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lundi 9 septembre 2013

"Et s'il m'arrivait une lettre, venez vite me l'apporter, je l'ai attendue toute ma vie"


Je dois mourir- Marc Alyn, in Liberté de voir, ed. Terre de Feu

Je dois mourir je le sais
pour que la terre continue
sa petite marche tranquille
dans le jour et la nuit

Pour que ma voix s'incruste
comme un lichen en vos mémoires
avec les griffes de mes rires
et les mains liée de mes larmes

Je dois mourir pour renaître
chaque matin à la rosée
quand le ciel dans les yeux des bêtes
semble venir se reposer

Je dois partir
avant la tentation d'être un autre
avant d'être châtré par les mains de la gloire
je dois mourir pour être moi

O les étoiles de ma nuit
flamboyantes parmi les torches
c'est mon cortège qu'on emmène
sous les oliviers bleus du ciel
c'est ma jeunesse qu'on emporte
avec des cordes et des poulies
vers cet horizon dur sans porte
où je puisse accrocher mes doigts!

Dites quand tout sera terminé
pensez quelquefois à cet amour qui m'étouffait
Et s'il m'arrivait une lettre
venez vite me l'apporter
Je l'ai attendue toute ma vie.

samedi 7 septembre 2013

Château et dépendances (15) : le jardin

et pour entendre Georges Moustaki, Il y avait un jardin cliquer ici

{Parlé}
{C´est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l´acier
Et le bitume entre le béton et l´asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin
}

Il y avait un jardin qu´on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n´était pas le paradis ni l´enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l´amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s´y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l´herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n´avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu´on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d´enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

jeudi 5 septembre 2013

mardi 3 septembre 2013

de l'argent, on rénove,


moins d'argent, on arrête, mais la nature c'est bien, depuis chaque ouverture la voilà qui dégueule, à elle le dernier mot