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dimanche 25 octobre 2026

Lu et vu (210)

Lu

Inventer sa chambre à soi de Chantal Thomas

Le Dernier Enfant de Philippe Besson

Vu

à Dresde

à la Semporoper Un bal masqué de Verdi, orchestre dirigé par Daniele Gatti

salle de concert du Wallpavillon au palais Zwingern Les quatre saisons  par l’orchestre de la Résidence de Dresde


La galerie des Maîtres Anciens, exposition temporaire Corregio. 

à Göttingen, à l’auditorium, L’eau dans l’art de la peinture hollandaise 

s’y rendre en passant par le chemin de ronde cher à 


L’œil des chats


samedi 24 octobre 2026

Reconstruire

 

depuis la Maison de la Culture, l’écouter Les places sont immenses dans l’ex RDA, elles permettaient d’immenses rassemblements, 

Dresde, 23 octobre Innere Altstadt, 11h30

à la fin de la guerre, après les bombardements, ce n’étaient que ruines

et pour à nouveau dresser le temple, on a réutilisé pierres et décombres ; à gauche, c’est la statue de Luther, 

à l’entrée du temple : 

Dresde « Chemin de la révolution 1989

"Mon objectif reste, si l'heure historique le permet, l'unité de notre nation." Le chancelier fédéral Dr. Helmut Kohl le 19 Décembre 1989 sur les ruines de la Frauenkirche devant plusieurs dizaines de milliers de personnes. Ce discours est considéré comme une étape importante sur la voie de la réunification de l'Allemagne.

NOUS SOMMES UN SEUL PEUPLE. 

vendredi 23 octobre 2026

un soir à l’Opéra

 

Dresde, 21 octobre, 18h15

mardi 20 octobre 2026

Göttingen,

 

un quartier résidentiel, retrouver l’automne, 

une ville îlot, depuis le 27 septembre jeune maire Vert germano nigériane Onyeka Oshionwu de 32 ans

dimanche 18 octobre 2026

Lu et vu (209)

 Lu

La voie de Gabriel Tallent

Les derniers Indiens de Marie-Hélène Lafon

Vu

Cinéma 

Mickey and Nicky d’Elaine May

Spectacle 

Le pas du monde du Collectif XY

vendredi 16 octobre 2026

Petites choses (164) qui surprennent

 un train Ter, placement libre, quatre places d’un côté de l’allée, quatre de l’autre ; opulente, de longs cheveux lisses, elle s’installe, une toute jeune femme en pantalon ample et débardeur ; de son vaste sac fourre-tout rectangulaire, posément, elle extrait un vapo, soulève un bras, aisselle, un coup de déo, puis l’autre bras, aisselle, re-coup de déo, range le vapo et se cale dans son siège. 

mercredi 14 octobre 2026

Famille (21)

Ils sont séparés depuis plusieurs années déjà, Elle On a l’habitude de passer des moments ensemble tous les quatre, Pâques par exemple, je prépare le gigot, une recette avec des épices, le gigot, c’est lui qui l’apporte, pas question que je mette quarante euro là-dedans ! 

lundi 12 octobre 2026

parole (18) de futur papa

dès la porte leur mine réjouie, On vient d’avoir François au téléphone, Ça y est, on a fourré le blini, oui, sa façon d’annoncer qu’elle est enceinte, ils rient amusés, ce François quand même, et voilà on va devenir grands-parents

« Dans la voiture elle avait menacé d'ouvrir la portière et de sauter si Gilles ne lui promettait pas de lui faire très vite un petit ; elle répétait ce mot et il avait pensé aux petits veaux, un petit qui serait mieux que Jordan, oui, moins mou, moins nouille, une fille, voilà, elle voulait une fille, les filles sont plus malignes et plus proches des mamans, ça serait une fille, elle en était certaine. Au café, il n'avait plus été question de la copine et, après une deuxième bière, elle était partie aux toilettes en criant qu'elle allait vomir, elle avait trop envie de vomir, elle était déjà enceinte ; elle se tapait sur le ventre, il est là le fayot, il est là, bien accroché, elle va s'accrocher ma fille, ta fille. Il ne savait plus où se mettre, il aurait voulu disparaître. » Hors Champ de Marie-Hélène Lafon  (p 95,96)

dimanche 11 octobre 2026

Lu et vu (208)

