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dimanche 13 septembre 2026

Vu (205)

 Vu

à Bilbao 

Azkuna Zentroa : Glenda León Un arbre tombe dans la forêt 

Un arbre tombe dans la forêt, de Glenda León (La Havane, 1976), se déploie comme un aperçu de son œuvre. Conçue comme une partition ou une chorégraphie, chacune des propositions active ici, selon le cas, une expérience unique et ouverte.

À travers un langage hybride qui transite entre l'installation, la photographie, la vidéo et le son (toujours en dialogue avec la musique, la parole et le corps), l'artiste construit un espace de perception où se croisent l'intellectuel et l'intuitif, la matière et l'esprit.

Corps célestes (2017-2026), 14 travaux / 2 boîtes à lumière, 12 toiles, Poudre d'ailes de papillon sur papier photo

L'exposition est articulée en trois domaines interconnectés : un premier axe politique et social explore les tensions de la contemporanéité - la polarisation, les mécanismes de pouvoir, la censure ou les paradoxes du progrès - tant dans le collectif que dans l'intimité. Un deuxième domaine aborde la nature comme un système de correspondances, révélant des modèles et des résonances qui relient divers phénomènes d'un point de vue rationnel et en même temps poétique. Une troisième perspective est orientée vers le spirituel, compris comme une dualité qui lie son art et sa biographie.

Loin d'offrir des réponses fermées, la pratique de Glenda León interroge les interstices entre la réalité et la fiction, en articulant un discours subtil où le son et le texte, l'image et la forme, la pensée et la perception, invitent à une contemplation critique qui remet en question notre façon d'habiter le monde.

Tout cela, à partir d'une esthétique minimaliste et d'une ambition conceptuelle qui permettent d'obtenir un langage d'une grande subtilité formelle.

Une langue propre au XXIe siècle qui nous permet de nommer ses carrefours. Ainsi de :

PARLER À DIEU 2018


Vidéo monocanal 52mm


Des chants calmes plongent l'intérieur de l'église baroque dans une expression de révérence et de tension retenue. Les adorateurs, assis sur des bancs et baignés d'une lueur éthérée, gardent les yeux baissés, vraisemblablement en prière.


Soudain, la vidéo révèle l’intérêt des fidèles pour leur téléphone portable, un outil qui occupe la majeure partie de nos vies.


Le chant contribue à entrer dans toute une atmosphère liturgique, mais il s'agit d'une altération technologique des sons émis par les chauves-souris, de sorte qu'ils ressemblent à une tonalité humaine. En tant qu'animal nocturne, la chauve-souris est associée au diable dans la culture occidentale. La vidéo passe à une perspective omnisciente, où l'ensemble des écrans se transforme en une constellation d'étoiles.


En parlant à Dieu, elle aborde la technologie comme un phénomène contemporain, et la désacralisation et la décentralisation de ce qu'est le canon. Bien que l'environnement d'une église catholique puisse suggérer une conversation intime avec un Être Supérieur, une exaltation de la Foi, le fait que les gens soient absorbés par leurs téléphones portables nous fait réfléchir sur le rôle que jouent les technologies dans notre vie actuelle. Une mise à jour de la foi pourra-t-elle alors être réalisée ?


Rarement, comme à l'époque d'Internet, nous avons eu la possibilité d'atteindre la connaissance absolue et d'exercer le pouvoir de l'omniprésence. Jamais auparavant l'homme n'a été aussi proche de ressembler à Dieu et pourtant, l'essentiel semble s'éloigner de plus en plus. La beauté du cadre final, distante, semblable à celle d'un ciel étoilé, nous laisse une possible issue, optimiste, où les deux éléments, le technologique et le spirituel, entrent en harmonie.


Au Guggenheim Igshan Adams Soulevant la poussière : L'Archive du corps

Igshaan Adams (Le Cap, 1982) est un artiste pluridisciplinaire dont le travail entremêle la dimension personnelle et l'engagement politique à travers les matériaux, le geste et la forme. Nourri par les souvenirs de son enfance à Bonteheuwel - une banlieue marquée par la ségrégation raciale et façonnée par les divisions spatiales de l'apartheid — Adams transforme des matériaux modestes, tels que la corde, les perles ou le fil métallique, en compositions élaborées qui interrogent les liens entre la race, la religion, la sexualité et la mémoire. 



Il s'inspire notamment des sols en linoléum imprimé des intérieurs domestiques, transformant ces motifs familiers en abstractions qui reflètent à la fois l'intimité et le déracinement.



