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mercredi 10 juillet 2024

la demande en mariage, clichés

elle habite Göttingen, des échanges de texto, puis Regarde ce que m’envoie ma fille, Une plage, la mer du Nord, un jeune homme genou à terre devant sa belle, lumière d’un coucher de soleil,  photo suivante, même arrière-plan, juste une main et au doigt une bague rutilante, elle habite Pau, son fils se marie le 21 septembre Le mien a fait ça à Venise, ils ont réussi à trouver un pont sans personne et chance ! quelqu’un pour les photographier, sa compagne se demandait pourquoi il était si nerveux au moment du départ, inquiet dès qu’il la voyait approcher de sa valise, la bague était cachée dans ses vêtements, ils sont plus romantiques que nous faut croire

lundi 8 juillet 2024

quelques pas en vallée d’Aspe

 
Escot, vers midi, 7 juillet 2024

accompagner une amie en vallée d’Aspe, 


elle vote là, 

au fond clocher de Sarrance

ensuite marcher un peu le long du gave, 


puis s’asseoir et partager un casse-croûte, 


goûter l’eau du bout de l’orteil, 
elle est fraîche, 
sur les galets, 
empreintes

dimanche 7 juillet 2024

Lu et vu (106)

 Lu 

Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse

Vu

Les chariots de feu de Hugh Hudson

samedi 6 juillet 2024

Par les sous-bois (11)

 


un réseau étroit de lignes et galeries, 

le parchemin a verdi,

palimpseste 

mercredi 3 juillet 2024

Se souvenir du Solstice d’été à Chillida Leku

 

Chillida Leku vers 17 h

 ciel, 

tiendra, 

tiendra pas ?


des trombes d’eau le matin, 


partout dans le grand parc musiciens danseurs chanteurs se préparent, 


essais, dernière répétition, 


20 heures, une déambulation commence orchestrée par Jon Maya de la compagnie de danse Kukai, sacs poubelles, coupe-vent à même le sol spongieux, s’asseoir, regarder de tous ses yeux, de toutes ses oreilles, applaudir, 

Maité Larburu

se relever, 

lever le camp, 

former un cercle auprès d’une autre sculpture, 

neuf étapes, 

une proximité, la nuit descend doucement, 


huitième étape, duo Jon Maya le danseur de Flamenco Andrés Marín, danse virtuose avec autour sur cette sculpture table, 

un saxophone pousse sa plainte, des hommes venus du public surgissent, leurs voix graves et puissantes, tous baignés pris dans un chœur profond, 

se lever encore une fois, dernière et neuvième étape, la déambulation a dessiné une boucle, point de départ, point d’arrivée, les percussions s’emballent, transe, déferlement, les élèves d’école de danse entrent dans le cercle,  le chant d’Andrés Marín, d’autres voix comme venus d’avant les mots, c’est échevelé débridé chaotique, démesure folie, à quelles sources cette puissance, païen sacré, embarqués, des images se font se défont, sarabande, une farandole, ils sortent, la foule s’écarte, rejoignent les ombres alentours, la scène est vide, la fin, déjà, la foule s’égaille, quelques cris et rires aigus d’enfant dans la nuit , cache-cache trap trap dans les sculptures, ils jouent, rentrer à regret, 

premières lumières, 

à Saint-Sébastien, 

dans l’échancrure d’une rue, 

dans une trouée d’un ciel d’encre, 

la lune, 

il n’a pas plu  

mardi 2 juillet 2024

Petites choses qui (74) rassérènent

 

dimanche, législatives, un peu de monde dans les rues, va-et-vient autour de la mairie, une fébrilité, la journée promet d’être longue d’attendre, des trouées dans le ciel bas, s’éloigner vers le parc, dans l’ombre du château, un jeune homme, il ne lève pas la tête, profondément absorbé, il lit.