 

je retourne à cette Patagonie 

où le vent frappe les étables 

et où l'Océan disperse la glace.

Je ne suis qu'un poète et je vous aime tous, 

je vais errant par le monde que j'aime : 

dans ma patrie on emprisonne les mineurs 

et le soldat commande au juge.

Mais j'aime, moi, jusqu'aux racines 

de mon petit pays si froid.

Si je devais mourir cent fois, c'est là, oui, que je veux mourir, 

si je devais naître cent fois, c'est là aussi que je veux naître, 

près de l'araucaria sauvage, 

des bourrasques du vent du Sud, 

des cloches depuis peu acquises.

Qu'aucun ne pense à moi. 

Pensons à toute la terre, 

frappons amoureusement sur la table.

Je ne veux pas revoir le sang 

imbiber le pain, les haricots noirs, 

la musique : je veux que viennent avec moi 

le mineur, la fillette, l'avocat, le marin 

et le fabricant de poupées, 

que nous allions au cinéma, que nous sortions  

boire le plus rouge des vins.


Je ne viens rien solutionner.


Je suis venu ici chanter, je suis venu 

afin que tu chantes avec moi.


ensuite un blanc, l’émotion partagée, la densité d’un silence, son épaisseur, puis des applaudissements, sans doute est-ce cela, une épiphanie, 


le sourire modeste et rassuré, encore une fois il est allé au bout, sa commande Les Misérables pour un de ses petits-fils, la nuit vient, il ne s’attarde pas, la libraire le raccompagne, une marche traîtresse à la sortie, l’instant d’après le voir passer au volant de sa Clio, des enfants pas loin mais il vit seul dans un village à flanc de montagne

samedi 6 décembre 2025

vieillir (81) à deux

bois du château de Franqueville, Bizanos, 1er décembre, midi

la lumière automnale d’un beau jour, 

ils marchent loin devant, 

arrimés l’un à l’autre,

 main dans la main,

cheveux blancs échappés de son bonnet pour elle, 

lui se voute,

l’âge à l’œuvre,

une lenteur, 

les feuilles mortes craquent sous les pas,  

leur conversation animée,  

ils ne vous entendent pas venir,

les dépasser,

pas un regard de côté,

ensemble,

ils poursuivent

vendredi 31 octobre 2025

Petites choses qui (128) réjouissent le cœur

Gère-Belesten, 30 octobre 25, 15h45

sur la route, béret grand bâton, pas de chien alentours, il débouche à vélo d’un chemin à droite, deux brebis puis trois puis un troupeau entier dernière lui, un chemin à gauche, ils disparaissent, la lumière est belle

mardi 16 septembre 2025

Conversation (47)

 la croiser avec son fils à la sortie du parc du château, cette fois échanger quelques mots, une très belle femme de bientôt cinquante ans, ronde et lumineuse J’aimerais me rapprocher de ma famille, je me sens isolée ici, si j’habitais Bayonne je pourrais par exemple improviser un repas avec ma grand-mère, quatre-vingt-quatorze ans et elle vit seule dans son appartement au quatrième étage sans ascenseur, et puis tous les autres et une langue aussi, ils s’y sont tous remis, la petite de mon frère est allée en ikastola [école en immersion basque], j’allais aux fêtes scolaires et c’était à n’y pas croire, tout ceux qui m’avaient charriée à la cour de récréation pour mon nom et mon prénom bien basques C’est moche, ça fait paysous, eh ! bien, ils étaient là, eux aussi ils y avaient leurs enfants à l’ikastola.

mercredi 6 août 2025

musée Carnavalet


il caracole fièrement jusque dans la capitale, notre preux et fringant béarnais, le bon roi Henri, sa poule au pot tous les dimanches, son ministre Sully Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France, un récit, son imagerie et la nostalgie, toujours 

lundi 9 juin 2025

et au bout du chemin (14)