Adams a récemment élargi le champ de ses recherches pour y intégrer la dimension du mouvement. Sa collaboration avec le Garage Dance Ensemble à O'okiep, dans la province sud-africaine du Cap-Nord - d'où est originaire sa famille maternelle — a favorisé un échange inédit entre le textile et la danse. À travers des ateliers menés avec les danseurs, Adams a conçu un processus dans lequel les corps se déplacent sur des toiles posées sur des linoléums peints, créant des « empreintes de danse » qui matérialisent des gestes collectifs de libération et de connexion. Construites au fil des performances successives, ces empreintes superposées retracent des rencontres partagées et des efforts visant a, selon l'artiste, « libérer les empreintes psychiques accumulées et sédimentées ».

Les œuvres présentées au Musée Guggenheim Bilbao proviennent des performances réalisées à Athènes en 2024, où des danseurs sud-africains et grecs ont collaboré pour la première fois. Les monotypes ainsi réalisés ont été transformés en une série de tapisseries tissées à grande échelle, suspendues dans l'espace afin de permettre au visiteur de circuler autour et parmi elles. Certaines sont accrochées à des crochets qui repoussent le tissu vers l'extérieur, révélant les deux faces de la tapisserie, d'autres sont accompagnées de petits « nuages » tissés, comme si des fragments de couleur et de mouvement s'étaient détachés de la composition.

À la fois ludique et solennelle, l'installation d'Adams donne forme à des forces invisibles — la mémoire, le rythme, l'empathie — et propose l'acte de tisser comme une pratique corporelle et communautaire de guérison.


à Venise



Organized and funded by Palestine Museum US with generous donations from the following benefactors (as of May 4, 2026)

Lamis Shawa Dajani

Paula Simon

Frank Mellon

John Fussel

Roxanne Bruno

Dana Saleh

Mona Hassan

Eileen Stio

Colin Sutherland

Karina Quintans

Cecil Crasto

SacramentoBethlehem

Dr. Swee Ang

Salman Abu Sitta

Richard English

Emthethal Rezk

lain and Jan Chalmers

Rosette El-Qutami

Michele Gelboin

Leila Baker


Gaza - Pas de mots - 


"Si je dois mourir", a écrit le défunt poète de Gaza Refaat Alareer, "vous devez vivre pour raconter mon histoire."


À travers la Palestine et sa diaspora dispersée, les femmes palestiniennes ont pris cet appel. Alors que des bombes tombaient sur Gaza, une femme palestinienne a tiré quelque part un fil rouge à travers un tissu blanc. Avec chaque âme perdue, chaque hôpital bombardé et chaque maison rasée, une main palestinienne la commémorait minutieusement. La tapisserie du génocide de Gaza est devenue leur réponse collective au plaidoyer d'Alareer.


À des centaines de kilomètres, de Ramallah aux camps de réfugiés du Liban et jusqu'en Nouvelle-Zélande, des femmes palestiniennes ont brodé une centaine de panneaux qui formeront ensemble la tapisserie du génocide de Gaza, un témoignage qui refuse de laisser le monde oublier ce qui est fait ou à qui.



Chacun des panneaux de la tapisserie raconte un fragment des deux dernières années ; un enfant qui pleure alors que son monde s'effondre autour d'eux, une maison qui portait autrefois le rire des enfants (…) un homme qui embrasse «L'âme de son âme » pour la dernière fois. 


« Clé du retour » moderne*


Lorsqu'elle est assemblée, la tapisserie devient un dossier collectif de perte et d'endurance, et un acte d'accusation contre le silence assourdissant des gouvernements mondiaux face à un génocide diffusé en direct.


Chaque pièce de 80x50 cm de la tapisserie se compose de 55 000 points de croix en 7 couleurs maximum. Plus de 60 femmes palestiniennes dans des camps de réfugiés et des villages du sud du Liban, de la Jordanie et de la Cisjordanie occupée ont participé au projet.


par Jihan Alfarrah

* "Clé de retour" moderne

La clé palestinienne est un symbole puissant et durable de la Nakba (catastrophe) de 1948. Il représente les maisons perdues par plus de 750 000 Palestiniens et leur espoir durable de retour.

La clé, souvent transmise de génération en génération, est symbolique de propriété et d'identité. Cette tradition se poursuit avec de nombreuses familles à Gaza tenant les clés des maisons détruites lors des assauts actuels, marquant d'autres déplacements.

