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dimanche 30 août 2026

Lu et vu (104)

Lu

My absolute darling de Gabriel Tallent

Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi

Vu

Cinéma 

Les trois adieux de Isabel Coixet

exposition 

L’effet Haroun Farocki, rétrospective 

Cette rétrospective montre pour la première fois une large sélection de films militants produits tout au long des années 1960, dont certains ont été récemment restaurés. L'exposition prend comme point de départ les travaux sur l'image opérationnelle, c'est-à-dire « des images qui - comme dirait l'auteur lui-même - ne sont faites ni pour divertir ni pour informer ». À la suite de la première guerre du Golfe, la vidéosurveillance et les technologies de guerre mises en œuvre par des dispositifs visuels ont fait l'objet de recherches approfondies de la part de Farocki. À tel point que Farocki a anticipé cette époque où les images sont produites par des machines, et pas seulement cela, mais aussi lues par des machines.

Spectacle 

Jurançon, Atelier du Neez : Le Cabaret de Poche par la Compagnie Sasséo

samedi 29 août 2026

Par les sous-bois (28)



un puits de lumière, 

les cimes sont loin et se balancent, 

on est si petits, 

des senteurs, 

le sol crisse sous les pas, 

des troncs élancés et graciles, 

poser da main sur l’écorce rugueuse, 


visages labourés, 
couturés, 


des scarifications, 

 le temps et ses épreuves, 


mais aussi douceur de chevelures emmêlées, 

vendredi 28 août 2026

Occupé !

 


elle pond

mercredi 26 août 2026

nos cieux changeants,

 

7 heures 

ou comment annoncer la pluie avec faste 

mardi 25 août 2026

lundi 24 août 2026

dimanche 23 août 2026

Lu et vu (203)

Lu

Je suis Romane Monnier de Delphine de Vigan

Les dents de lait d’Hélène Bukowski

Péquenaude de Juliette Rousseau 

   À la lecture de mon dernier livre, les larmes aux yeux, ma tante me confie « en te lisant, j'ai retrouvé les sensations de la ferme de pépère ». Pourtant je n'ai pas connu pépère. Ni la ferme, ni le bocage, ni le gallo vivant et incarné, ni les bêtes compagnes. Je n'ai pas connu le bœuf, autour duquel toute la famille posa fièrement un jour. Comme toute ma génération, j'ai seulement hérité des absences et du poids d'une fable : longtemps, j'ai cru aux mirages qu'un certain nationlisme breton avait pondu en nous. Je croyais que mes aieux étaient brittophones, que les festoù-noz étaient traditionnels chez nous aussi. Le Gwenn-ha-du brandi au loin dans une foule me rassurait. De la plouquerie, je me pensais un peu sauvée.

    

   À l'extérieur, dire « je suis bretonne » vaut toujours un certain prestige, ça respire l'iode, les crêpes au beurre et l'orgueil des Celtes. Ça ne sonne pas comme la Beauce et pourtant, vu d'ici, ça y ressemble beaucoup plus qu'à Belle-Île ou Saint-Malo. J'ai grandi avec la honte de mon village et la fierté de ma région. Cette distorsion est répandue car la Bretagne, peut-être plus que toute autre région française, a su savamment lier développement agro-industriel foudroyant et roman régionaliste. On te retire un monde, certes, mais en retour on te donne un nom dont tu puisses être fière. (p 41, 42)


   Nous voilà maintenant saisis dans une époque entièrement tournée vers sa propre agonie, dans l'étrange négation d'une finitude qu'elle a pourtant ardemment désirée, à laquelle elle a travaillé sans relâche. Le temps cyclique des saisons nous apprend que nulle fin ne dure, mais le capitalisme lui, n'a eu de cesse de rompre avec ce temps-là, pour provoquer la sienne. Vu d'ici, le mythe de la fin du monde tel que nous le connaissons est d'autant plus facile à envisager que le paysage qui fut le nôtre pendant plusieurs milliers d'années a été mis à sac en l'espace de quelques décennies. D'une certaine manière, notre fin est déjà arrivée. Et ce n'est pas seulement que le paysage en lui-même a changé, c'est que nous avons collectivement perdu notre lien à lui, notre capacité à le façonner, le maintenir, à y subsister et s'en satisfaire. Il a pris la forme que les machines lui donnent, lesquelles sont venues soulager les humains des tâches collectives qui leur incombaient jusque-là.

   Avec l'aplanissement du territoire, c'est la foi dans le temps long et cyclique d'un éternel retour, dont il faut prendre soin pour le transmettre, qui nous a finalement été dérobée.(p 47)

Vu

Cinéma 

Fjord de Cristian Mungiu

Chicas tristes de Fernanda Tovar

dans le cadre d’Hestiv’oc 

Bombes 2 bal, concert, bal, oc « 6 musiciens et 2 danseurs-initiateurs qui vous embarquent au cœur de la piste : en ronde, en chaîne, en couple... tous les styles se mêlent dans une ambiance survoltée. »

Léa eta Anuxka

Ce duo souletin à deux voix et une guitare, mêle avec émotion chants basques traditionnels, reprises contemporaines et compositions. De reprises revisitées comme The Sound of Silence en basque à leur album Oroitzapenak,


Léa compose et s’essaie également à l’écriture Pas facile elle confesseoffert un premier texte, l’adoption, un cheminement, enfance joyeuse adolescence douloureuse et chaotique, des parents aimants et fermes toujours là confiants, l’écouter.



Agathe Catel accompagnée de Martín Corriu & Yohan Abou pour son disque Orígens 

Dus au Casau, concert bal paillettes

Les Mécanos, concert, polyphonie, percussions