
Petites choses qui réjouissent le cœur, bulbes de jacinthe de l'an passé qui cette année encore refleuriront.
Le tabouret "ttottoa" pour la traite des vaches. L'approcher du pis, poser la tête contre le ventre de la vache, en principe deux mains, mais avec une main il allait très vite quand même, là que répété le Notre Père, le seau se remplissait, l'écume, les chats accouraient, le chien de la maison aussi, un fond d'écuelle pour chacun, se rappeler Pulumpaduna, duna qui a, la porteuse de cloche, la plus brave du troupeau, l'avoir traite parfois, lait encore tiède et un peu sale dans le bol, mmmh ! mais toiles d'araignée sur le tabouret, le "kotzu" prend la poussière, sélection, veaux énormes, plus ce supplément de lait pour la maison, alors des briques dans le frigo, du 1/2 écrémé, l'autre celui de toujours, de Pulumpaduna ou d'une autre, définitivement décrété trop gras.



Traiteur du coin de la rue. Passer la saluer. Neuf heures. Elle s'active. Poivrons découpés à toute vitesse. Joli, ça ? elle sourit, Normal, c'est aux couleurs de ton pays. Penser à l'ikurina. Puis téléphone, elle lâche son couteau.