Les clés, même modernes d'aujourd'hui, détenues par les réfugiés à Gaza, représentent le « droit de retour » des terres et des biens volés et détruits. 

à Padoue

la chapelle des Scrovegni

au musée de l’Eremitani Sandra Marconato Oracles


Isolée, rigoureuse, difficilement assimilable à un courant ou à une tendance, Sandra Marconato (Padoue, 1927-2016) occupe une place singulière dans l'histoire artistique de la ville.

Sa présence était discrète mais incisive, faite plus de travail que de déclarations, plus de substance que d'histoire, et précisément pour cette raison capable de laisser une marque profonde et durable.

Les débuts vénitiens, très jeune au métier à tisser avec Anna Akerdahl, et la rencontre avec Carlo Scarpa définissent immédiatement le périmètre d'une recherche qui ne s'est jamais contentée de l'expertise technique, mais a continuellement interrogé le sens même de l'action.

D'un côté une discipline nordique, attentive à la structure, au rythme, à la construction ; de l'autre une sensibilité, conception capable d'accueillir la couleur, la vibration du verre, sa qualité de couleur et de meuble. Dans cet espace, entre rigueur et ouverture, prend forme un travail qui, au fil des ans, porte l'art textile à des résultats inattendus, l'extrayant de la dimension de l'artisanat pour le placer dans un environnement pleinement contemporain, reconnu dans les lieux les plus influents au niveau international, comme la Biennale de Venise.

Mais c'est surtout dans la matière que l'œuvre de Marconato trouve sa voix la plus authentique. Laine, gaze, papier,

à Arcquà-Pétrarca, la dernière demeure de Pétrarque 


un grand jardin, une vue sur vignes et collines,

en haut de ces marches, ses pièces de vie

Elisa Benato-Beltrami (1812-1888)  La rencontre de Pétrarque avec Laure, toile

vendredi 24 avril 2026

dans le Zazpi Kaleak Sept Rues, le vieux quartier de Bilbao

 

faire joli et se démarquer pour mieux vendre ses fruits et légumes 

mardi 3 mars 2026

Bilbao

 

marché de la Ribera, à l’honneur des femmes remarquables Clara Campoamor, Rosa Parks, Dolores Ibarrurri, Marie Colvin, Marie Curie, Frida Kahlo, Rigoberta Menchú, toi, Casilda Iturrizar, Edurne Pasaban

et un peu plus loin, le long du Nervión, à quelques pas du Guggenheim, Sirgueras Hâleuses,

"Zirgariak - Sirgueras"

Altzairua 409L / Acero 409L

Dora Salazar




Zutik emakumeak Debout les femmes
 


L’œuvre rend hommage à la figure des  "sirgueras", les femmes qui hâlaient les bateaux le long de l'estuaire au seul moyen d’une corde, une sirga et de leur propre force.

vendredi 25 juillet 2025

Bilbao, traces d’un passé


ALMACEN COLONIALES Y BACALAO Entrepôt des colonies et morue, dans le Zazpi Kaleak, le Siete Calles, le Sept Rues, rive droite du Nervión 

Bilbao Casco Viejo sur la gauche 8 juillet 25 21h45

dimanche 13 juillet 2025

Lu et vu (156)

Lu

Pour que chantent les montagnes de Nguyēn Phan Quē Mai

Vu 

Cinéma

Toute une nuit sans savoir de Payal Pakadia

Grand tour de Miguel Gomes

Jeunesse (retour au pays) de Wang Bing

Exposition 

au Guggenheim de Bilbao 

Helen Frankenthaler

Peindre sans règles 

Helen Frankenthaler (1928-2011) a joué un rôle majeur dans la transition de l'expressionnisme abstrait au color-field painting (littéralement « peinture du champ coloré »). Reconnue pour avoir inventé la technique du soak stain (tremper-tacher) sur laquelle elle expérimente pendant des décennies, l'artiste a conçu un corpus considérable d'œuvres sur toile et sur papier, ainsi que des sculptures, des céramiques, des tapisseries et des œuvres graphiques. Ses créations novatrices, présentes dans les collections des plus grands musées du monde, continuent d’'inspirer les artistes contemporains. 

Née à New York, Frankenthaler étudie l'art avec une approche classique sous la direction de Paul Feeley, au Bennington College, dans le Vermont, avant de rentrer à Manhattan, où elle s'est tournée vers l'abstraction. Au début des années 1950, elle rencontre les figures phares de l'École de New York, des icônes de l'art américain d'après-guerre qui partagent avec Frankenthaler un engagement en faveur de l'expérimental et qui, dans certains cas, intégreront son cercle social le plus proche. 

