on regarde son travail, l'air désolé
- C'est un peu difficile pour elle, les consignes tout ça, ça lui échappe un peu.
- Oui, on l'a bercée un peu trop près du mur. Ah ! bon, vous le dites pas ici ?
songer au temps où l'on disait d'enfants qu'ils n'étaient pas finis ; retards cognitifs, dys, QI en berne, d'autres mots pour classer, étiqueter chaque difficulté, aider, on dit
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mardi 29 mai 2018
mardi 15 mai 2018
Ronde (28) de mai : souvenir (s)
La ronde est un échange périodique de blog à blog sous forme de boucle, mis en ligne le 15 du mois. Le premier écrit chez le deuxième, qui écrit chez le troisième et ainsi de suite. Sur le thème du souvenir, j'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Marie-Noëlle Bertrand tandis que je me décale vers Giovanni Merloni.
Construire…
Sable entre mes doigts,
Texte et photographie :
Marie-Noëlle Bertrand
Construire…
Sable entre mes doigts,
Oblitération des possibles,
Unicité des stigmates,
Vaine mélancolie,
Nuées, sombre.
Nuées, sombre.
Impressions fanées, sépia.
Reliques, passé.
Sous les souvenirs, construire...
Socle sous mes pieds,
Opportunité d'une brèche,
Universalité des aspirations,
Volonté farouche,
Essor sensible.
Nuances, clarté.
Images projetées, technicolor.
Reddition, l'à venir.
Sur les souvenirs, construire…
La ronde tourne dans ce sens :
Marie-Noëlle
Bertrand, Éclectique et Dilettante
chez Elise, Même
si
chez
Giovanni Merloni, le portrait inconscient
chez Serge
Marcel Roche, chemin tournant
chez
Dominique Autrou, la distance au personnage
chez Franck,
à l'envi
chez
Jean-Pierre Boureux, Voir et le dire, mais comment ?
chez Hélène
Verdier, simultanées
chez Noël
Bernard, talipo
chez
Jacques, La vie de Joseph Frisch
chez
Marie-Christine Grimard, Promenades en ailleurs
chez Marie-Noëlle Bertrand, etc.jeudi 26 avril 2018
vieillir (22)
rue Serviez, de bon matin, chemise largement ouverte, l'air encore bien éméché, la nuit a dû être rude, il chante plus fort que nécessaire "il venait de faire quatorze ans... poursuit, il n'en revient pas et maintenant il en avait trente-deux..." le temps comme il va, une prise de conscience
samedi 14 avril 2018
un désir de croire
au funé, huit jours ont passé, le cercueil va être refermé, dans quelques heures la cérémonie, elle parle parle, être là, voir affluer le souvenir de ceux qui nous ont quittés, vous vous penchez sur le corps, une larme s'égare sur son visage, Tu as vu, sa voix se fait presque joyeuse, un espoir fou, regarde, là, au coin de son œil, incroyable, on dirait qu'elle pleure, se ravisant, le rationnel quand même, Remarque peut-être ils les maquillent comme ça pour que ça fasse plus vrai
mardi 10 avril 2018
récupérer (9)
oui, elles sont bien les vestes de la Poste, solides mais ils ne les ont pas comme ça, qu'est-ce tu crois, un tant retiré sur le paye et c'est pas donné même, maintenant qu'il a pris sa retraite, il en a plus besoin
lundi 9 avril 2018
une matinée d'écriture avec Amandine Monin (4) : exercices
"un jeu de fragments et chaque fragment éclaire quelque chose qui n'est pas écrit" Amandine Monin
p 8 et 9 ici
Eloge
modeste et doux
creux de votre main
le soupeser
une densité
épouser ses contours
légère faille ici
la suivre du doigt
rêche et granuleux là
le porter à votre joue
caresse
le prendre avec soi
esquisser
esquiver
un entre-deux
imaginer une quatrième de couverture : C'est l'histoire de............
C'est l'histoire d'un paysage
qui aurait du mal à se dire
et qui se construirait pierre à pierre.
![]() |
| p 1 un silence de pierre devant l'enfance |
p 8 et 9 ici
![]() |
| p 10 éloge |
modeste et doux
creux de votre main
le soupeser
une densité
épouser ses contours
légère faille ici
la suivre du doigt
rêche et granuleux là
le porter à votre joue
caresse
![]() |
| p 11 |
le prendre avec soi
esquisser
esquiver
un entre-deux
![]() |
| p 12 |
C'est l'histoire d'un paysage
qui aurait du mal à se dire
et qui se construirait pierre à pierre.
mercredi 4 avril 2018
une matinée d'écriture avec Amandine Monin (3) : exercices
lister des "Je me dis"
p 8
Je me dis que
que c'est bon de
sentir
sa respiration
il faudrait approfondir
Je me dis que
que j'aimerais mieux
regarder
Je me dis que
que je vis
traversée
de rêves
Je me dis que
que il y a pire lieu qu'un jardin de mots
mes os me survivront
rebondir à partir de l'un des "je me dis que..."
p 9
elles chuchotent
murmurent,
bruissent,
rêvent,
se taisent aussi
les pierres
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