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samedi 11 janvier 2025

Petites choses qui (92) rendent un brin mélancolique


revenir sur cette photo découverte à Betanzos, Galice, juin 1956, jour heureux, masse claire des jeunes filles bras dessus bras dessous, puis comme un peu en retrait celle sombre des adultes, les parents, la grand-mère et sur les côtés, touchants, ceux qui voudraient en être, rareté des photo,des appareils photo. un cadrage qu’on aurait pu plus serré, qui prend la photo, le grand-père tout à son nouveau jouet ? faut-il aussi montrer la puissante automobile qui les a conduits à La Coruña, soixante-dix ans, que sont les Barrera devenus, maison appartement vidé, une ou deux vieilles dames ressassent encore, qui pour retenir leurs souvenirs

Foto Serrano Bodas y Banquetes
Rosita, 4 -Bajo Izda
LA CORUÑA
27 jun. 1956

mardi 30 avril 2024

Armand Sylvestre, Juana Romani et l’oubli



A Él rastro de Mercé de Betanzos, après les photos, s’attarder sur ce livre. Une anthologie de textes français. Au hasard, une page. 




SILVESTRE (Armand)


Né à Paris en 1837. Mort à Toulouse en 1901

Comme poète, on lui doit : Rimes neuves et vieilles, La Gloire des souvenirs, Les Ailes d'or, Chansons des heures, Le Paus des roses, Le Chemin des éloiles. Au théâtre, il a donné Grisélidis. De plus il a écrit des nouvelles.



Le pèlerinage


Áprès vingt ans d'exil, de cet exil impie

Où l'oubli de nos cœurs enchaîne seul nos pas,

Où la fragilité de nos regrets s'expie,

Après vingt ans d'exil que je ne comptais pas, 


J’'ai revu la maison lointaine et bien-aimée 

Où je rêvais, enfant, des soleils sans déclin,

Où je sentais mon âme a tous les maux fermée, 

Et dont, un jour de deuil, je sortis orphelin.


J'ai revu la maison et le doux coin de terre

Où mon souvenir seul fait passer, sous mes yeux,

Mon père souriant avec un front austère 

Et ma mère pensive avec un front joyeux.


Rien n'y semblait changé des choses bien connues

Dont  le charme autrefois bornait mon horizon :

Les arbres familiers, le long des avenues,

Semaient leurs feuilles d'or sur le même gazon ;


Le berceau de bois mort qu'un chèvrefeuille enlace, 

Le banc de pierre aux coins par la mousse mordus, 

Ainsi qu'aux anciens jours tout était à sa place, 

Et les hôtes anciens y semblaient attendus.


J'allais franchir le seuil: «C'est moi, c'est moi, mon père l...»

Mais ces rires, ces voix, je ne les connais pas.

Pour tout ce qu'enfermait ce pauvre enclos de pierre

J'étais un étranger... Je détournai mes pas...

     

***


D’une notoriété suffisante donc pour figurer dans cette anthologie distribuée en son temps à de jeunes élèves portugais. Sa biographie met sur la piste d’une peintre qu’il admirait Juana Romani. Une rétrospective en 2021 au Musée Roybet Fould à Courbevoie avec exposition virtuelle. Pour elle, l’oubli, qui sait, seulement un purgatoire.

lundi 22 avril 2024

ombre et lumière (7)

 


emprunter un tortillard de Betanzos à Ferrol, longer tout le long rías et Océan, 

une ville à la gare et bâtiments publics surdimensionnés, où la très grande base militaire n’est plus qu’un souvenir, des commerces fermés, 

des maisons délabrées, des traces glorieuses ici ou là, parfois côte-à-côte, 


de beaux immeubles, Franco est né dans la ville, sa statue a été déboulonnée, 



dans la vaste caverne d’Ali-Baba de Betanzos, El Rastro de Merce.  Douze ans que je vide les maisons, les gens se débarrasse, j’accumule, toute une organisation, je ne me plains pas, j'ai un autre entrepôt pour les plus grosses pièces, des transporteurs aussi pour aller chercher installer, choisir quelques photos, 






lire Ferrol del Caudillo, traces temps révolu, avec le jeune employé, un passionné aussi, Toutes les histoires ont leurs zones d’ombre, oui, Ferrol del Caudillo, ça a été et maintenant avancer.

samedi 20 avril 2024

à pied (7) sur le chemin anglais

 

Betanzos, 20 avril, 13h30

Betanzos, 17 avril 18

La gare ? elle fait demi-tour. viens je vais t’accompagner. Un air d’abandon. 

Ils en ont construit une moderne, en dehors de la ville. Je me souviens qu’on venait du collège à côté s’asseoir là et regarder ceux qui descendaient ou montaient dans le train pour Madrid. Ça nous faisait rêver Madrid, ça nous semblait tellement loin. 

Miño 10h40

Deux copines se joignent à elle, l’une Tu ne paies pas le billet, que si tu vois un supervisor, ça m’est jamais arrivé. C’est comme ça que je vais à la plage à Miño, en dix minutes j’y suis. Pour Ferrol, tu en as un à 11h1/2, la troisième Tu peux lui faire confiance, son mari travaillait là-dedans

Miño 11h