Helen Frankenthaler : Peindre sans règles met en lumière la pratique créative de l'artiste à travers ses affinités artistiques, ses influences et ses relations dans le milieu artistique. Rassemblant une trentaine d'abstractions poétiques signées par l'artiste entre 1953 et 2002, l'exposition comprend également une sélection de peintures et de sculptures de certains de ses contemporains -Anthony Caro, Morris Louis, Robert Motherwell, Kenneth Noland, Jackson Pollock, Mark Rothko et David Smith -, qui viennent souligner les synergies liant ces artistes. 

L'exposition trace un parcours chronologique qui commence dans les années 1950 et se termine dans la première décennie du 21ème siècle. Chaque section, accompagnée d'un texte explicatif, constitue un chapitre de la carrière prolifique de Frankenthaler. 

Peindre sans règles rend hommage à l'héritage d'une artiste pionnière qui n'a jamais interrompu sa quête de nouvelles voies de création dans le champ de l’art abstrait. 





Another day another night de Barbara Kruger


au Musée des Beaux-arts de Bilbao 

du Greco à Zuloaga



Augustin Ibarrola Euskadi, 1977-1979

Le principal témoignage graphique de cette intervention sont les photographies publiées dans les brochures des expositions individuelles d'Ibarrola à Barakaldo et Sestao, toutes deux en 1980. Les images, restaurées par le photographe Patxi Cobo, ont permis de reconstruire maintenant l'installation de la Salle Grise coïncidant avec le dépôt, par les héritiers de l'artiste, de 18 des peintures qui formaient cette grande peinture murale. Le musée récupère cet important ensemble artistique dans le cadre du programme Iberdrola-Musée de conservation et de restauration.

. Agustín Ibarrola, Euskadi, 1977-1979

extrait lien ci-dessus 

« La tension entre l'abstraction formelle et la représentation figurative relie des figures et des objets provenant du monde du travail manuel - de l'artisanat traditionnel à l'industrie - violemment intervenus par des lignes en noir et blanc qui représentent l'expérience oppressive des neuf années de prison qu'Ibarrola a subies pour son militantisme dans le Parti communiste d'Espagne. Des échelles, des perspectives et des pénombres forcées qui confinent des figures dans une sorte d'artefact de dénonciation et d'expression de l'art et de l'artiste en tant qu'agents sociaux en faveur de la démocratie. » traduction Google 


En 1979, le peintre Agustín Ibarrola (Bilbao, 1930-Galdakao, Bizkaia, 2023) a créé dans la salle grise du musée une peinture murale articulée ou "frise narrative" composée de 27 tableaux réalisés entre 1973 et 1977 - douze d'entre eux de 2 x 3,50 mètres -, qui, comme dans un cercle, couvraient tous les murs. En plus des peintures à thème politique et social, Ibarrola a inclus des œuvres géométriques et abstraites, ainsi que certaines des toiles de son monumental Guernica (c. 1977), acquis par le musée en 2021.


Le principal témoignage graphique de cette intervention sont les photographies publiées dans les brochures des expositions individuelles d'Ibarrola à Barakaldo et Sestao, toutes deux en 1980. Les images, restaurées par le photographe Patxi Cobo, ont permis de reconstruire maintenant l'installation de la Salle Grise coïncidant avec le dépôt, par les héritiers de l'artiste, de 18 des peintures qui formaient cette grande peinture murale. Le musée récupère cet important ensemble artistique dans le cadre du programme Iberdrola-Musée de conservation et de restauration.


à l’Alhondiga

Shiharu Shiota My House is your House

mercredi 9 juillet 2025

un café à Bilbao, derrière le comptoir



« Nous n’avons pas le wifi, parlez entre vous. »

mardi 8 juillet 2025

jeudi 26 mars 2020

à la dérobée,




comme par effraction, 
un printemps tellement désirable,



une ombre dans l'entrée,
comme un air de petite galette bretonne pour le thé, 
la prendre en photo ? la voix intérieure, ça fait peut-être "zozo"(prononcer sosso -bête)  ?
 le faire quand même, plaisirs minuscules, dont on se dit que peut-être des "quelqu'un" inconnus les partageront,