 

un ciel laiteux, 

ça grimpe bien un peu mais pas longtemps, 


pluie et orage des derniers jours, 

attendue et c’est là, 

la cascade du Séris, 

sa puissance,


à peine 3/4 d’heure au-dessus de Laruns, 

passer l’église 

puis la Poste

un panneau jaune et tout droit

lundi 7 avril 2025

Le printemps pas à pas

 

parc du château, dimanche 6 avril, 11 h


cerisiers 

Saint-Palais, 29 mars, 11h1/4

et glycine, 

Jurançon 6 avril, midi 1/4

à venir, le lilas

mardi 7 janvier 2025

entrer en hiver

Coarraze, 2 décembre, 14h30

des éclaircies, la douceur de jours ensoleillés, farouche élan de vie et petites feuilles, le vent mauvais peut bien souffler, elles s’accrochent

lundi 6 janvier 2025

ce ciel,


Artigueloutan, 5 janvier, 17h45

demain, sûr, il pleuvra, aujourd’hui, gagné, à seaux, la pluie

vendredi 3 janvier 2025

du côté (5) de Lestelle-Bétharram en Béarn

classe unique de huit élèves Là-bas, ils fonctionnent sur le système du permis à points comme sur la route, dix points au  départ pour la conduite et tu les perds au fur et à mesure, le fils de l’amie en a déjà perdu trois, bousculer quelqu’un à la récré, hop ! un point en moins, si tu tombes à zéro, t’es convoqué chez le maire, un colosse, il est mort de peur

mercredi 1 janvier 2025

Zoriantasuna,

 

vers la Pierre St-Martin, 1er janvier 2025, 13 heures 

la gourde offerte par C. pour marquer le départ à la retraite, la « jubilación » disent nos voisins de l’autre côté des Pyrénées, ajouté par ses soins un mot en basque « zoriantasuna bonheur »,  en la sortant chaque fois penser à elle, 


comme en ce jour dans la lumière de l’an neuf, Zoriantasuna deneri helduden urterrako Bonheur à tous pour l’an qui vient


mardi 10 décembre 2024

encore un peu d’automne

 

Amikuze, 5 décembre 2024

Coarraze, 2 décembre 2024

Saint-Sébastien, 25 novembre 24

dimanche 13 octobre 2024

Vu (119)

 Vu 

Cinéma

Au hasard Balthazar de Robert Bresson Filmoteca de Murcia, cycle Robert Bresson, vingt-cinq ans qu’il nous manque

Exposition 

musée d’art abstrait espagnol de Cuenca

espacio Torner (peintre sculpteur cent ans en 2025)

museo Ramón Gayá Murcia 

Château de Cardesse (Béarn) chez Cristobal Hall, sur le chemin de l’exil, 1939, gouache sur toile. 


« En 1939, après la défaite républicaine, sa femme, qui essayait de regagner la France avec la population civile, meurt dans le bombardement de Figueras, auquel leur fille survit par miracle. Ramón Gaya franchit les Pyrénées avec l’armée républicaine et est interné au camp de concentration de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales). À sa sortie du camp, il séjourne à Cardesse [en Béarn] chez son ami anglais Cristobal Hall, puis s’embarque vers le Mexique et l’exil.»



nueve obras maestras, Fundación Antonio Pérez de Cuenca du collectionneur Roberto Polo

mercredi 21 août 2024

Eaux-Chaudes, vallée d’Ossau




une rue village, sur la gauche de sa façade décrépite la Maison Loustaunau annonce également un restaurant, sur la droite une Épicerie Mercerie, une grande maison la maison Loustaunau

lundi 8 juillet 2024

quelques pas en vallée d’Aspe

 
Escot, vers midi, 7 juillet 2024

accompagner une amie en vallée d’Aspe, 


elle vote là, 

au fond clocher de Sarrance

ensuite marcher un peu le long du gave, 


puis s’asseoir et partager un casse-croûte, 


goûter l’eau du bout de l’orteil, 
elle est fraîche, 
sur les galets, 
empreintes

mercredi 12 juin 2024

À pied (20) de Sévignacq-Méracq à Oloron Sainte-Marie

 

Arudy depuis Bescat vers 8h1/2, le 6/6/24

béarnaises


samedi 8 juin 2024

à pied (19) : de Sévignacq-Méracq à Oloron-Sainte-Marie




pour finir sur plusieurs kilomètres, marcher à l’ombre des grands arbres, murmure de l’eau, oiseaux à qui mieux-mieux, 


le gave d’Ossau dévale la vallée à la rencontre du gave  d’Aspe pour devenir à Oloron, le gave d’Oloron

Oloron, depuis Sainte-Croix, 6 juin, 4 h

vendredi 7 juin 2024

à pied (18) de Sévignacq-Méracq à Oloron-Sainte-Marie

 

Ogeu-les-Bains, 6 juin 24, vers midi 

un bruissement, le champ ondoie, la moisson sera belle