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mercredi 1 mai 2024

À pied (11) rencontres

 entendre et reconnaître avant même de voir, un faucheur, 

Oroso, lundi 22 avril, 12h40

un peu plus loin, dans la trouée de lumière d’une toute petite clairière, un autre,


le temps d’approcher, il a pris son râteau, 


le temps presse, quelques instants appuyé sur le manche de son outil Je suis à la retraite, ça m’occupe. Le malheur c’est que les jeunes ne veulent plus de cette vie, ils s’en vont, on reste seuls  un sourire et il s’en retourne travailler .

mardi 30 avril 2024

Armand Sylvestre, Juana Romani et l’oubli



A Él rastro de Mercé de Betanzos, après les photos, s’attarder sur ce livre. Une anthologie de textes français. Au hasard, une page. 




SILVESTRE (Armand)


Né à Paris en 1837. Mort à Toulouse en 1901

Comme poète, on lui doit : Rimes neuves et vieilles, La Gloire des souvenirs, Les Ailes d'or, Chansons des heures, Le Paus des roses, Le Chemin des éloiles. Au théâtre, il a donné Grisélidis. De plus il a écrit des nouvelles.



Le pèlerinage


Áprès vingt ans d'exil, de cet exil impie

Où l'oubli de nos cœurs enchaîne seul nos pas,

Où la fragilité de nos regrets s'expie,

Après vingt ans d'exil que je ne comptais pas, 


J’'ai revu la maison lointaine et bien-aimée 

Où je rêvais, enfant, des soleils sans déclin,

Où je sentais mon âme a tous les maux fermée, 

Et dont, un jour de deuil, je sortis orphelin.


J'ai revu la maison et le doux coin de terre

Où mon souvenir seul fait passer, sous mes yeux,

Mon père souriant avec un front austère 

Et ma mère pensive avec un front joyeux.


Rien n'y semblait changé des choses bien connues

Dont  le charme autrefois bornait mon horizon :

Les arbres familiers, le long des avenues,

Semaient leurs feuilles d'or sur le même gazon ;


Le berceau de bois mort qu'un chèvrefeuille enlace, 

Le banc de pierre aux coins par la mousse mordus, 

Ainsi qu'aux anciens jours tout était à sa place, 

Et les hôtes anciens y semblaient attendus.


J'allais franchir le seuil: «C'est moi, c'est moi, mon père l...»

Mais ces rires, ces voix, je ne les connais pas.

Pour tout ce qu'enfermait ce pauvre enclos de pierre

J'étais un étranger... Je détournai mes pas...

     

***


D’une notoriété suffisante donc pour figurer dans cette anthologie distribuée en son temps à de jeunes élèves portugais. Sa biographie met sur la piste d’une peintre qu’il admirait Juana Romani. Une rétrospective en 2021 au Musée Roybet Fould à Courbevoie avec exposition virtuelle. Pour elle, l’oubli, qui sait, seulement un purgatoire.

lundi 29 avril 2024

Parapluies (1)

 

vendredi 26 avril, 12 h 45

à Compostelle, 

samedi 27 avril, 10h40

comme à Saint-Sébastien 

dimanche 28 avril 2024

Hórreos de Galicia

 

Ordes, 22 avril, 8h40


attenant aux fermes. les hórreos des greniers séchoirs à grain sur pilotis, éviter l’humidité et les rongeurs. 



souvent rénovés restaurés transformés, buanderie, bûcher, salles de jeux mais pas forcément


samedi 27 avril 2024

Petites choses qui (72) réjouissent le cœur


Ordes, lundi 7h 23

un chêne dans le clair matin,

7h24

variation de la lumière dans les feuilles naissantes,

7h25

difficile de le quitter, se retourner pour le regarder encore, liseré d’or à l’horizon, le soleil est en train de poindre

vendredi 26 avril 2024

À pied (10), rencontres

 


Pessée, elle jaillit de derrière son volant, sourit pourtant ouvre la porte de son utilitaire Une photo ? Bien sûr, vous pouvez, un parfum chaud vous enveloppe Oui, ça sent bon, il sort tout juste du four. Les tournées ? Avec le prix de l’essence, je sais pas jusqu’à quand Quelques mots encore et hop ! la voilà déjà repartie.



jeudi 25 avril 2024

À pied (9), rencontres

 

Une ferme imposante au bout du chemin. Un vieil homme vaque, puis, à pas lents, se dirige vers vous. Se saluer, quelques mots et il s’en retourne préparer la gamelle du chien.