 

les frêles... tilleuls ? on vérifiera en juin à l'heure où ils embaument, à l'heure aussi où on reprendra en chœur Le temps des cerises,  juin, "la folie en tête" et des ventrées à s'en faire éclater la panse,  c'est le lycée Barthou, ses grilles, le chemin familier vers le travail au bout



du boulevard Barbanègre, le vieux marronnier campé sur le pavé, on n'a pas eu sa peau, défroisse lui aussi ses petites feuilles,





et là un soir, le parc Beaumont, pas de courses, les magasins ferment à 18 heures, chou blanc donc, joie de simplement marcher dans la ville déserte, Toutes directions dit le panneau, rentrer chez soi, un toit,  une bise vivifiante, songer, des images affluent, il y a quatre semaines, trois jours à Paris, traverser l'expo Boltanski, vous aviez hésité, cette épidémie tout ça, au fond vous saviez déjà, au rez-de-chaussée, le festival Effractions au centre Georges Pompidou, Antoinette Rychner "Nous ne croyons pas ce que nous savons", des mots qui résonnent étrangement, elle cite Davide Longo, pour L'homme Vertical, Virginie Despentes, vous passerez chez Tonnet, on dit comme ça à Pau, le nom de la vieille librairie de la ville, écouter aussi Marie Cosnay, Laurent Binet, leurs mots, leur présence... une semaine plus tard, vous récidivez, Bilbao,  au Beaux-Arts pas  [De] satire jouant de la flûte, tant pis, au Gugghenheim se perdre dans l'immense Bakarrik haizearekin, denborarekin eta soinuarekin/Seulement avec le temps, le vent et le son  d'Anselm Kiefer, une nuit en auberge de jeunesse, seule dans un dortoir de six, du jamais vu, sentiment qu'un étau se resserre, mais il faut croire que décidément, non "Nous ne croyons pas ce que nous savons" à la table du petit déjeuner, une femme, la petite soixantaine, tout son visage chantait victoire, car oui, elle l'avait fait ! "Un A/R La Coruna pour 28 euro, incroyable, pas vrai ? j'ai posé un jour, il faut passer trois jours pour bénéficier du tarif, et hop ! je l'ai dit à personne, enfin si à mes enfants mais j' ai dit que j'étais avec une amie, je ne veux pas qu'ils s'inquiètent", retenir ce visage ébloui, il pleuvait des cordes dehors, l'avoir suivie en pensée, au fond, ici ou là, ce qui marque et reste, y a que ça mais tout ça, rarement ce qu'on croyait chercher mais des mots, des visages, des voix, du fugace, du volatile, la fragrance qui imprègnerait notre mémoire

jeudi 12 mars 2020

petites choses qui réjouissent le coeur (10) : un samedi à Bilbao

il pleut, un de ces crachins, un rien poisseux, qui s'accrochent et vous pénètrent jusqu'à l'âme, les pavés sont  luisants, la ville grise, vous resserrez le col de votre manteau,  léger et aérien, il marche devant vous, non, il ne marche pas, il danse plutôt, son parapluie de berger, tour à tour, moulinet, cane, un accessoire, à droite, à gauche, et c'est un écart, de petits pas chassés,  puis sans préavis, il se plie à angle droit et balaie le sol de ce front, ceux qui le croise l'effleurent d'un regard distrait puis passent leur chemin,  arriver à sa hauteur au clouté, contre sa poitrine, lovée dans un grand foulard, un bébé, une adorable frimousse brune bouclée, elle rit aux éclats, tout ça, ce spectacle, c'est pour elle

samedi 23 août 2014

à Bilbao, pendant la Semana Grande




http://youtu.be/v2CAhBeiQcY
cliquer sur l'image pour d'autres images et la voix de Xabier Lete

église de la Encarnacion , nous attendons tous 20h30, merci à ma voisine prête à partager son amour pour Bilbao, comme elle j'ai aimé le concert de la veille, l'Habemus Quartet et Susana Cordon, comme elle j'ai apprécié Arte japonés y japonismo au Musée des Beaux-Arts, d'ailleurs nous convenons d'un faible pour ce musée, puis Vous partez demain et vous n'avez pas vu l'Alhondigà ? quel dommage ! j'y entraîne toujours ceux que qui découvrent la ville, une réussite, C'est ici, dans cette église, on la choisit pour son acoustique, que j'ai découvert le violoniste libano-arménien, Ara Malikian, aujourd'hui, il a aussi la nationalité espagnole, il était tout jeune alors, un souvenir extraordinaire    
https://www.youtube.com/watch?v=Vu6_eF5RafE
Aria Malikian / prélude de Bach (vidéo youtube)