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jeudi 12 octobre 2023

Vendanges



Ça te dit un jour à vendanger ? Mon viticulteur m’a appelée deux fois pour que je l’aide à trouver du monde et se retrouver là, dans le mobil home, un petit matin frais, à partager un café chaud avant de rejoindre la vigne 

au fond, l’Ossau, huit heures à peine, 


9h 1/4, pas de toilettes bien sûr, s’éloigner et au retour, clic clac , vite, une image avant de rejoindre le rang


Déjeuner, une heure de pause, 


déballer son casse-croûte 



et un court temps de sieste à l’ombre des grands arbres. Deux heures encore, le soleil tape dur, la journée se termine, le patron doit livrer son raisin à la coopérative avant cinq heures.

mercredi 11 octobre 2023

Vieillir (44)

 Un message sur votre portable « Bon anniversaire mon Billy, ta maman qui t'aime » signaler l’erreur d’aiguillage, un peu plus tard, elle J’ai fait une autre boulette, son anniversaire c’est bien le 10 mais le 10 septembre, je le lui avais déjà souhaité, je ne m’en souvenais plus. Elle rit.  

lundi 9 octobre 2023

Cáceres, son Christ noir


église Santa María, chapelle du Christ noir vénéré à Cáceres et dans toute l’Exxtramadure. 



dimanche 8 octobre 2023

Cáceres, la judería


Le guide La péninsule, pour eux, comme une seconde Terre Promise. Quand Isabel la Católica les a chassés, en 1492, ils se sont installés partout où ils pouvaient. Le nord de l’Europe, le Magreb et jusqu’en Thessalonique. Il y a quelques années, en guise de réparation, on a proposé la retrouver leur nationalité aux descendants de ces expulsées. Les archives sont bien tenues, les généalogies claires et deux, trois mille personnes, je ne sais pas au juste, ont vu leur demande acceptée. Ça se fait plus ici, au Portugal il me semble que si encore, mais j’ai dans l’idée qu’on ne tardera pas à leur rouvrir les bras, nous aussi. 



jeudi 5 octobre 2023

Office de Tourisme de Cáceres



Pourquoi calle Amargura [rue Amertume] ? un éclat de rire,  ses yeux pétillent eh ! bien, parce qu’au bout, y a le cimetière, voilà pourquoi. 

mardi 3 octobre 2023

« Elle mourut à quatre-vingt-dix-ans avec son étrange savoir »


Ce texte dans la lettre du jour d’Henri Gougaud 

Disparition 


Le 23 septembre 2004 est morte Yang Huanyi, la dernière Chinoise à parler le nushu. Le nushu n’était pas une langue ordinaire. Il s’agissait en vérité d’un système d’écriture uniquement utilisé par les femmes de la région de Jiangyong, dans la province du Yunan. De fait, c’était une façon d’écrire le chinois classique de telle manière qu’il demeure incompréhensible aux hommes. De quoi parlaient les femmes, en leur langue nushu ? De tout ce qu’ils ne devaient pas entendre. Et quand l’une d’elles mourait, avec elle, étaient enterrés (c’était la tradition) tous les écrits nushu qu’elle avait conservés. Du coup, les manuscrits survivants furent extrêmement rares. La langue s’épuisa ainsi (on estime qu’elle était vieille d’environ 400 ans), par pénurie d’écrits, oubli de transmission, épuisement des êtres.
Yang Huanyi, donc, fut la dernière. Elle avait appris dès son plus jeune âge à lire et écrire le nushu. Trois années durant, un mystérieux groupe de femmes, « les sept sœurs sous serment » l’avaient initiée aux subtilités de la langue. Ce fut pour rien. Elle ne connut bientôt plus personne à qui la parler ou l’écrire. Elle mourut à 90 ans avec son étrange savoir. Tout ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que ce langage perdu était fait de traits, d’arcs, de points, de virgules, et que ses mots disaient le malheur d’être femme, et ces choses menues, travaux, peines de cœur, souci du lendemain, qui font l’essentiel de la vié
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lundi 2 octobre 2023

Petites choses qui (63) réjouissent le cœur.

 

Lisbonne. Kiosque du parque do principe Real. Le jour se lève à peine. Sortir le chien, s’arrêter là et boire un café sans quitter son livre des yeux.