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mercredi 27 mai 2009

Treille au pied du château


Un mois plus tôt, juste de jeunes pousses,
temps à l'œuvre,
quoi d'autre sinon ?

mardi 26 mai 2009

Continuer

Cinquante billets ou citations. Dans tous les sens, pas de ligne directrice. A quoi ça ressemble sinon à moi ? Tentée par la touche supprimer.

Essayer d'être neutre, s'interdire la pose, en débusquer la tentation, effacer, effacer... pourtant prélever ce petit bout de réel plutôt que celui-là, choisir donc.

Et subjectivité. Forcément.

Puis au moment d'exprimer cette bouillie, connexion en panne, réaliser le goût enfantin retrouvé pour les mots, souvenirs mêlés de crayons et d'école, en sourire et basculer sur le billet cinquante-et-un.

Pas à une volte-face près !

« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste ; vanité des vanités et tout n'est que vanité. Que retire l'homme de tout le travail qui l'occupe sous le soleil ?(...) J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j'ai trouvé que tout était vanité et affliction d'esprit ! » (Ecclésiaste, premier chapitre, traduction Lemaître de Sacy). Ou encore, éditions Arléa, Vanité tout n'est que vanité et pâture du vent.

dimanche 24 mai 2009

Produire oui mais

C'est vrai, de nos jours, elles produisent plus, les bêtes mais faut voir aussi comme ils les soignent, les jeunes, enfin quand je dis les jeunes, ça passe vite une génération... Nous quand une brebis donnait un litre, on était fiers, aujourd'hui elles sont presque toutes à deux mais il revient à combien le litre en plus ?

Vides, les séchoirs finissent par s'écrouler.

Acheter
Ensilage, fourrage, grain,
Par remorques
Puis payer.
Vaut mieux avoir les reins solides.

samedi 23 mai 2009

Chemin familier



Devoir pousser et non tirer vers soi la porte du petit couloir qui conduit à l'étable, se tromper longtemps

Changer de salle de classe, passer de la 221 B à gauche de l'escalier, à la 214 B à droite de l'escalier, se tromper longtemps,

Passerelle d'accès parc du château / Basse Plante réparée, l'oublier et faire le tour par la place Mulot,

Automatismes.

... dans la tête combien de temps pour emprunter et accepter de nouveaux chemins ?

vendredi 22 mai 2009

Le coq

Un  crâneur, je ne l'aimais pas.Trop sûr de lui.

Pas se fier au cliché, il me rend injuste.

Héroïque ce coq !

Il n'a pas attendu le petit matin. Il n'a pas joué les arbitres lointains. Il s'est jeté du poulailler et a mis le renard en fuite.

Au matin, le calme. Une poule, et rien qu'une, sur le carreau.

Décapitée.

Lui, à côté, mort aussi, mais entier.

Reste à espérer une valeureuse descendance.

Bon sang ne saurait bla bla bla... et bla bla bla !!!

jeudi 21 mai 2009

Coupe de printemps

Pour les grosses chaleurs, si elles arrivent, brebis tondues de près.

Nos débats en famille, pourquoi ceux de la ville disaient-ils donc "mouton", pour nous brebis, agneaux, béliers, ne savaient-ils pas ce qu'était un mouton ?

Finir par comprendre que terme générique, pourtant au moment d'écrire, une hésitation mais "moutons tondus de près" non, impossible. Pas moi.

Se souvenir de la grande paire de ciseaux, de l'oncle qui venait aider, il coupait aussi les cheveux au voisinage, tondeuse et coupe au bol, escaliers sur la nuque, c'est comme ça qu'on disait les aspérités, premier passage chez un vrai coiffeur, quand ? Babé à Labastide-Clairence ? interroger.

Et puis, j'y repense au moment d'éteindre l'ordinateur, surprise ce matin d'un texte simple et juste, une mélopée, pensé à "et tous ces verres... toutes ces femmes... j'aurais voulu les boire et les casser" mais quelle importance au fond, une musique, une voix c'est sûr, singulière et pudique qui dévide le magma que confusément on se sait porter, alors merci encore à Tiers Livre pour avoir guidé mes yeux vers Immobiles de Daniel Bourion.

mercredi 20 mai 2009

Ombres

dans la chapelle du pays d'enfance, vitraux, déplacer un bras, bouger la tête, éclats mouvants, dans cette lumière-là se sentir précieuse, bourdonnement rituel, à genoux, se lever, s'asseoir, ne pas penser, penser à autre chose, émoi, être discrète, surtout ne pas gigoter, l'oublier parfois , souvenir de cuisants rappels à l'ordre.

en classe, à l'aide de ciseaux, équerres, cadrans de montre... saisir en douce un rayon venu de la fenêtre, le promener sur le tableau ou le visage du professeur, regards sur l'enfant et rires qui trahissent, mais toujours cet élan vers la lumière.