 Lu 

Continuons le début de Marc Villard

Solo tu de Philippe Fusaro

Poussière dans le vent de Leonardo Padura

Vu

Cinéma

Le Corset de Louis Clichy

Spectacle 

Songe d’après Shakespeare & Lorca dans une mise en scène de Marcel Di Fonzo Bo

jeudi 8 octobre 2026

parole (17) d’épouse

vieux couple, pour lui bientôt une intervention bénigne en ambulatoire, il n’en dort pas, Elle, excédée Ils sont comme ça, c’est vrai, pour un rien ils s’affolent, j’ai fini par lui dire, ça se voit que t’as pas accouché, t’as qu’à y aller et on en reparle

mardi 6 octobre 2026

famille (20)

un couple, elle prof d’école, lui prof de collège, il a fallu renoncer à l’internat classe prépa pour la cadette, une économie pourtant, des pleurs, des portes qui claquent, puisque c’était comme ça elle irait en fac, vite trouver donc un logement à Toulouse, quant à l’aîné, il papillonne, son Erasmus bientôt, en attendant un autre loyer à Montpellier Et tu sais ce qu’il me dit, elle fulmine, mais enfin maman, on n’est pas pauvres

dimanche 4 octobre 2026

Lu et vu (207)

 Lu

La quête du chevalier de Tennessee Williams

Une tombe pour deux de Ron Rash

L’automne est la dernière saison de Nasim Marashi

Vu

Cinéma

Notre salut d’Emmanuel Marre

Adieu monde cruel de Félix de Givry

Exposition 

Médiathèque Sophie Meier Architecture en suspens 

Depuis treize ans, la photographe Sophie Meier explore les états de l'architecture Brutaliste, du Mouvement Moderne et des architectures remarquables. Originaire de Lorraine et ancrée en Nouvelle-Aquitaine à Pau, elle a parcouru des lieux emblématiques, souvent oubliés ou méconnus, (en errance quelquefois) essentiellement en Nouvelle-Aquitaine, en Lorraine et au Luxembourg,

Ses photographies saisissent les instants où les bâtiments, voués à muter, à être repensés ou reconstruits, basculent dans un entre-deux : celui où la nature reprend ses droits et ou la mémoire des lieux affleure encore. Ces images, à la fois documentaires et poétiques, restituent toute la puissance esthétique et sensible de l'architecture du XXe siècle.


vendredi 2 octobre 2026

Petites choses (163) qui touchent

de toujours, passion mécanique, l’école une traversée douloureuse,  aujourd’hui son gros garage à l’entrée du village, jovial  J’écris peut-être encore papa avec trois p mais en attendant y a personne ici qui a donné autant de  boulot que moi dans le coin

jeudi 1 octobre 2026

Petites choses (162) qui rendent heureux

 

 Bled, 20 septembre, 13h1/4

la beauté d’un paysage 


mercredi 30 septembre 2026

Petites choses (161) qui font plaisir



à Mescladis, restaurant associatif travaillant à l’insertion des migrants, Migrer est un droit, annonce un panneau, 



une salade Marjane Satrapi, prononcer son nom, elle reste vivante, la commande passée, découvrir un autre nom, celui de Frederika Bremer, une figure d’avant-garde du féminisme suédois ou bien encore de Tina Modotti, une photographe activiste révolutionnaire 

lundi 28 septembre 2026

Petites choses (160) qui irritent

 


Trieste, nombreux ce soir-là aussi à guetter le coucher de soleil sur l’Adriatique, 


une lumière qui magnifie, puis sentiment que le soleil bouge, recule, non, l’énorme ferry stationné là quitte s’éloigne lentement, 


il pique plein ouest, avale le soleil et plonge le quai dans l’ombre,  

molo Audace. 15 septembre, 19h15

une jeune femme poursuit la lecture de La Nausée 

dimanche 27 septembre 2026

Vu (206)

 à Duino

les ruines du château 

 

vu depuis les ruines, le château dont Rainer Maria Rilke était l’invité 

et le sentier dit Rilke, chemin qu’il parcourait le long de l’Adriatique 

Première élégie un des poèmes choisis par Clara Ysé pour son instant poésie France Culture 

"Première élégie" (extrait) de Rainer Maria Rilke

Qui
si je crie
pour m'entendre ?
Quel ange parmi les anges ?
Et même s'il s'en trouvait un pour soudain
me prendre contre son cœur ?
Telle présence, j'en mourrais
car la beauté commence comme la terreur :
à peine supportable.
Et si nous l'admirons tant, c'est que nous détruire ne daigne :
quel que soit l'ange, il est terrible.
Autant donc taire, au fond de moi renfoui,
l'obscur sanglot.

