![]() |
| Murcia, mercado San Antolín, 8 oct 24, 9h1/2 |
derrière l’étal une lignée s’éteint,
quelques mots scotchés, Jamás nos enterrarán pisadas de sombras, des mots énigmatiques,
Jamais ne nous enterreront les empreintes d’ombres
![]() |
| Murcia, mercado San Antolín, 8 oct 24, 9h1/2 |
derrière l’étal une lignée s’éteint,
quelques mots scotchés, Jamás nos enterrarán pisadas de sombras, des mots énigmatiques,
Jamais ne nous enterreront les empreintes d’ombres
Murcia, un matin au supermarché, elle égrène son chapelet accroché au guidon de son chariot, au moment d’entrer elle l’enfouit dans sa poche, l’éclat dansant des perles de verre disparaît
sud-est de l’Espagne, Cartagena, à quelques tables, trois femmes en terrasse de ce salon de thé, gâteaux café con leche, on sait vivre, un échange joyeux mais qu’a donc dit la plus jeune des trois pour que celle qui lui fait face se signe précipitamment ? et dans l’instant se souvenir, même geste au premier éclair ou au premier roulement de tonnerre, conjurer, implorer, plus tard juste une ébauche, c’était plus fort qu’elle, aussitôt esquissé, aussitôt rengainé, ses filles se moquaient, ne pas leur déplaire