Qui,
alors, qui
appeler à l'aide ?
Pas l’ange… Pas l’homme…
Les animaux, eux, le savent bien,
notre mal-être en ce monde, nous ne pouvons guère que l’interpréter.

Quoi,
alors, que
nous reste-t-il ?p
Peut-être un arbre en quelque ravin,
- à revenir regarder, chaque jour ;
ou la rue, familière de longtemps,
que l'habitude y prenant goût sut inscrire en nos pas, facile, fidèle.


au MACBA, Musée d’Art Contemporain de Barcelone


Basel Abbas et Ruanne Abou-Rahme, Prisoners of Love: Until the Sun of Freedom


Ils créent des installations multimédias qui engagent la politique et la poétique de la résistance anticoloniale tout en retraçant les luttes contre la dépossession et l'oppression en Palestine. Travaillant ensemble depuis 2007, leur pratique combine l'image en mouvement, le son et le texte pour explorer comment les histoires de résistance sont portées à travers le temps.



Prisonniers de l'amour : Jusqu'au soleil de la liberté s'inspire d'un processus d'étude : apprentissage avec et auprès d'anciens prisonniers palestiniens, poètes, penseurs révolutionnaires et les nombreuses pratiques de refus qui continuent de façonner la vie quotidienne en Palestine. Grâce à cette approche, l'installation trace des connexions à travers les générations, abordant la résistance comme une pratique d'étude continue tout en reconnaissant une dette plus large envers ceux qui ont résisté avant eux.


Dans cette nouvelle réalité, Basel et Ruanne demandent : qu'est-ce que cela signifie de résister dans des conditions impossibles, de respirer là où on ne devrait pas respirer et de sortir des sites d'exclusion sans limites ? L'écriture, la narration et la chanson émergent comme des actes d'affirmation de la vie qui maintiennent la capacité de continuer à résister, même dans des conditions conçues pour confiner le corps et l'imagination. Grâce à l'échantillonnage et à la superposition de l'image en mouvement et du son, la paire construit ce qu'elle décrit comme de « nouveaux scripts », formant une poétique de résistance.


« Et que signifie écrire sans stylo ni papier, écrire sous siège,


Écrire sous le poids étouffant d'une cellule de prison, le poids du béton ?


Écrire d'une manière qui creuse un tunnel pour sortir de ces murs


Écrire pour abattre les murs de la prison, pour créer une fracture,


Un souffle, un tremblement dans le temps sous le béton, un temps qui refuse d'être capturé, un temps fugitif qui abrite un éclat dans la gorge de ce temps carcéral » 

- selon Nasser Abou-Rahme, The Time, 

Sous le béton: Palestine entre Camp et colonie


S. tu n'avais pas de stylo ou de papier ; tu as dit que tu écrivais dans ton esprit, tout comme H. 


« Je me suis promis de sortir et d'écrire, et d'écrire tous ces sentiments et toutes ces pensées. À ce jour, je continue à écrire, car ce que j'ai découvert, c'est que la prison est un voyage, pas seulement pendant que tu es à l'intérieur de la cellule. Ton voyage et ta relation avec la prison commencent plus tard.

Ils commencent par la façon dont tu produis après la détention. Et ici j'écris, et jusqu'à aujourd'hui je continue à écrire, et à ce jour il y a des choses dont je me souviens encore. Donc même cela, l’idée qu'ils ont confisqué des stylos et des papiers et je ne sais quoi d'autre, pour que nous ne produisions pas, n'écrivions pas et n'ayons aucune production en tant que mouvement de prisonniers, est un échec. Parce que ce n'est pas seulement moi : tous les prisonniers que je connais et à qui je pose des questions sur ce sujet écrivent aussi, et des prisonniers qui n'écrivaient pas avant émergent capables d'écrire »